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13/05/2014 – 07h00 Nantes (Breizh-info.com) –Les présidents de conseil général sont inquiets : en effet, lors de sa déclaration de politique générale à l’Assemblée nationale, Manuels Valls a annoncé la disparition des conseils généraux, disparition confirmée par François Hollande lors de son entretien à BFM-TV et RMC le 6 mai (« je pense que les conseils généraux ont vécu »).
Panique du côté de Philippe Grosvalet (PS), président du conseil général de Loire-Atlantique. Un futur chômeur si le tandem Hollande-Valls peut mener l’opération à son terme.
L’avenir des départements préoccupe donc M. Grosvalet – c’est son gagne-pain.
« Entre les régions trop étendues et des métropoles qui n’auront jamais la bonne taille, qui assurera les services de proximité, la cohérence du territoire, la protection maternelle et infantile, l’accompagnement des personnes âgées ? », interroge M. Grosvalet.
Le département serait donc une vache sacrée à laquelle il serait interdit de toucher.
Pourtant, depuis sa création par la loi du 8 janvier 1790, beaucoup d’eau a coulé sous les ponts. Si cette structure administrative correspondait aux besoins d’une époque, aujourd’hui, elle apparait comme le maillon faible coincé entre la région et l’intercommunalité.
Devenu à la fois trop grand et trop petit, le département gagnerait à leur céder la place. En effet, la région peut récupérer tout ce qui concerne le développement économique, par exemple, tandis que l »intercommunalité peut hériter des « services de proximité » (sociaux et autres).
Pour la plus grande satisfaction du citoyen-contribuable.
Les compétences des départements étant ainsi réparties, les habitants des zones rurales n’auraient qu’à se féliciter du changement. Le chef-lieu de l’intercommunalité remplaçant celui du département, cela signifie quinze kilomètres à effectuer pour des démarches administratives au lieu de soixante le plus souvent.
Voilà un argument auquel Philippe Grosvalet, calfeutré dans son hôtel du département à Nantes, n’a pas songé …
Photo : DR
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