Ploemeur (56) : un forum pour présenter les métiers en langue bretonne

Hors de Bretagne, le grand public pense souvent que les langues régionales ne servent à rien et n’ont aucune valeur économique. Faux ! Bien au contraire, le breton comme l’occitan ou le basque sont devenus des secteurs économiques à part entière. Et ces secteurs organisent régulièrement des forums afin de présenter les différentes opportunités de travail en langue régionale, comme ici le 12 mars prochain à Ploemeur, dans le Pays de Lorient.

Aujourd’hui, on estime que le nombre d’emplois où la maîtrise du breton est requise se situerait entre 1 300 et 1850 emplois équivalents temps-plein (ETP). Par contre, ces emplois sont souvent liés à l’enseignement dont les fameuses écoles Diwan constituent la tête de pont (même s’il existe d’autres filières), aux médias, aux structures associatives et à des services rendus en breton et en français.

Selon l’organisme rennais Skol an Emsav, 5 métiers principaux recrutent en langue bretonne : les professions de l’animation jeunesse, la traduction, les métiers des médias ou animateurs radio et les chargés de projets culturels, notamment dans les associations de pays ou au sein des collectivités locales. Mais le réel poids lourds en matière d’emploi en breton reste bien entendu l’enseignement.

Diwan (écoles immersives tout en breton), Divaskell (classes bilingues au sein de l’enseignement catholique) et Divyezh (classes bilingues au sein de l’enseignement public), ces trois filières sont en tension constante en ce qui concerne le personnel. Chaque année, des classes bilingues cherchent leur professeur et doivent l’attendre souvent des mois, après mobilisation des parents.

En dehors de ces secteurs clés, la maîtrise du breton offre peu d’opportunités, c’est le paradoxe de la question : quelques secteurs qui recrutent beaucoup mais une focalisation quasi-exclusive sur ces secteurs précis. Il existe cependant quelques opportunités autres : une poignée de supermarchés ont des caissières bilingues par exemple ou certaines entreprises (l’imprimerie ouestelio, askorn, un fabriquant d’implants orthopédiques, …) n’ayant rien à voir avec ces secteurs ont choisi de placer le breton au coeur de leur identité commerciale.

A noter qu’en Bretagne, une autre langue existe : le Gallo. Elle aussi commence à avoir un embryon de secteur économique dédié.

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3 réponses à “Ploemeur (56) : un forum pour présenter les métiers en langue bretonne”

  1. RAYMOND NEVEU dit :

    Mat ar jeu ganit Brulu?
    Soyons un peu sérieux…hormis l’enseignement point de salut pour la langue bretonne! Et avec la baisse des effectifs prévu et anticipée par le Bordel National qu’est « l’éducation » le nombre de postes va baisser. Il n’y a qu’un endroit où on conserve 350.000 inutiles c’est dans les bureaux e l’Education Nationale, très vieux problème.

  2. Gwilhmod dit :

    Pouvez vous donner des exemples de « secteur économique dédié » où l’on embaucherait parce que la personne aurait une compétence dans son sous dialecte d’un parler gallo que son arrière grand mère parlait très mâtiné de bon français ???
    A chaque fois qu’on parle du breton notre seule langue nationale de notre nation celtique il y a cette petite musique HORS SUJET des parlers gallos tous disparus.

    Il est malheureusement faux de dire que Ouestélio serait bretonnante, ils font des prix censément compétitifs pour l’édition en breton et ca s’arrête là.

  3. Jean-Patrick du 35 dit :

    Je connais en ce moment plein de jeunes Bretons qui veulent apprendre le gallo. Une vraie renaissance, dans mon secteur au sud de Rennes en tout cas. Quant à EAT et ses diatribes anti-gallo, il est temps que ça cesse. Si certains militants bretons veulent faire leur petit jacobinisme finistérien, libre à eux mais ils ne faut pas qu’ils s’étonnent d’être vus comme des originaux par les autres Bretons. L’autonomie oui à 100% mais pas avec des jacobins du 29 comme EAT. On a déjà eu Paris, on ne veut pas avoir Quimper ! La Bretagne avec le gallo et le breton, mai ça joue vra bin

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