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04/05/2016 – 06H55 Londres (Breizh-info.com) – Le jeudi 5 mai 2016 se déroulera à Londres l’équivalent de nos élections municipales. La presse française subventionnée se fait uniquement l’écho du duel principal à venir entre le conservateur Zac Goldsmith, et le travailliste Sadiq Khan, pour succéder au charismatique Boris Johnson à la tête de leur ville le 5 mai. Londres pourrait donc être dirigée par un maire musulman, ce qui constituerait une nouveauté, mais pas une surprise, tant la capitale du Royaume-Uni ressemble de moins en moins à l’Angleterre traditionnelle.
Pourtant, dans tout le Royaume-Uni, ce 5 mai 2016, les résidents sont appelés à voter. Les Écossais, les Gallois et les Irlandais du Nord éliront leurs nouveaux parlements régionaux, et 124 conseils municipaux seront renouvelés en Angleterre.
Pour pouvoir voter à Londres, voici les critères : il faut être inscrit sur les listes électorales du Grand Londres, être âgé de 18 ans ou plus, être citoyen britannique ou irlandais, ou bien citoyen de l’Union européenne, ou bien encore citoyen du Commonwealth installé dans le Grand Londres. Les mêmes règles s’appliquent pour les autres communes.
Il y aura en réalité trois votes à Londres ce jeudi. Le vote pour l’élection du maire de Londres, le vote pour l’élection des 14 « constituency member » et le vote pour l’élection des 11 « London-Wide member ». Au total, le « greater London autority » est ainsi composé du maire et de 25 conseillers municipaux . Comme en France, le maire n’est donc pas tout puissant et doit faire avec son conseil municipal.
Pour l’élection du maire, les votants désignent deux candidats : leur premier choix et leur second choix. Il y a douze candidats possible cette année : Sian Berry (Green Party), David Furnes (British National Party), George Galloway (Respect), Paul Golding (Britain First), Zac Goldsmith (Conservative), Lee Harris (Cannabis Is Safer Than Alcohol), Sadiq Khan (Labour) Ankit Love (One Love Party), Caroline Pidgeon (Liberal Democrats), Sophie Walker (Women’s Equality Party), Peter Whittle (UKIP) et John Zylinski (Independent).
A noter que si la presse française se focalise exclusivement sur le duel entre Goldsmith et Sadiq Khan, la presse anglaise n’est pas en reste, puisqu’elle n’accorde que très peu de place aux autres candidats dans les médias, ce qui favorise clairement le bipartisme dans tout le pays.
Pour l’élection des 14 « constituency member », il s’agit en réalité d’une élection territoriale, par quartier, au sein du grand Londres. Les principaux partis présentent un candidat dans chaque arrondissement, les petits partis en ciblent certains. Le candidat qui remporte le plus de voix est élu, après un seul tour.
Pour l’élection des 11 « London-Wide member», il s’agit là d’un scrutin qui concerne l’ensemble des Londoniens, qui votent pour une liste de onze candidats (ou moins selon les possibilités des partis en présence) . Les conseillers municipaux sont ainsi élus au scrutin proportionnel plurinominal à un tour.
Aux dernières élections, le Labour (gauche) avait remporté 12 sièges (8 via l’élection territoriale, 4 à la proportionnelle), les conservateurs 9 ( 3 à la proportionnelle), les Verts 2 (proportionnelle) et les libéraux démocrates 2 également (proportionnelle). Un maire de droite (Boris Johnson) dirigeait Londres aux côtés d’une assemblée majoritairement de gauche. Pour retrouver la liste des candidats pour ce 5 mai 2016, tout est détaillé ici.
A noter la première participation pour le mouvement Britain First – dont le président, Paul Golding sera la tête de liste lors de ces élections. Ce mouvement anti-immigration et anti-islamisation, qui n’est pas sans rappeler l’English Defense League dans sa manière de mener des actions médiatiques dans la rue, se veut représenter « the last stand », le dernier sursaut du peuple britannique avant que Londres ne devienne définitivement une cité vide de ses Anglais. Ces dernières semaines, les militants de cette organisation ont multiplié les actions, devant des mosquées ou des centres musulmans (et notamment dans l’enceinte même d’un tribunal islamique comme il en existe plusieurs à Londres) pour dénoncer « l’islamisation » de la capitale anglaise.
La liste était créditée d’un pour cent dans les sondages, la concurrence étant rude du côté des patriotes anglais, qui ne sont parvenus à aucun accord, l’UKIP et le BNP (British National Party) présentant chacun aussi leurs candidats.
Les résultats seront connus à la fin de la semaine
Crédit photo : DR
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Une réponse à “Angleterre. Élections à Londres : mode d’emploi”
Donc le système organise un duel entre juif (soit-disant conservateur) et un musulman (soit-disant gauche du travail) pour la mairie de Londres, c’est tout un symbole, ne pas y voir le vol du destin des européens par des forces étrangères confine à l’aveuglement. Cette situation anglaise, produit direct de l’ultralibéralisme sans frontières et de l’argent-roi apatride, est ce qui attend le reste de l’Europe de l’ouest si les peuples d’origine ne sont pas capables de se libérer fermement de l’emprise exercée par ces deux communautés étrangères. Seule solution : la convergence des thèmes et combats sociaux et nationaux/identitaires, processus que la communauté organisée combat en permanence grâce à sa présence dans tous les partis politiques, médias, banques, etc…