13/11/2015 – 08H00 Strasbourg (Breizh-info.com) – C’est une belle victoire remportée par ce couple amené devant les tribunaux sur dénonciation d’un pédiatre : le tribunal correctionnel de Strasbourg vient en effet de relaxer ces époux, dont le « crime » avait été, aux yeux du médecin qui l’avait dénoncé aux services sociaux, de ne pas avoir fait vacciner son enfant et de s’y refuser à le faire.

Problème : la dénonciation et la procédure ont été lancés alors que l’enfant était âgé de 14 mois. Or, la loi est claire : la vaccination DT Polio, la seule obligatoire en France – tandis qu’aucune obligation n’est de mise dans la plupart des autres pays européens – doit être réalisée avant l’âge de 18 mois.

A noter qu’une avocate, Fabienne Hagemann , de l’association Themis, avait été désigné par le parquet, donc par l’Etat, « pour représenter l’intérêt de l’enfant » , face à ses propres parents. Le couple risquait six mois de prison, une amende, ainsi que d’être victime d’une véritable chasse aux sorcières de la part des services sociaux, bien que tous les témoignages s’accordent à dire que ce père, qui élève son enfant pendant que la mère accomplit son métier de militaire, offre une éducation remarquable.

Le couple doit maintenant partir pour le Gabon, où la femme a été mutée. Le père indique toutefois prévoir y partir, « s’il n y a pas de contre indications médicales » dans le soucis de protéger son fils.

Durant le procès, Mickaël Lecomte, le père, a rappelé qu’il n y avait pas de vaccin DTP disponible sur le marché français depuis 2008 , ou encore qu’il n y avait pas d’étude sur les effets à long terme de la vaccination. « Si vous êtes prêt à signer qu’il n’y a aucun risque, si un médecin nous signe un papier, nous courrons tout de suite le vacciner », s’est exclamé Maître Jean Pierre Joseph, l’avocat de l’accusé.

La Ligue nationale pour la liberté des vaccinations, dirigée par Jean-Pierre Auffret, évoque « des parents consciencieux mis au ban d’infamie malgré l’évidente santé de leurs enfants. Et ce, alors que le principe de l’obligation d’un tel acte médical est largement contesté et que le marché ne propose plus de vaccins pour répondre strictement à cette obligation désuète, à une exigence plus administrative que salutaire et dont les éventuels dommages seraient couverts par l’État ». L’association rappelle que « lors de sa séance du 27 octobre consacrée à l’obligation vaccinale1, l’Académie de Médecine constate que :
– diphtérie, tétanos et polio, seules maladies ciblées par la vaccination obligatoire, ne sont plus à l’avant-scène des risques infectieux, alors que d’autres maladies hors obligation seraient plus préoccupantes ;
– les vaccins disponibles sur le marché sont des formulations combinées qui ajoutent des valences aux valences DTP obligatoires ;
– un tel paradoxe rend le calendrier vaccinal difficile à comprendre ;
– les dispositions d’obligation devraient donc être modifiées.
Ce constat n’est pas nouveau, mais la Ligue Nationale Pour la Liberté des Vaccinations salue sa formulation solennelle par un tel aréopage, sans doute à l’unanimité s’agissant d’éléments patents. La vénérable institution pousse alors l’audace jusqu’à envisager l’abandon du concept d’obligation… Qu’on se rassure, l’hypothèse iconoclaste est immédiatement écartée avec le soutien de 58 participants sur 67… mais pas à l’unanimité quand même. Surprise : l’argumentation avancée ose à peine invoquer la protection collective ! L’exemple des pays européens qui ont supprimé l’obligation vaccinale ne doit en aucun cas être imposé comme un modèle en France où la tradition de la vaccination obligatoire demeure profondément ancrée dans la mémoire collective

A l’occasion du procès, Daniel Floret, président du Comité technique des vaccinations, a reconnu que « la situation actuelle est intenable : il y a une vaccination obligatoire contre trois maladies, mais en pratique il est extrêmement difficile de ne recevoir que ces vaccins ».

Avec la multiplication des cas d’insoumission à l’obligation vaccinale par principe de précaution, reste désormais à voir l’attitude de l’Etat et des lobbys pharmaceutiques et médicaux qui l’entourent.

Photo : DR
[cc] Breizh-info.com, 2015, dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine. 

1 COMMENTAIRE

Comments are closed.