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Un peu plus d’un mois après l’incendie qui a ravagé le hall du lycée Nelson-Mandela de Nantes, l’enquête a franchi une étape importante. Ce mardi 3 novembre, entre 6 h et 8 h, les policiers de la division de la criminalité organisée et spécialisée (DCOS), l’ancienne police judiciaire, ont interpellé 3 personnes soupçonnées d’être impliquées dans les faits. D’après le préfet des Pays de la Loire et de Loire-Atlantique, il s’agit de « trois mineurs, scolarisés dans l’établissement ».
Des élèves du lycée, dont 2 déjà connus de la police
Les 3 suspects ont été placés en garde à vue au commissariat de Nantes, a indiqué en fin de journée le procureur de la République, Antoine Leroy. Leurs auditions se poursuivaient mardi soir. Selon une source policière citée par Le Figaro, 2 d’entre eux étaient déjà connus des services de police. À ce stade, ils sont présumés innocents.
Ces interpellations bousculent l’hypothèse avancée au lendemain des faits. On évoquait alors des casseurs venus de l’extérieur, profitant du blocus pour semer le désordre. Si les soupçons se confirment, ce sont des élèves de l’établissement qui auraient participé à la destruction de leur propre lycée.
Mortiers d’artifice et produit accélérant
Les faits remontent au jeudi 1er octobre, premier jour du mouvement de contestation lycéen. Ce matin-là, un blocage était organisé devant l’établissement. Un feu de poubelle avait d’abord été allumé. La façade a ensuite essuyé des tirs nourris de mortiers d’artifice, avant que le feu ne prenne et n’embrase le hall d’entrée. Des vidéos montrant des individus cagoulés tirant des mortiers ont circulé sur TikTok dans la foulée.
Selon Ouest-France, un expert en incendie et la police scientifique ont relevé la présence d’un produit accélérant à l’endroit exact du départ de feu. Le parquet avait aussitôt confié l’enquête à la DCOS, chargée notamment d’exploiter les nombreuses vidéos tournées pendant le blocage, dans les secondes qui ont précédé l’incendie.
165 internes à l’intérieur
Le bilan aurait pu être dramatique. Au moment de l’incendie, 165 élèves internes se trouvaient dans le bâtiment. Il n’y a eu aucune victime, mais les images de la façade en flammes ont fait le tour du pays. Inauguré en 2014, le lycée Nelson-Mandela était présenté comme une vitrine de la construction durable, avec un bâtiment à énergie positive, des panneaux solaires et une ventilation naturelle.
Une facture qui double
La note s’alourdit pour les contribuables. La Région des Pays de la Loire, propriétaire des lycées, avait d’abord estimé les réparations à 2 millions d’euros. Le chiffrage atteint désormais 4 à 5 millions d’euros. La collectivité a annoncé la semaine dernière la réouverture des salles de classe pour le 16 novembre.
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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