L’indépendance politique de l’AFP clairement remise en question

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05/04/2014 – 08H00 Paris (Breizh-info.com) – Sylvie Maligorne, chef du service politique de l’Agence France Presse, donnait jeudi 3 avril un « pot de départ » où elle avait convié de nombreux journalistes et amis. C’est ainsi que durant la soirée, se sont succédés et croisés notamment Jean-Luc Mélenchon (FDG), Manuel Valls, Jean-Vincent Placé, Jean-Louis Debré, Valérie Pecresse (UMP) ou encore Michel Sapin et, cerise sur le gâteau, François Hollande en personne.

Cette forte présence politique de gauche comme de droite, au pot de départ d’une des responsable du service politique de la plus grande agence de presse française, agence utilisée par l’ensemble des grands médias pour traiter l’actualité, illustre une nouvelle fois la très grande proximité qui existe entre les grands médias et le pouvoir politique.

Conséquence de cet état de fait : la défiance de la société française est de plus en plus grande vis-à-vis des médias du système. Selon une enquête Ipsos-Steria publiée en janvier 2014 par Le Monde en partenariat avec France Inter, 77% des Français ne font pas confiance à la télévision, la radio et la presse écrite. Aujourd’hui donc seuls 23% des Français ont confiance, un chiffre confirmé par le baromètre annuel du quotidien La Croix. De plus en plus délaissés par leurs lecteurs, de nombreux journaux ne survivent que grâce aux subventions accordées largement par l’Etat – le sauvetage du journal communiste « L’Humanité » par l’Etat – 4 millions d’euros de dette annulée – est dans toutes les mémoires.

Parallèlement, la volonté du Système de contrôler l’Internet, qui permet à de plus en plus de médias alternatifs de concurrencer les médias subventionnés, s’affirme chaque jour un peu plus. Dernier avatar de cette volonté, le projet de transformation du CSA en autorité de contrôle de d’Internet et de l’audiovisuel.   » Ca se régule aussi internet ! Entre nous, les Chinois y arrivent bien  » affirmait le 3 janvier dernier Christophe Barbier su RMC.  Pour le patron de L’Express, en effet, « si les dictatures y arrivent, il faut que les démocraties fassent l’effort, elles aussi, de faire respecter la loi sur internet. Sinon ça sera : dictature ou dictature. C’est ça qu’on veut ? Non. Il faut donc que les démocraties considèrent aussi qu’internet ça doit se réguler. » Tout est dit.

Crédit photo : benoitchene
[cc] Breizh-info.com, 2014, dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine.

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