Société. La gauche ne se remet jamais en question. Et on la comprend…

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Ils sont nombreux – observateurs politiques comme citoyens – à débattre, à se plaindre, à hurler et à se déchainer sur les réseaux sociaux – il est vrai moins que sur le terrain – contre les réformes structurelles et civilisationnelles menées par le Parti socialiste depuis son arrivée au pouvoir, en 2012.

Les réformes importantes de la gauche

Cinq d’entre elles sont symboliques :

Réforme pénale de Christiane Taubira, garde des Sceaux jugée laxiste, désastreuse même par la majorité des policiers qui se sentent abandonnés. Une réforme accusée de faire la part belle aux délinquants et d’abandonner les victimes ; il est vrai que la suppression des peines planchers en cas de récidive, tout comme la fréquente application a minima du Code pénal par les magistrats – qui se pratique depuis bien avant Taubira – augmente clairement le sentiment d’impunité des uns, d’insécurité des autres.

Réforme sur le mariage homosexuel, avec l’adoption d’une loi malgré les plus grandes manifestations contestataires de l’histoire de la Vème République (le 11 janvier n’était pas encore arrivé) – sans jamais s’intéresser à la colère de la rue, en moquant les manifestants, en les arrêtant, en les condamnant.

Réforme sur l’Education Nationale, initiée par Vincent Peillon, puis prolongée par Najat Vallaud Belkacem, incluant la réduction des heures de cours au collège, la suppression du latin, du grec, des classes européennes, de l’allemand première langue, et donnant la part belle aux pédagogues. Là encore, seules les associations et les syndicats proches de la gauche ont été consultés. Là encore, refuge traditionnel derrière la notion de progrès et de bien être de l’enfant – comme si les autres voulaient leur malheur.

Loi sur le racisme et l’antisémitisme, voulue par Manuel Valls, dont les prétextes sont Charlie Hebdo, Dieudonné ou Eric Zemmour (liste non exhaustive). Des millions d’euros versés à des associations déjà allègrement subventionnées depuis des années. Des nouvelles mesures pénales contraignantes vis à vis de la liberté d’expression. Une implication grandissante de l’Etat et de ses officines dans la vie des Français, pour les rééduquer,  leur imposer une façon de pensée.

Enfin, la loi sur la sécurité et le renseignement – menée par Bernard Cazeneuve et Manuel Valls, qui met en place une véritable politique d’espionnage organisé de tous les citoyens, chacun pouvant être le proche ou l’ami d’un militant politique contestataire, d’un syndicaliste, et même parfois, d’un terroriste présumé.

A ces réformes s’ajoutent des décisions politiques, comme l’augmentation des régularisations de clandestins, les naturalisations en hausse, une explosion de la dépense publique pour masquer les chiffres du chômage et pour acheter la paix sociale ….le bilan est chargée, après 3 années seulement de gestion socialiste.

L’abandon et la lâcheté de la droite

Malgré les côtes de popularité en baisse, malgré les échecs électoraux à répétition -municipales, européennes et départementales – malgré la percée inédite à ce niveau du Front national, malgré la droitisation de la jeunesse, malgré les sondages largement contre l’immigration, contre la trop grande place donnée à l’Islam, pour plus de sécurité, pour un retour à l’autorité dans l’Education, et désormais pour la peine de mort , le gouvernement de François Hollande reste sourd (mais pas aveugle ) à la montée d’une contestation populaire sans précédent dans l’histoire de la Vème République.

Cette surdité, cette défiance quotidienne voire cette arrogance et ce mépris affichés vis à vis d’un peuple de droite largement majoritaire en nombre, s’expliquent simplement : ceux qui incarnent aujourd’hui la droite ne sont pas, contrairement à leurs électeurs et à ceux qui se réclament de droite, des opposants véritables, des combattants, encore moins des révolutionnaires.

La gauche – qui a lu Gramsci – a compris très tôt que la domination d’une société se faisait en plaçant ses pièces maîtresses à l’Education, dans les syndicats, dans la Culture. Il est ainsi facile de contrôler les cerveaux.

La gauche a également observé sur le terrain qu’une fois la droite revenue aux affaires, cette dernière ne changeait rien à ce qui avait été mis en place précédemment.  Pis encore, la droite dite « républicaine » chère à Nicolas Sarkozy ou à Alain Juppé, loin d’être une droite décomplexée et populaire, se précipite dans les jupes idéologiques de la gauche à peine le pouvoir obtenu.

Quel président de la République a formé un gouvernement d’ouverture à gauche une fois au pouvoir alors qu’il avait été élu sur un programme très à droite ? Nicolas Sarkozy.
Quel Président de la République a, le premier, validé le regroupement familial en France et la politique d’immigration massive ? Valéry Giscard d’Estaing.

