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11/04/2014 – 06H00 Bretagne (Breizh-info.com) –Le NPA (Nouveau Parti Anticapitaliste) ne semble plus en excellente santé en Bretagne. Ses difficultés financières expliquent peut-être son incapacité à présenter des listes aux dernières élections municipales en Bretagne. A cela, il faut sans doute ajouter une faiblesse militante, conséquence de l’échec de la transformation de la LCR (Ligue Communiste Révolutionnaire) en NPA.

En 2008, la LCR présente des listes aux élections municipales à Nantes et à Rennes. Or, en 2014, le NPA est absent de la compétition dans les deux plus grandes villes bretonnes. Où sont passés les cadres et les militants ?
Il faut aller à Carhaix pour trouver un militant du NPA solide au poste. Matthieu Guillemot y a en effet monté une liste avec des gens du Front de gauche et des Alternatifs. Résultat des courses : 477 voix, soit 13,07% et un siège de conseiller municipal.
Notons que ce dernier dirige le « pôle ouvrier » des Bonnets Rouges. Un principe du NPA : on colle aux « luttes » et on est favorable à la dimension régionaliste (cf les alliances avec Breizhistance). Ceci explique peut-être cela.

Quelques militants NPA apparaissent en d’autres lieux sur des listes étiquetées « extrême gauche » ; on retrouve ces situations à Quimper et à Rezé notamment. C’est bien peu pour un parti qui fût ultra médiatisé grâce au savoir-faire du facteur de Neuilly et au coup de pouce des médias. Pour les journalistes, un Olivier Besancenot anti-libéral économique, en apparence, mais libéral culturel, était forcément un type bien qui méritait d’être soutenu…

Mais plus les années passent, plus les chouchous des médias ne sont plus ceux des électeurs . Sic transit…

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