Guy Debord fût un visionnaire : notre société occidentale est aujourd’hui totalement transformée en une société du spectacle féminisée, où les larmes et l’émotion dominent désormais la raison.

L’exemple de ces derniers jours, avec la photo d,’Aylan, ce jeune enfant syrien retrouvé mort noyé sur les côtes turques, est particulièrement saisissant : la presse française – qui n’a pas diffusé la photo – s’est fendu des titres les plus hallucinants  » L’Europe choquée » « L’Europe meurtrie » « L’Europe en deuil » a-t-on pu lire ça et là dans la presse subventionnée, qui ne s’est à aucun moment interrogée ni sur l’irresponsabilité des parents ni sur la culpabilité des passeurs maffieux qui exploitent sans scrupules ceux qui veulent quitter leur pays.

Les politiques – guidées uniquement par l’envie d’apparaitre comme toujours plus « humains » se sont jetées sur l’occasion, membres du gouvernement et PS en tête, pour faire leur publicité sur l’accueil nécessaire de tous les migrants, de tous les « réfugiés », « pour que cela n’arrive plus jamais ».

Car quel être sur cette terre ne serait pas touché par la vision d’un enfant mort ? Gilbert Collard a d’ailleurs eu raison d’invectiver la petite caste dominante, lors d’un passage à la radio d’Etat France Info, ce jeudi : « Ce qui est extraordinaire d’hypocrisie c’est qu’il vous faut une photo, bande de salauds, pour vous émouvoir », a-t-il déclaré.

Et il a raison d’avoir qualifié de salauds celles et ceux qui se servent d’une photographie, d’une histoire, pour en tirer des conclusions politiques. Tout comme devraient être qualifiés de salauds, en plus d’être des collaborateurs, ceux qui mettent systématiquement en avant des histoires individuelles « d’enrichissement par la diversité » , pour mieux faire passer la pilule de l’immigration de masse à ces beaufs et fachos d’autochtones.

Le pouvoir d’une image est absolument terrifiant. L’utilisation qui en est faite aujourd’hui, la récupération qui en est faite ferait même passer certains ministres de la propagande des régimes totalitaires du 20ème siècle pour de médiocres apprentis en communication.

La photographie est-elle aujourd’hui devenue une nouvelle arme de castration et de destruction massive ?

C’est ce qu’on peut penser, dans une société dominée par de simples postures, par des apparences, par des programmes politiques résumés en 140 mots, par des hommes et des femmes de plus en plus ignorants, incompétents, analphabètes , mais élus et portés en triomphe par une population française devenue aussi virile et courageuse que Vincent Mcdoom …

Au pays des aveugles, les borgnes sont rois …

Julien Dir

Crédit photo : DR
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2 Commentaires

  1. vous pourriez même parler d’une mise en scène de la photo. J’aimerais que les journalistes fassent une enquête pour savoir dans quelles conditions cette photo qui n’a rien de spontané a été prise. Et comment se faisait-il qu’il y avait un photographe professionnel sur la plage au moment où la mer à rendu l’enfant.

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