20/01/2016 – 07H30 Rennes (Breizh-info.com) – Différents groupes de « migrants » arrivent en Bretagne au fil des semaines, y compris dans des petites communes comme à Fouesnant, à Pleyber-Christ, à Langueux … ; lorsqu’il s’agit de familles, les enfants seront amenés à être scolarisés dans les prochains jours. C’est le cas, par exemple, dans l’école de Mousterlin (Fouesnant) qui va accueillir des enfants irakiens.

Pour éviter que leurs enfants n’aient à côtoyer ces nouvelles populations, certains parents envisagent purement et simplement de changer leurs bambins d’école , « en réaction à ces décisions arbitraires de l’État, pas contre ces pauvres gamins qu’on nous amène et qu’on nous impose par faux humanisme » nous indique Servane, une internaute qui nous écrit du Finistère. Une Internaute qui ne souhaite toutefois pas nous indiquer la commune dans laquelle elle réside : « si c’est pour avoir des enquêtes familiales nous visant, ou être stigmatisé par certains de la commune, ça n’est pas la peine », nous dit-elle.

Sympathisante politique « proche de M. Sarkozy et des Républicains », elle élève seule ses trois enfants. Mais « avec mon ancien mari, nous pensons la même chose politiquement et nous nous accordons sur l’avenir que nous voulons pour nos enfants ». Ce dernier n’est donc, selon elle, pas opposé, à ce que les trois enfants quittent purement et simplement les deux écoles qu’ils fréquentent suite à l’arrivée de familles immigrées. « Nous avons encore le droit de choisir avec qui nos enfants étudieront et dans quelles conditions. A moins d’instaurer une dictature, l’État ne peut pas avoir le contrôle de cela. Nous ne croyons pas au « vivre ensemble » et aux mélanges des nationalités et des cultures . Regardez ce que cela donne dans les grandes villes françaises. Regardez où en est rendue l’Education nationale aujourd’hui ? ». Servane, qui assume ouvertement son refus de la société multiculturelle « imposée » , n’est pas pour autant « une raciste, ou une intolérante ». « Nous mettons de côté pour que nos enfants puissent voyager plus tard, dès qu’ils seront en âge de le faire, et ainsi découvrir le monde et les autres cultures, chez elle. Nous n’avons simplement pas envie que ces autres cultures s’imposent à eux, chez nous. »

Elle nous explique mettre en place, dans les prochaines semaines, le retrait de ses enfants – dont deux sont en maternelle – de l’école publique et passer dans le privé, « quitte à faire plus d’une demi-heure de route chaque jour pour les amener. C’est le prix à payer pour qu’ils évoluent dans un univers sain ».  Mais Servane, qui est très investie dans le milieu associatif (sportif) de sa commune, ne désespère pas de faire changer les mentalités : « beaucoup de parents d’élèves ne sont pas d’accord – dès qu’on parle en privé – pour que leurs communes hébergent des familles et que les  écoles accueillent ces enfants. En public, c’est autre chose, la peur d’être mal vu l’emporte. Mais si certaines mères d’élèves, comme moi, prennent l’initiative de faire pression en menaçant de retirer leurs enfants de l’école, ça peut aller très vite ; vous savez, il y a des classes qui seront rapidement menacées de fermeture suite au départ de deux ou trois élèves, ça ne se joue pas à grand-chose. ». Visiblement, c’est une stratégie bien huilée à laquelle elle a pensé : « après, c’est aux familles de voir. Quand j’entends que ces immigrés vont redynamiser nos bourgs , nos écoles, notre économie, ça me révolte. On a l’impression que les décideurs ne raisonnent que par l’économie. Et notre identité ? Notre vivre ensemble ? Notre pacte national ? Où sont-ils passés ? Pourquoi vouloir nous imposer ici en Bretagne, ce qui a échoué ailleurs en France ?» s’interroge-t-elle, inquiète « par le monde que nous allons laisser à nos enfants ».

Quand on lui pose la question de savoir si cette attitude n’est pas finalement très fermée, voir inhumaine (il s’agit d’enfants), la réponse par mail ne se fait pas attendre : « n’inversons pas les rôles. Nous n’avons pas demandé à ce qu’ils viennent là. Nous n’avons pas voter pour cela. Nous n’avons pas non plus fait la guerre chez eux. Les victimes de la folie des élites, c’est nous, aussi. Se servir de cas particulier, de photos d’enfants comme on le voit dans certains journaux, pour faire pleurer les gens c’est ignoble. Elle est là l’horreur, pas ailleurs. Et encore une fois, ça n’est pas être inhumain que de vouloir vivre avec des gens de sa culture et pas avec d’autres. C’est même naturel»

De Paris au Blosne (Rennes). Du Blosne à la campagne …

Ca ne sont pas Jonathan et Caroline, ces deux « Bretons de Paris », revenus à  Rennes, il y a encore trois ans qui diront le contraire. Après le retour au pays,  celui qui était employé administratif dans le privé, et celle qui est aujourd’hui au chômage envisagent de quitter le quartier du Blosne, où ils résident. « Nous avons quitté Paris et décider de revenir dans la région de nos grands-parents parce que nous ne supportions plus la vie là-bas, le bruit, le stress, et l’insécurité dans la ville où nous habitions (Bagnolet en Seine St Denis).», nous explique Jonathan. Ce jeune père de jumeaux précise qu’ils vont «prochainement changer de nouveau d’endroit. Nous pensions trouver plus de calme à Rennes. Mais ça n’est pas le cas, particulièrement au  Blosne où nous habitons ».

