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07/03/2016 – 05h45 Tel Aviv (Breizh-info.com) – Entre Méditerranée et pays arabes, Israël observe avec inquiétude les récents évènements migratoires en Europe et géopolitiques au proche Orient. L’opinion générale des habitants de ce petit pays de 8,5 millions d’habitants est à l’image de leur pragmatisme habituel : elle ne se voile pas la face, d’autant plus que les trois quart des résolutions de l’ONU sont consacrées à la condamnation d’Israël. Alors que monte le sentiment qu’une coalition mondiale se dresse contre leur pays, de nouvelles voix se font entendre dans le débat parfois très contradictoire de la politique intérieure israélienne.
Des blogs israëliens influents réclament de nouvelles alliances pour Israël et pour les juifs en général. Ils actent le début de l’implosion de l’Union Européenne sous le coup des migrations de cet automne. Ainsi Isi Leibler, l’ancien chairman du World Jewish Congress et contributeur au Jerusalem Post, n’hésite pas à écrire que “dans une effusion d’émotions passionnées, les dirigeants européens ont abandonné la raison et l’estime de soi. Le politiquement correct a atteint des niveaux suicidaires. À moins que la marée ne s’inverse, ce mouvement migratoire peut irréversiblement atteindre la culture occidentale qui a été le fondement de la civilisation européenne. On estime qu’il y a un nombre supplémentaire de 8 à 10 millions, principalement de musulmans, du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord qui ont encore l’intention de passer en Europe.”
Pointant les “agressions sexuelles massives horribles de la Saint Sylvestre” et l’augmentation des délits de la part des migrants de 80% en Allemagne, il se dit très inquiet pour le coeur de l’Europe, l’Allemagne, la Belgique, pays où il est né, et la France. Il remarque que “l’agitation antidémocratique dominante d’extrémistes musulmans y a un impact. Même avant cette dernière flambée, les musulmans ont essayé d’effacer toute critique sur l’extrémisme islamique par des accusations d’islamophobie. Les démonstrations antisémites publiques, antidémocratiques et sauvages menées par des harangueurs de haine ont été pourtant tolérées et sont maintenant considérées comme allant de soi.” Les observateurs Israéliens considèrent également que de nombreux islamistes djihadistes se sont infiltrés en Europe par la Grèce.
“Un examen stratégique majeur”
Isi Leibler affirme que ces évènements créent “des bouleversements majeurs dans le système politique, avec des groupes populistes anti-immigration nationalistes, d’abord considérés comme des excentriques, maintenant transformés du jour au lendemain en mouvements puissants. Les partis de droite en Europe ont toujours été hostiles aux juifs. Pour les Juifs cela crée des dilemmes. Le politiquement correct et les émotions font que les Juifs se méfient toujours de soutenir un tel parti. Mais ils sont déchirés parce que, en France, le Front national serait le seul parti qui soutiendrait Israël – contrairement à tous les autres gouvernements français. Les Juifs font face au même dilemme dans la plupart des pays européens autres que la Hongrie et la Grèce, où les partis populistes sont antisémites et fascistes.
Les bouleversements en Europe, les nouveaux alignements politiques, l’abandon d’Israël par les libéraux de gauche et beaucoup d’autres, la mise à l’écart d’Israël par l’administration Obama, le conflit entre les chiites et les sunnites ont abouti à un nouveau paysage pourles juifs qui nécessite un examen stratégique majeur en terme de soutien politique”.
“Elargissons nos alliances”
Isi Leibler conclue ainsi “après notre expérience sous l’administration Obama, il est crucial que nous élargissions nos alliances. L’Union européenne est peu susceptible de devenir une amie d’Israël, mais elle devient une force plus faible et nous devrions chercher à renforcer les liens avec les pays européens. Le réalignement récent avec nos anciens adversaires, la Grèce et Chypre, est un exemple à suivre. Il y a aussi l’extraordinaire – quoique très délicate – relation positive avec les Russes et d’autres pays d’Europe orientale. Il y a eu également des progrès extraordinaires avec les trois principaux pays d’Asie, Inde, Chine et Japon, qui sont tous aujourd’hui profondément engagés dans le commerce avec Israël”.
Ce mouvement de fond qui agite la société israélienne amorce un retournement des alliances traditionnelles : si l’alliance israélo-américaine n’est pas remise en question, la diaspora européenne se détourne des partis traditionnels européens et la société israélienne vise le renforcement des relations avec les puissances asiatiques.
Crédit photo : European Comission, flickr (CC)
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4 réponses à “Israël. De nouvelles voix se font entendre sur l’immigration en Europe”
larmes de crocodile sur des événements qu’ils ont largement contribué à créér. Seule info intéressante : l’aveu que la plupart des partis nationalistes en Europe (dont le FN) sont complètement acquis aux sionismes.
Vous êtes en droit de le penser, sans pour autant partager votre opinion.Peut-être pourrez-vous expliciter les termes … » sur les évènements qu’ils ont largement contribué à à créer. »
Je vous rappelle, d’autre part, qu’il existe – fort heureusement un parti nationaliste dans cet Etat.
« évènements qu’ils ont largement contribué » Je doute qu’Israël ne se soit jamais immiscé dans les affaires internes françaises ou européennes, ils ont d’autres chats à fouetter. Vous confondez une minorité tapageuse d’une minorité avec un état de droit.
Les Israéliens ont à faire avec cette même minorité chez eux : elle s’appelle l’extrème gauche israélienne, elle veut la dissolution d’Israël dans le magma musulman, elle veut que les israéliens deviennent une minorité en Israel et que les européens ne soient plus la majorité en europe…
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