23/05/2016 – 07H10 Saint-Brieuc (Breizh-info.com) – A l’occasion des 130 ans de l’Eve future, ouvrage de Villiers de L’Isle Adam qui ouvrit la voie au genre de la science fiction, plusieurs lieux culturels de Saint-Brieuc, la Briqueterie de Langueux et le Bon Accueil, lieu d’arts sonores à Rennes s’associent pour rendre hommage à son auteur.

De mai à octobre 2016, des expositions, des spectacles, des lectures sont organisés. Des artistes de renommée internationale explorent les relations entre l’homme et la machine et nous proposent des univers sombres et oniriques, proches de celui de Villiers de Lisle Adam.

Un extrait des réjouissances…

Exposition – École des Beaux-Arts de Saint-Brieuc Hippolyte Hentgen / « L’Eve future »
Jusqu’au dimanche 3 juillet.
Un duo d’artistes femmes à l’iconographie joyeuse et corrosive.

Exposition – Musée d’art et d’Histoire de Saint-Brieuc
Le Fantôme dans la Machine / The Ghost in the Machine
Une sélection d’œuvres de Pierre Bastien, Luke Jerram, Aleksander Kolkowski, Tilman Küntzel
Du 21 mai au 2 octobre et, du 13 octobre au 20 novembre au Bon Accueil, Lieu d’Arts sonores à Rennes

 Concert – Villa Carmélie à Saint-Brieuc
Replay
Des compositeurs (Pierre Schaeffer, Pierre Henry…) s’approprient mélangent dans leurs œuvres, prestations acoustiques live et sons enregistrés. Des élèves se saisissent de cette matière étrange.
Samedi 21 mai

Exposition sculptures, installations interactives et multimédias –
La Briqueterie à Langueux.
L’exposition « La Nouvelle Eve » rassemble des artistes d’envergure internationale qui se sont inspirés de ce roman de science fiction publié dans un contexte de découvertes, comme celle du phonographe d’Edison, par exemple.
Du 28 juin au 2 octobre.

Conférence sandwich – Ecole des Beaux-arts à Saint-Brieuc
Art et Science fiction par Judith Quentel
Mardi 31 mai à 12h15

Concert – Salle d’Honneur de l’Hôtel de Ville
Ensemble Guy Ropartz
Retour au pays natal de Charles Auguste Collin
Le 12 novembre (horaire à préciser)

Philippe-Auguste-Mathias, comte de Villiers de l’Isle-Adam, écrivain français, né à Saint-Brieuc le 7 novembre 1838. Il est mort à Paris le 18 août 1889. Il appartenait à l’une des vieilles familles de France et comptait parmi ses ancêtres le Villiers de l’Isle-Adam, qui fut grand-maître de l’ordre de Malte. Il vécut pauvre, et, quoiqu’il eût un réel talent, les bizarreries de son imagination l’empêchèrent de connaître les grands succès littéraires.

C’était un artiste uniquement épris de son art, dédaigneux de la critique, jetant ses livres comme autant de défis à l’appréciation du vulgaire, dont il ne se souciait aucunement; aussi son œuvre, pleine de conceptions étranges et dont quelques-unes vivent d’une singulière intensité, est-elle inquiète et tourmentée comme sa vie. Nous avons mentionné (dans un autre tome du présent dictionnaire) ses premières œuvres, Isis, Claire, Lenoir, Morgane; depuis, il avait fait représenter au théâtre des Nations (février 1883) Le Nouveau Monde, drame en cinq actes, qui avait obtenu le prix de 2000 francs au concours Michaëli, ouvert en 1876; mais ce fut surtout dans deux romans philosophiques, L’Amour suprême (1886, in-18) et L’Eve future (1886, in-18) (…) que Villiers de l’Isle-Adam donna la mesure de son talent subtil et bizarre. Notons encore de lui : Contes cruels (1883, in-16); Tribulat Bonhomet (1887, in-18); Le Secret de l’échafaud (1888, in-18); Histoires insolites (1888, in-16);Nouveaux Contes cruels (1888, in-16); et un petit drame en un acte joué au Théâtre-Libre, Une évasion (octobre 1887).

Villiers de l’Isle-Adam est mort à l’hôpital des Frères Saint-Jean-de-Dieu.

« Si ce dormeur éveillé, a dit de lui M. Anatole France, a emporté avec lui le secret de ses plus beaux rêves, s’il n’a pas dit tout ce qu’il avait vu dans ce songe qui fut sa vie, du moins il a laissé assez de pages pour nous donner une idée de l’originale richesse de son imagination. Il faut le dire, à la confusion de ceux qui l’ignoraient tant qu’il a vécu : Villiers est un écrivain, et du plus grand style. Il a le nombre et l’image. Quand il n’embarrasse pas ses phrases d’incidences aux intentions trop profondes, quand il ne prolonge pas trop les ironies sourdes, quand il renonce au plaisir de s’étonner lui-même, c’est un prosateur magnifique, plein d’harmonie et d’éclat. »

source : Pierre Larousse, Grand dictionnaire universel du XIXe siècle : français, historique, géographique, mythologique, bibliographique, littéraire, artistique, scientifique, etc. Tome dix-septième. Deuxième supplément. Paris, administration du grand dictionnaire universel, (1890), p. 1988

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