Jonathan tient également à aborder ce qu’il appelle « la question ethnique ». « Il y a une espèce d’omerta quand vous rencontrez des gens qui ont déserté les grandes villes françaises ou leurs banlieues. Au départ, il est question du rythme de vie ou de mutation professionnelle, et puis rapidement, on s’aperçoit que les gens partent car ils ne supportent plus de se trouver en situation de minorité culturelle dans leur propre pays.». « En gros, les gaulois n’ont pas envie de vivre au quotidien entourés d’africains ou de maghrébins, mais vu que c’est politiquement incorrect, ils trouvent d’autres excuses » surenchérit la femme de Jonathan qui nous explique « avoir un vrai problème et un vrai rejet de ceux qui prennent les femmes presque pour des objets ou des êtres inférieurs. ». Le couple envisage donc, « pour que les petits grandissent dans un univers apaisé », de quitter la ville pour la campagne, «pour retrouver nos vraies racines».

Quand on les interroge sur l’initiative de Servane – qui habite elle déjà à la campagne – Caroline est catégorique : « ça va faire trois fois que nous déménageons depuis que nous sommes ensemble. Maintenant, et pour l’équilibre des infos, stop. Donc on se renseignera bien sur les familles qui fréquentent l’école visée .  Cette dame a entièrement raison, il faudrait que d’autres familles fassent pareil . Et puis si ça n’est pas possible, on fera l’école à la maison et on se regroupera avec d’autres familles ».

Face à la « République des bons sentiments » pour reprendre le sous-titre du dernier ouvrage de Paul-François Paoli, des parents d’élèves s’organisent donc à contre-sens d’un modèle multiculturel et immigrationniste imposé au nom d’un hypothétique « vivre ensemble ». D’autres croient également à la supériorité des écoles privées, homogènes culturellement et religieusement, voir de l’enseignement à la maison, qui se développe chaque année un peu plus.

Cette stratégie d’évitement, abordée par le géographe Christophe Guilluy  dans son livre « la France périphérique »,  –  semble confirmer qu’une partie de la population est prête à faire « sécession » d’un État accusé de trop vouloir immiscer (et immiscer le sacro-saint « autre ») dans sa vie quotidienne. Le communautarisme a de beaux jours devant lui…

 Photo : wikipedia (cc)
Breizh-info.com, 2016, dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine.

19 Commentaires

  1. « En gros, les bretons n’ont pas envie de vivre au quotidien entourés d’africains ou de maghrébins ». c’est mieux comme çà

    • En gros, certains (et non les) bretons sont hypocrites et racistes. Mais qu’ils assument leurs racisme et non pas en se cachant derriere les autres en proclamant que leurs gestes est « en réaction à ces décisions arbitraires de l’État, pas contre ces pauvres gamins qu’on nous amène et qu’on nous impose par faux humanisme »

      • C’est possible. Mais c’est certainement plus honnête que de vanter le « vivre ensemble » et la « mixiture » [sic] dite « sociale » en prenant méticuleusement soin d’en laisser aux autres les conséquences, ces faux-culs ne prenant pas le risque de mélanger leur progéniture avec les « chances pur la France » et autres Prix Nobel en devenir… Pour ma part, je ne connais pas une seule gauchiasse qui soit assez con pour inscrire ses gosses dans des parcs à cas soces estampillés « ZEP »…

      • Ou plutôt ils ont décidé de défendre leurs intérêts au lieux de répéter bêtement des inepties entendues à la télé comme vous le faites si bien.

        Les migrants on n’en veut pas et on n’a pas besoin de justifier nos choix, vous n’êtes pas nos parents ni notre curée.

  2. Il existe l’enseignement catholique hors contrat. Pas de théorie du genre, pas d’immigrés, très souvent les établissements sont en pleine campagne… le rêve absolu.

    • Ecoles publiques ou écoles catholiques sous contrat = enseignement identique.
      Pour ceux qui ne veulent pas que leurs enfants se retrouvent aux côtés « des petits nouveaux », la seule solution comme le dit « Jaouen », c’est de scolariser ses bambins dans un établissement hors contrat.
      Pourquoi les Juifs et les Musulmans préfèrent-ils avoir leur propres établissements scolaires ! Ce n’est pas pour rien !

    • De belles qualités en effet mais un manque certain : ce sont des écoles pour la bourgeoisie française, franchouillarde à l’excès avec leur Jeanne d’Arc, leur Louis XVI etc.

