Breizh-Info s’arrêtera le 31 décembre s’il manque 30 000 euros
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27/06/2014 – 07H00 Suisse (Breizh-info.com) – Nous continuons notre tour de la galaxie grandissante de la réinfosphère, avec cette fois ci un détour par la Suisse, à la rencontre d’Uli Windisch, rédacteur en chef du site « Les Observateurs« . Avec en son sein des plumes comme celles de Christian Vanneste, Philippe Barraut (journaliste indépendant) ou encore Alexandre Vautravert (rédacteur en chef de la Revue militaire suisse), le média s’annonce comme étant un des outils principaux de la réinfosphère suisse.
Rencontre avec Uli Windisch.
Breizh-info.com : Pouvez vous vous présenter ainsi que votre site « les observateurs »
Uli Windisch : professeur des Universités et professeur honoraire de l’Université de Genève, j’enseignais et enseigne encore mais de manière fortement réduite la sociologie, la communication, les médias et le journalisme. J’ai créé le Master en Communicatio, médias et journalisme de l’Université de Genève. Je suis l’auteur d’une quinzaine d’ouvrages sur les spécificités culturelles, politiques et linguistiques de la Suisse ( liste des ouvrages en attach.)
Breizh-info.com : Quel est votre point de vue suisse sur le développement de la réinfosphère ?
Uli Windisch : La Suisse qui se vante en permanence de sa démocratie et de son pluralisme ne l’est en revanche guère dans le domaine des médias.
Le « Service public » possède un monopole médiatique totalement méconnu et qui empêche un vrai pluralisme et une concurrence entre médias publics et privés . Ce Service public, en fait des médias d’Etat, accapare la quasi totalité des revenus de la redevance ( plus d’un milliard de frs. et il ne reste que quelques centaines de milliers de francs pour les radios et les Tv locales et privées.
Les journalistes de ces médias privés travaillent dans des conditions extrêmement dures, contrairement à un statut très confortable et assuré à vie des journalistes du Service public. En plus ces derniers sont très largement en osmose avec le politiquement correct et la bien-pensance de gauche, malgré un démenti permanent.
Le Service public prétend en plus que sans sa présence forte la Suisse ne tiendrait plus ensemble et risquerait d’éclater, ce qui est une contre-vérité évidente mais que bien des politiciens acceptent comme jsutification
D’où l’absolue nécessité de médias de Réinformation mais hélas encore très peu nombreux et clairement boycottés par le Service public, mais si ce dernier n’hésite pas à s’en servir sans bien sûr le dire.
Notre site Lesobservateurs.ch essaie donc avec beaucoup de difficultés de participer à cette indispensable et urgente pluralisation du paysage médiatique.
Breizh-info.com : Quelle est votre audience ? Votre influence sur la scène politique suisse ?
Uli Windisch : Audience : après quelques centaines de lecteurs les premiers mois de son existence ( le site a débuté le 1 er février 2012) la progression a été impressionnante pour une région tout de même réduite de la Suisse romande ( 1,5 million d’habitants). Ces derniers temps l’audience varie entre 2000 et 5000 visites uniques par jour et chaque visiteur lit en moyenne 3 articles. Il y a eu des pointes d’audience autour de 8 à 10.000 visites.
Les contributeurs, plusieurs dizaines, sont souvent des spécialistes reconnus dans différents domaines et font autorité. Ils écrivent bénévolement, convaincus par notre projet et désireux de contribuer à la création d’un tel courant de pensée. Sans ce bénévolat le site ne pourrait survivre à moyen terme.
Breizh-info.com : Parlez-vous de la vie politique en Suisse ?
Uli Windisch : Nous intervenons beaucoup pour défendre la démocratie directe ( les initiatives populaires et les référendums).Nous sommes aussi lus par beaucoup de parlementaires, de politiques et par les médias.
Breizh-info.com : quels sont vos projets à venir ?
Uli Windisch : Développer toujours davantage le site, jouer un rôle de rassembleur afin de développer ce courant de pensée anti-politiquement correct, et surtout dire les réalités que d’autres taisent ou cachent. La critique des médias et des journalistes bien-pensants prend une grande place sur le site. Nous espérons aussi créer bientôt une cérémonie des Bobards de l’info, sur le modèle de ce qui est fait en France par Polémia et J.-Y le Gallou et en collaboration avec ce dernier.
Il nous faut absolument des moyens financiers supplémentaires afin de pouvoir créer une petite rédaction de base de 2-3 personnes présentes comme permanents. Le responsable n’a pris que 2-3 jours de vacances pendant ces deux ans!
Le contact et les échanges avec d’autres sites francophones se développent aussi de manière importante.
L’audience de visiteurs francophones hors de Suisse peut atteindre parfois 30 à 40 % de l’audience totale.
Crédit photo : DR
[cc] Breizh-info.com, 2014, dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine.
2 réponses à “Les Observateurs.ch : un site de réinformation Suisse”
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