Le loup à moins de 100 km de Paris ?

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12/10/2014 – 08H00 Paris (Breizh-info.com) – Alors que les autorités continuent de faire silence sur le retour du loup en France, la progression de l’animal et ses conséquences, notamment pour l’économie agropastorale dans le Midi, le sud-est et l’est du pays, le loup ne se soucie de rien et continue d’avancer.

Ainsi, deux loups ont été aperçus à l’est de l’Ile de France ces derniers jours, une information confirmée par Le Parisien qui signale que des naturalistes ont alerté sur la présence du loup en Seine-et-Marne depuis le printemps . Avec leurs nombreuses et giboyeuses forêts, l’Oise, la Seine-et-Marne, les Yvelines forment un territoire de chasse rêvé pour le prédateur.

Les pouvoirs publics n’ont pas jugé utile de prévenir les populations et entretiennent une totale omerta sur le loup en-dehors des départements où sa présence est impossible à cacher tant il fait un carnage de bêtes – les Alpes Maritimes par exemple, où 1700 bêtes ont été tuées depuis janvier 2014, mais aussi l’Aude, la Meuse, les Pyrénées Orientales ou l’Isère.

Carto-loup-10-2014

En Picardie, dans le Nord, dans le Berry et en Touraine, et jusqu’en Limousin, chasseurs et éleveurs s’attendent pourtant au retour du loup dans les années à venir. Selon le très informé Observatoire du Loup, qui regroupe naturalistes et géographes, le loup sera dans l’Oise en 2017 au plus tard et sera présent dans 60 départements en 2018. Ces données, qui vont à l’encontre discours officiel sur la question,  continuent d’être ignorées par les pouvoirs publics. Et pourtant, le loup avance.

Photo : Eric Begin/Flickr (cc)
 [cc] Breizh-info.com, 2014, dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine.

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9 Commentaires

  1. Et alors où est le problème? Le loup ne fait que recoloniser les territoires desquels il a été éradiqué il y a 100 ans à peine…
    Le loup est un acteur essentiel de la biodiversité, sa présence en France est une bonne chose car il permet de réguler des espèces en surpopulation comme le sanglier ou le chevreuil (2 espèces qui causent des dégâts dans les cultures et pire, de nombreux accidents de la route, parfois tragique). Beaucoup d’experts estiment d’ailleurs que l’éradication du loup en Europe a été le vecteur de nombreuses maladies, touchant parfois les humains. Par exemple, la maladie de Lyme ou l’encéphalite à tiques, transmises par ces derniers a vu son développement largement favorisé par l’absence du grand prédateur, car le comportement des animaux sauvages ont évolué.
    Le loup n’est pas responsable d’un malaise de toute une profession, l’élevage ovins souffre de bien d’autres maux plus terribles encore, la concurrence étrangère, la consommation de viande en baisse, les normes et taxes toujours plus importantes, les maladies et la mortalité dans les troupeaux (dont le loup représente une part infime en comparaison aux maladies, aux intempéries, aux attaques de chiens errants, …).
    Un grand nombre de troupeaux ne sont pas protégés ou le sont très mal. Dans les Vosges où une meute s’est installée il y a 2 ans, le nombre d’attaques a largement diminué grâce à l’utilisation de chiens patous, de clôtures, de gardiennage et de regroupement des troupeaux. Dans le même temps, le département de la Meuse où la présence du loup est moins forte connaît plus d’attaques! Un chien patou coûte environ 400€ dont 80% peut être pris en charge par les pouvoirs publics européens ou nationaux.
    Les tirs de prélèvements au hasard ou en battue sont inefficaces car ils ne ciblent pas les loups responsables des attaques. Les associations de protections du loup doivent comprendre que le loup doit continuer à avoir peur de l’homme, et surtout peur du berger. Seuls les tirs de défense (des troupeaux) doivent être autorisés dans des conditions strictes (attaques récurrentes malgré les protections mises en place), tirs réalisés soit par le berger lui-même, soit par quelqu’un d’assermenté.
    Éleveurs et loups sont condamnés à vivre ensemble, ce qui réussit plutôt pas trop mal dans d’autres pays (Espagne, Italie, Pologne, Allemagne…) devrait pouvoir réussir aussi chez nous.

  2. Le loup sera-t-il installé dans les Monts d’Arrée…en 2020? Réponse, dans 3 à 4 ans!

    Le loup ne régule pas le gibier, tant qu’il a accès aux domestiques, et globalement, les prélèvements du loup et du chasseur, sont , le plus souvent, inférieurs aux taux de croissance enregistrés sur la faune cynégétique (hors mouflon).

