Rennes. Le MRAP soutient un clandestin poursuivi pour violence et menaces

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13/02/2015 – 07h00 Rennes (Breizh-info.com) – Le MRAP, Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples, a t-il dépassé certaines limites ? C’est la question que se posent désormais de nombreux Rennais, après l’intervention de quelques militants de cette ligue de vertu, ce mercredi, devant le palais de justice de Rennes.

Il n’était en effet ni question de racisme et encore moins d’amitié entre les peuples dans l’affaire concernant Aimé Bimonokono, 29 ans, un clandestin qui comparaissait devant le tribunal correctionnel de Rennes le 11 févier.

De nationalité congolaise, Aimé Bimonokono avait bénéficié d’un titre de séjour de 10 ans au titre du statut de réfugié politique avant que l’administration remettre en cause ce dernier quelques temps plus tard. Une remise en cause que l’intéressé, qui travaillait en intérim dans le bâtiment, n’a pas supportée : en octobre 2014, M. Bimonokono s’est présenté à la préfecture de Rennes, pieds nus, avec une barre de fer et un bidon supposé être rempli d’essence (il contenait en réalité de la javel).

Aux menaces avaient suivi les coups, la casse d’un guichet et l’explosion d’une porte vitrée, avant que le forcené, décrit par des témoins présents comme ayant eu ce jour là «un comportement animal » ne soit finalement neutralisé d’une balle dans la jambe par les forces de police.

C’est donc ce personnage qu’une dizaine de militants – manifestement plus tout jeunes – du MRAP sont venues défendre mercredi derrière une banderole où l’on pouvait lire « des services publics, pas des sévices publics » (sic). Leur objectif ? Dénoncer « les conditions d’accueil à la préfecture, les lourdeurs administratives qui poussent les personnes les plus fragiles au désespoir ». Et la ligue de vertu de justifier implicitement la casse effectuée à la préfecture, les menaces envers les agents du service public ainsi que la terreur semée ce jour d’octobre par un homme non désiré mais accueilli tout de même en France.

Ce « coup de pression médiatique » a-t-il été entendu par le parquet ? Son représentant a requis lors de l’audience trois mois de prison avec sursis suspendus à l’exécution d’un travail d’intérêt général de 105 heures alors que pour des faits de cette nature, le Code pénal prévoit une peine pouvant aller jusqu’à 2 années de prison et 30 000€ d’amende sachant que la qualité de bien public est une circonstance aggravante.  Et pour « outrage à agent public », la loi prévoit une peine pouvant aller jusqu’à 6 mois de prison et 7 500 euros d’amende. Le jugement a été mis en délibéré jusqu’au mercredi 4 mars.

A l’instar des autres ligues de vertu, le MRAP bénéficie d’une oreille attentive de la municipalité rennaise, ainsi que de sa générosité. En 2014, le mouvement – pas le mieux loti des mouvements « pour la diversité » – a reçu une subvention d’équipement de 800€ « pour l’acquisition d’un équipement informatique destiné à renforcer les capacités d’accueil de la permanence », subvention votée par le conseil municipal de Rennes du 30 juin 2014.

Le MRAP35 est présidé par Carole Bohanne, que l’on retrouve également très active au sein de l’association « un toit c’est un droit », anciennement DAL35 ou encore du RESF (réseau éducation sans frontières), des associations qui ont toutes en commun de venir en aide prioritairement aux étrangers, la plupart du temps en situation irrégulière.

Photo :  DR
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Breizh-info.com, 2014, dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine. 

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5 Commentaires

  1. ça ne m’étonne pas le ralebole des étrangers dans les préfectures en France surtout en ce qui concerne la préfecture d’Ille-et-Vilaine. Cette préfecture ne respecte pas le droit des étrangers. En plus de cela, leur bureau des étrangers n’abrite que des agents arrogants et incompétents qui ne connaissent rien en droit des étrangers.

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