      Rien de breton dans les écoles catholiques hors-contrat qui se trouvent en Bretagne. Si l’une d’elles instaurait un enseignement bilingue et l’enseignement de l’histoire bretonne, ainsi qu’un accès à la Foi par voie bretonne (saint bretons, gloire des Chouans, traditions bretonnes…), j’y mettrai mes enfants sans hésiter, quitte à payer un certain prix pour ce faire et même si l’école était loin de chez moi : la bonne éducation n’a pas de prix !

  3. btavo dans le geste !! à ces courageux ! c’est une forme de résistance ! maintenant quand on est LR ..et qu’on s’associe « ‘aux élites qui ont créé cette situation au fil des décennies’, eh bien, c’est oublier !! oublier que ces zozos là s’allient entre eux pour botter le front …oublier aussi que Pleyber est un repaire de gauchos, fort heureusement attaqué par les nouveaux conscients de l’endroit ! elle a tout à fait raison, Servane, quand elle dénonce les pressions faites aux parents conscients, à l’école publique et perso j’ajouterai y compris privée ….car presque tous de gauche aussi ou frileux, ce qui est à mon avis pire, préférant un ennemi identifié à un qui ne le soit pas ! personne ne parle des cours en périodes d’élections, où s’affichent un esprit partisan tu, étouffé, mais réel, comme personne ne dit ce que doivent avoir à subir les enfants et petits enfants de ‘résistants’ engagés contre la peste ambiante, …dans une sorte de délit de faciès qu’il n »est pas de bon ton et de contester et de combattre ! Comme toujours, on se pose la question de savoir pourquoi des manifs contre les mosquées, contre l’immigration, ont si peu de résultats par rapport à ce qui se pose comme nombre de mécontents comme ici !! génération frileuse ou génération planquée, faisant fi de la misère de nombre d’entre les nôtres, chacun encore une fois son coin de pré carré …le point positif ?? ça gagne et quand on y sera …..le choc sera d’autant plus violent d’avoir attendu !

  4. « Quand j’entends que ces immigrés vont redynamiser nos bourgs , nos
    écoles, notre économie, ça me révolte. On a l’impression que les
    décideurs ne raisonnent que par l’économie » Mais c’est faux en plus, ils ne vont rien redynamiser du tout. Il y a peut être, en étant optimiste,10 à 20% de ces cladestins qui sont suffisamment éduqués pour participer à la vie de la société mais ça fait 80 à 90 % qui ne le sont donc pas… Et puis même si ils étaient tous des ingénieurs, par exemple, il y en a déjà assez qui cherchent du travail en particulier en Bretagne où les offres sont rares !

  5. Ces gens là sont des êtres humains. … je vous souhaite de vous retrouver dans un pays en guerre, à regarder vos enfants mourir de faim. .. et si il vous prenait l’idée de fuir votre pays en attendant que la paix revienne et bien que l’on vous traite comme vois traitez ces pauvres gens…. que vos enfants soient rejetés. .. que vous deveniez  » ces gens là » et que vous soyez entouré par des gens aussi racistes et haineux de la race humaine que vous….

    • Ca va , à la fin !
      On n’en peut plus de compatir , on n’en peut plus !
      Ce discours sur les-pauvres-réfugiés-de-pays-en-guerre-qui-fuient-pour-ne-pas-mourir-sous-les-bombes , nous l’entendons à longueur de journée , rabâché qu’il est par tout ce que la gauche écolo-bobo-socialisto-tiersmondiste compte de « belles personnes ».
      Le problème c’est que la majorité de ces « pauvres migrants » sont de jeunes et fringants bipèdes ( venus aussi de pays qui ne sont pas en guerre) et qui ne pensent qu’à sauter la gueuse (blanche et blonde) et à se saouler la gueule sur notre compte.
      Qu’ils retournent donc se battre chez eux pour libérer leur pays , nous on peux pas , on a piscine.
      Et puis vous savez quoi ? Prenez donc une brassée de ces êtres humains chez vous , dans votre jardin bien ordonné ,et puis on viens vous voir dans 6 mois pour savoir si vous avez le cœur toujours aussi ouvert.
      * Pensez à installer une benne à ordure devant chez vous , le migrant de base produit beaucoup de déchets divers à ce que je peux voir aux infos du soir.

    • Les violeurs et tueurs en serie sont aussi des êtres humain, et alors ? nous voila bien avancé, cessez les arguments bidon et essayez la logique pour une fois.

      Lorsque on vit dans un pays en guerre on le défend au lieux de fuir comme un lâche, de plus ne parlez pas des enfants parce qu’il n’y en a quasiment pas, les 3/4 des migrants sont des hommes de 15 a 30 ans, des jeunes en age de porter des armes.

      La prochaine fois que vous viendrez faire le malin ici, vous éviterez de régurgiter les contrevérités que l’on entend dans certains médias et vous ferez l’effort de chercher les données exacte, un simple clic sur le site du Haut commissariat aux réfugiés de l’ONU suffit a savoir que les femmes et les enfants ne sont qu’une infime minorité de ces migrants…

  6. Et bien Il est temps que des processeurs démarrent des sites internet pour aider les parents qui veulent enseigner les enfants a la maison . Comme ça les parents auraient la supervision d’enseignants ce qui rendrait ce – mouvement – plus facile a réaliser.

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