    Les bergers ne souhaitent pas tirer le canidé, ils ont autre chose à faire, en autre afin de se protéger…des prédations du loup, la gestion actuelle en terme de prélèvements sur le canidé, tient du » pifomètre », elle pousse le canidé à disperser toujours plus loin… ODL

    • Beaucoup d’études dont une publiée par l’onfcs montrent, sauf erreur de ma part, que la part des prélèvements domestiques dans l’alimentation du loup est minoritaire (15% environ du régime alimentaire dans des zones très fréquentées telles le Vercors). Le reste sont effectivement des animaux sauvages. Le loup contribue bien à maintenir/contenir une population d’animaux sauvages. Cette contribution permet a fortiori d’entretenir des cheptels d’ongulés en bonne santé.

      On ne va quand même pas revenir éternellement et à nouveau nier le faible pourcentage de la prédation des grands prédateurs sur le cheptel domestique : 0,09% par rapport aux 12% de pertes dues à l’équarrissage, aux maladies, pertes, etc !

      Comme toute histoire de chiffres, on peut leur faire dire ce qu’on veut ! Tout dépend finalement de la politique de ceux qui les manipulent !!!
      Restons donc méfiants, critiques et tolérants (y-compris et surtout envers le loup).

      • Parler de moyenne n’a aucun sens, la part est variable, entre 0 et 50%, en fonction des lieux et des conditions d’élevage…Le loup n’a aucune influence, actuellement sur les populations d’ongulés (hors mouflon) il est même envisageable que les populations augmentent dans un premier temps…avant de »chuter »…les déplacements des grands ongulés, sont la première conséquence de la présence du canidé…c’est en ce sens que l’on peut dire que le canidé va faire augmenter les populations globales donc…Quant au pourcentage de 0.09%…qui représente 6000 domestiques (pour le moins), il faut savoir que 50% des prélèvements du loup sont faits, dans le sud-est, là ou la politique de déni et le manque total de moyen et d’expérimentation (mise en protection), le pourrissement engagé par les syndicats d’éleveurs -alors que l’anthropisation des milieux concernés est finalement forte (élevage intensif)- ont conduit à cette situation catastrophique….Il y a plein de « sud-est » en préparation….Dans l’Est, le Centre, le Sud-ouest….et ailleurs.

  3. « Observatoire du Loup, qui regroupe naturalistes et géographes ». Mais qui sont ces naturalistes et géographes ? On ne sait pas. On ne trouve que le nom de Jean Luc Valérie. Dans l’est de la France plus personne (même les journalistes) ne le prend au sérieux. Il raconte tellement de bêtises. Donc « naturalistes et géographes » = 1 personne = Jean Luc Valérie.

  4. Pauvres loups !
    Vous ne pensez pas que la démographie « humaine » est plus problématique que celle de quelques malheureux animaux sauvages survivants ?
    Je mets des guillemets parce que les mécaniques mentales produites par le mondialisme n’ont pas grand chose à voir avec l’homme au sens ancien.
    Parisien, j’espérais trouver un peu d’intelligence et de nuances dans nos provinces….Eh, bien non !

  5. Peut-on vraiment m’expliquer, à moi pov’ écolo auvergnate venant d’une métropole de 280 habitants, pourquoi, si le loup est responsable des difficultés des éleveurs de moutons, c’est chez moi en Auvergne, chez mes voisins limousins, en Bourgogne, dans le Centre, que le nombre d’éleveurs a chuté le plus gravement en France ? plus de 50% ! Alors que le loup n’est pas chez nous ! Je trouve ça limite insultant pour ceux qui galèrent loin du loup… C’est nier leurs difficultés, celles de toute une profession, en se cachant derrière une bestiole !
    OK, les loups attaquent des troupeaux. Les « carnages » sont pourtant encore bien moins important que ceux des chiens « errants » (4 fois plus de brebis tuées dans l’arc alpin il me semble). Sans parler des maladies qui déciment 10 fois plus de brebis, mais difficile de prendre le fusil pour les éliminer.
    J’ai entendu récemment un berger dire « le loup, c’est comme l’orage, c’est pas marrant mais faut faire avec, c’est la nature. »

    Mais c’est sur que faire un article sur les difficultés économiques et financières de la filière ovine en France serait tellement rébarbatif alors que dire « attention, le loup rode aux portes de Paris », ça, c’est vendeur ! Les souvenirs du Petit chaperon rouge qui vous faisaient frissonner étant enfant remontent, alors que sérieusement, relisez la fable de Perrault et dites moi, après avoir lu la morale de l’histoire, s’il parle vraiment d’une bête à 4 pattes ou d’un autre prédateur bien pire pour les petites filles… (et les loups…)

    Merci de participer à une psychose d’un autre âge…

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