Quel ancien Premier ministre a fait de l’extrême droite son « pire ennemi » et de la volonté d’ouverture de la France à l’immigration une priorité ? Alain Juppé.

Les exemples pleuvent de ces capitulations des représentants dits de droite, qui persistent encore aujourd’hui – avec succès d’ailleurs – à se présenter sous cette étiquette lors des échéances électorales.

Concernant les réformes votées par la gauche et dénoncées en leur temps par la droite dans le camp de l’opposition, voyez un peu :

Jacques Chirac et son gouvernement, ou plus tard Nicolas Sarkozy et le sien ont-ils aboli la loi Fabius-Gayssot – restreignant pourtant allègrement la liberté d’expression en France, tout comme le travail des historiens sur des sujets sensibles ? Non, pourtant ils s’y étaient vivement opposés à l’époque.

Jacques Chirac et son gouvernement ou plus tard Nicolas Sarkozy et le sien ont-ils aboli la loi Taubira aggravant la loi Gayssot, en rajoutant l’esclavage à la longue liste de la repentance française ? Non, pourtant là encore, ils étaient nombreux les élus de droite à promettre monts et merveilles en cas de retour au pouvoir.

Jacques Chirac et son gouvernement ou plus tard Nicolas Sarkozy et le sien ont-ils aboli le PACS, qui avait provoqué la colère de millions de Français qui y voyaient déjà les prémices du mariage homosexuel ? Non, ils l’ont entériné, malgré la contestation apparente de la droite au moment de la réforme, Christine Boutin en tête

Jacques Chirac et son gouvernement ou plus tard Nicolas Sarkozy et le sien ont-ils supprimé les subventions aux ligues de vertus (SOS racisme, licra, MRAP) qui s’érigent en juges suprêmes partout en France alors que toutes les enquêtes d’opinion montrent qu’elles ne représentent personne et ne vivent que de l’argent du contribuable ? Là encore, rien à signaler. Sous les gouvernements de droite, les subventions continuent à pleuvoir. La gauche a gagné.

Nicolas Sarkozy ou Alain Juppé abrogeront-t-ils la loi sur le mariage homo ? Non, ils l’ont déjà annoncé, ou laissé entendre pour l’un, nouveau signe d’une capitulation face à la gauche.

Un gouvernement de droite depuis Jacques Chirac a-t-il fait le ménage dans l’Education nationale parmi les syndicats idéologiques ? Une réforme d’autorité a-t-elle été mise en oeuvre ? Non toujours, différents ministres ayant capitulé face à une petite minorité agissante.

Là encore, les exemples pleuvent de ces reniements, de cet abandon d’un peuple qui porte pourtant la droite au pouvoir avec une volonté de changement et de réformes profondes , structurelles et civilisationnelles, et pas uniquement économiques et libérales comme voudraient le faire croire les dominants.

Les chefs de droite contre les intellectuels et le peuple

La conclusion est donc sans appel : que la gauche soit au pouvoir ou qu’elle n’y soit plus, elle domine idéologiquement la société, y compris la société de droite. Elle n’a donc aucune raison de se remettre en question.
Zemmour, Obertone, Onfray Finkielkraut ou Houellebecq se vendent sans doute très bien, mieux que les livres de BHL c’est évident : mais Nicolas Sarkozy va voir BHL se produire au théâtre et pas Zemmour en conférence …mais Alain Juppé ne se déplace pas pour Laurent Obertone dans sa commune quand il aime à parader avec des imams controversés comme Tarek Oubrou. Mais Marine Le Pen préfère aller à New-York se faire adouber par le Times, donc par le système, que de monter au créneau pour protéger la civilisation européenne à Lampedusa.

Difficile dès lors de comprendre pourquoi le peuple de droite continue à placer à sa tête des idoles dont il sait pertinemment qu’ils le tromperont .

La France dite « de droite » peut légitimement prendre le pouvoir dans ce pays et mener les réformes indispensables en vue de préserver les fondements de la civilisation que sont la famille, l’éducation, la sécurité, les frontières et la liberté individuelle ; encore ne faudrait-t-il pas choisir des Judas qui, une fois élus,  s’empresseront de renoncer à ce pourquoi ils ont été élus.

Sous peine d’abandonner définitivement notre société sur le déclin à une gauche qui n’attend que de pouvoir lui mettre le coup de grâce pour enfin réaliser son rêve initial : faire table rase de toutes les valeurs qui ont fait notre histoire multimillénaire et la disparition de ce peuple de « mâles blancs hétérosexuels ».

Gildas Ruzec

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