Bretagne. L’ABBR poursuit le combat initial des Bonnets rouges

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06/03/2015 – 08H00 Bretagne (Breizh-info.com) – L’ABBR (Assemblée de Bretagne des Bonnets Rouges) est née lors de l’assemblée des comités de Bonnets rouges, le 5 avril 2014 à Loudéac. De sensibilités multiples, ses membres se sentent « illégalement et injustement inféodée par la France, dans une république faussement démocratique » et veulent s’unir dans l’adversité pour la Bretagne et « pour enfin Vivre Décider et Travailler sur l’intégralité de notre territoire à 5 départements.»

Se sentant lâché depuis de nombreux mois par les portes-paroles du collectif « Vivre, décider et travailler au pays » , notamment par Christian Troadec, retourné à ses intérêts électoraux personnels et par M. Merret, aux priorités syndicalistes agricoles, le collectif mène depuis des actions de terrain afin d’obtenir l’application de la charte adoptée par les Bonnets rouges, lors du congrès de Morlaix.

Le 7 février dernier ils ont ainsi manifesté à Lorient devant le centre des impôts, afin de dénoncer «le vol de l’argent des contribuables bretons par l’Etat français».

Le  7 mars prochain, au péage d’Ancenis en Loire-Atlantique, une autre action est prévue pour défendre la gratuité de l’intégralité des routes bretonnes.

Enfin, l’ABBR vient également en aide aux victimes de la répression, conséquence de différentes actions menées par les Bonnets rouges depuis de nombreux mois, surtout fin 2013 et en 2014.  Dans un communiqué, l’association rappelle que « Drik, interpellé à tort après les incendies provoqués par les légumiers lors de la manifestation de Morlaix, est toujours assigné à résidence jusqu’à son procès injustifié. La date de celui-ci n’a toujours pas été communiquée. La justice française, intimement liée à l’état jacobin bien-sûr, poursuit donc sa politique de harcèlement volontaire inconditionnel d’un Bonnet Rouge qui n’eut que le tort d’être présent au mauvais endroit au mauvais moment, solidaire d’un mouvement d’agriculteurs excédés par la politique jacobine.».

Par soucis de justice et d’apaisement, les militants bretons souhaitent que l’abandon des poursuites et la relaxe pour tous les Bonnets rouges inculpés depuis le soulèvement de 2013 soit prononcé, citant notamment les cas du « gang des crêpiers» du nom de ces individus condamnés à des peines de prison avec sursis et de lourdes amendes pour avoir jeté des oeufs et de la farine sur le portail du domicile de Jean-Marc Ayrault à Nantes.

Le cas de Jo Baron, agriculteur lourdement condamné par la justice pour complicité de destruction du portique écotaxe de Lanrodec (29), est également mis en avant tout comme celui du savoisien Fabrice Dugerdil, actuellement incarcéré – et en grève de la faim – pour avoir refusé de se soumettre aux normes administratives de l’Etat Français.

Cette incarcération, tout comme la disparition programmée de l’Alsace au sein d’une grande région sans identité, ont d’ailleurs provoqué récemment la création de l’ANH, Association des Nations de l’Hexagone, qui oeuvre pour que les nations minoritaires de l’hexagone aient un plus grand poids, notamment sur la scène politique.

Pour rappel,  les 11 principales revendications  précisées lors des Etats Généraux de Bretagne en date du 8 mars 2014 :

1. Routes gratuites en Bretagne

Hentoù digoust e Breizh

2. Création d’emploi par allègement des charges

Krouiñ implijoù o skañvaat ar c’hargoù

3. Relocaliser la production

Adlec’hiañ ar produiñ

4. Retrouver une autonomie économique

Adkavout hon ekonomiezh emren

5. Développer les transports alternatifs par des circuits courts

Diorren an dougen eildoareoù dre gelc’hioù berr

6. Energies indépendantes et renouvelables

Nerzhioù-douar doujus ha dizalc’h e Breizh

7. Relocaliser la finance et la fiscalité en toute transparence

Adlec’hiañ an arc’hant bras hag an taihloù war-dreuzwel holl

8. Officialiser les langues et la culture bretonnes

Gwiriekaat yezhoù ha sevenadur Breizh

9. Solidarité, dialogue et équilibre social

Sikour kengred, kengomz hag kempouez sokial

10. Médias bretons autonomes

Breizh perch’enn d’he benvioù kelaouiñ

11. Un Parlement dans une Bretagne réunifiée

Breujoù e Breizh adunvan

Photo : DR
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2 Commentaires

  1. Je m’inscrit absolument en faux contre cette affirmation, nul ne peut pretendre poursuivre le combat initial des BR, a aucun moment les 35 et 40000 de Quimper et Carhaix, ni ceux qui ont manifesté contre les portiques n’ont manifesté contre la France mais contre un racket fiscal organisé, et si beaucoup de BR ont laché le mouvement c’est bien a cause de ceux qui ont voulu récupérer au profit de la cause séparatiste ou indépendantiste un mouvement populaire et apolitique de la population bretonne, imaginant avoir le soutient d’une population qui n’a jamais soutenu cette cause dans le passé ne la soutient pas aujourd’hui,quand a l’avenir, qui vivra verra. La question ici n’est pas de savoir si le combat de l’ABBR est légitime ou pas, ce qui est un autre sujet, mais d’affirmer HAUT et FORT que ce n’est pas le combat des BR de Quimper et Carhaix. Que certains BR aient fait le choix de rejoindre l’ABBR dont le combat vise a la séparation d’avec la France et le respect des traités est un choix légitime, mais l’ABBR ne peut se prevaloir d’incarner le combat des BR même si elle en reprend les objectifs. Les Bretons ne se battent pas pour laver l’affront d’une bataille perdue au 15e siecle, ils se battent pour l’avenir de leurs enfants et leur place dans le monde au 12e siecle

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