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03/02/2016 – 08h00 Brest (Breizh-info.com) –  Les élus du conseil départemental du Finistère (majorité PS) viennent de reconnaître implicitement qu’ils avaient favorisé les filières d’immigration clandestine. Le Département, au nom de la « générosité » des Finistériens, accueille en effet depuis plusieurs années des mineurs isolés étrangers. Problème : aucun contrôle n’est effectué concernant l’âge de ces individus contrairement à ce qu’il se passe dans d’autres départements comme en Ille-et-Vilaine. Cette approche laxiste de la question profite évidemment aux réseaux d’immigration clandestine qui y voient, à juste titre, un effet d’aubaine dont ils tirent profit.

« On l’a mal évalué parce qu’on ne s’attendait pas à cet afflux là. On assume nos responsabilités en la matière. » avoue le conseiller départemental Marc Labbey à France Bleu.

Qu’entend au juste Marc Labbey par « assumer ses responsabilités » ? Aucun des élus en charge de ce dossier, à commencer par lui,  n’a pour le moment envisagé de présenter sa démission. Cela, estiment certains,  serait bien la moindre des choses quand on sait le coût que représente, pour la collectivité, l’accueil de ces « mineurs isolés étrangers » (60 000 euros par an en Ille et Vilaine, par individu). Responsable, mais pas coupable, en quelque sorte. Ces élus, sous la mandature de Pierre Maille, alors président du conseil général, n’hésitaient pas à qualifier de « populistes et de démagos » ceux qui dénonçaient l’appel d’air concernant ces immigrés.

A l’époque, Michel Canevet, alors chef de file de l’opposition, avait dénoncé les investissements prévus pour cet accueil, sans toutefois en alerter largement l’opinion publique. Joint par téléphone, ce dernier est en colère: « Nous l’avions dénoncé. Mais par angélisme, on ne nous a pas écouté. A l’heure où les départements sont tenus de réduire leurs dépenses, cette politique d’immigration a un coût très important. Dernièrement, le Département a coupé les aides à la voirie, de l’ordre de 2 Millions d’euros. Au détriment des Finistériens, alors même qu’on dépense 3 millions pour les mineurs isolés étrangers. Le Finistère doit arrêter de faire preuve d’angélisme, et contribuer, comme toutes les forces de l’État, à démanteler les filières d’immigration clandestine . Nous ne pouvons pas accueillir toute la misère du monde ». 

Même son de cloche du côté de Didier Guillon, maire d’Esquibien et conseiller départemental : « les élus PS n’en font qu’à leur tête au sein du Département. On ne nous écoute pas. Ils ont crée cette situation. L’enveloppe ne cesse de grandir pour les mineurs isolés étrangers au détriment d’autres budgets. Comment expliquer à un SDF français qu’on ne peut pas lui trouver un hébergement d’urgence alors qu’en décembre encore, on logeait 4 clandestins à l’hôtel le soir même de leur arrivée ? Les MIE (Mineurs isolés étrangers) n’ont que le E d’étrangers, le reste, rien ne nous le prouve…»

Depuis la circulaire Taubira de 2013, qui prévoyait de répartir les personnes concernées dans tous les départements de France, 110 places ont été créées dans le Finistère, réservées aux mineurs isolés étrangers. Ils sont aujourd’hui entre 155 et  170, dont personne ne peut dire si il s’agit réellement de mineurs, et qui bénéficient d’une enveloppe de 3 millions d’euros par an. « Une aide sociale dont aimeraient bénéficier de nombreux Finistériens qui peinent à boucler les fins de mois,  mais qui ont sans doute le tort d’avoir la nationalité française » nous écrit un Internaute « révolté par tant de mépris de ces élus pour leur propre peuple ».

Marc Labbey, président de la commission solidarités, enfance, famille au sein du conseil départemental du Finistère, a annoncé que le département allait revoir sa politique d’accueil et renforcer les contrôles. Sans toutefois préciser les contours de cette révision. Difficile de savoir si ce tour de vis nécessaire pour contrôler l’arrivée massive d’immigrés dans le département aura des « relents détestables » pour paraphraser ce même Marc Labbey lorsqu’il s’emportait il y a un an et demi, aux côtés d’une autre élue socialiste (Mme Gueye) contre la droite et le centre qui dénonçaient la politique des élus du Parti socialiste au Département.

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7 Commentaires

  1. C’est inadmissible que des élus puissent avoir agi de la sorte car l’aide à l’immigration irrégulière est prévue et réprimée par le Code Pénal. Aucune exclusion n’est prévue pour des élus quels qu’ils soient et au contraire, cela devrait être une circonstance aggravante, d’autant quand ils ont usé et abusé ainsi de l’argent public pour du satisfecit personnel.
    Etre élu ne veut pas dire puiser dans les deniers publics pour satisfaire à telle ou telle idée/façon de penser et ou philosophie et ainsi enfreindre la Loi.
    Les opposants devraient déposer plainte au Pénal et même devraient l’application de ce qui s’appelle en Droit l’effet récurseur. Les auteurs présumés pourraient ainsi être condamnés à rembourser le Dol qu’ils font subir à leurs administrés avec leurs propres deniers !!
    ça, ça servirait de leçon !!!

  2. Les Bretons seraient viscéralement socialistes. Ils en assument les conséquences même si quelque uns y trouvent à redire.

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