Orléans. Ni Hon Unan (NHU) revendique l’attentat au siège de Variscan Mines

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25/05/2016 – 14H00 Orléans (Breizh-info.com) – Dans la nuit de lundi 23 à mardi 24 mai 2016, le siège de la société Variscan Mines à été victime d’un attentat. Il s’agirait d’un engin explosif artisanal, qui a endommagé la porte d’entrée du siège social de la société. Une revendication rédigée en breton a été trouvée sur place : « Diwall ta Variscan » qui signifie « attention à toi Variscan ». Un communiqué signé Ni Hon Unan (NHU) – « nous même » en breton – a également été adressé au média 7Seizh (voir ci-dessous) pour revendiquer l’attentat, dans un langage propre à la gauche ou à l’extrême gauche (féminisation des mots, convergence des luttes …).

C’est la direction interrégionale de la police judiciaire (DIPJ) d’Orléans qui s’est vue confier l’enquête

L’expression Ni Hon Unan est très utilisée par les militants bretons. Nom de plusieurs organisations bretonnes par le passé, elle est un clin d’oeil au Sinn Féin, le parti irlandais, branche politique de l’IRA. Sinn Féin signifiant également « nous-mêmes » en gaélique.

L’entreprise Variscan Mines est spécialisée dans la recherche et l’exploitation de gisements miniers de toute nature. Plusieurs projets sont actuellement en cours en Bretagne, ce qui suscite l’opposition de nombreux riverains, opposés à tout projet venant du géant minier. Ces opposants sont principalement regroupés derrière le collectif Douar di Doull.

Le communiqué de NHU :

« Nous, combattantes et combatants du N.H.U., revendiquons l’initiative menée contre le siège social de la société Variscan à Orléans (France). Cette société, l’Etat français et tous les pantins qui le suivent, entendent faire de la Bretagne une nouvelle “province minière”; ils s’imaginent que nous sommes province, région, individus désincarnés habitant une terre exploitable à profit. Ils n’ont pas compris que nous sommes encore et que nous resterons un peuple, un pays vivant qui ne se couche pas face aux gouvernants et aux puissances de l’argent. Comme pour le mouvement des Bonnets rouges, comme sur la ZAD, comme les salarié-e-s de la Cooperl, comme la jeunesse contre la loi travail, c’est ici toute la société bretonne qui en a assez de vos solutions. Nous ne sommes que l’écume rageuse d’un ras le bol généralisé, prête à faire comprendre par l’action clandestine que notre terre n’est pas à vendre et que nous n’attendons maintenant plus qu’une chose de l’Etat français : qu’il dégage. La société Variscan a déclaré il y a peu ne pas vouloir d’un nouveau Notre Dame des Landes contre les projets miniers. Que la chose soit claire, ce qui les attend sera bien pire encore.
Voici l’avant goût de notre colère. Gérons-nous nous-mêmes. Ni Hon Unan.»

Crédit photo : DR
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