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27/06/2016 – 07H30 Lannion (Breizh-info.com) – Le journal subventionné Le Monde et le Haut Commissariat aux Réfugiés (HCR) organisaient en 2016 un concours sur le thème : « des nouveaux voisins : regards croisés sur l’accueil des réfugiés ». Et c’est une Bretonne, Sophie Hériaud, étudiante à l’IUT de Lannion, qui a remporté le concours, pour un article intitulé « Réfugiés : et si on cohabitait ? », article rédigé à travers l’exemple de la ville de Brême, en Allemagne. Il eut été en effet étonnant que la presse de réinformation ayant relaté la cohabitation très « sexuelle » entre réfugiés et habitants de Cologne remporte la mise.
L’article gagnant est particulièrement orienté « pro réfugiés » et démontre encore une fois que la sacro-sainte « neutralité de la presse » est une illusion. Alors que Brême a connu, lors des élections régionales de 2015, une percée fulgurante de l’AFD, l’Alternative Für Deutschland, parti anti immigration et anti islamisation (5% des suffrages et une entrée au Parlement régional, 11% d’intentions de vote en 2016), pas un seul de ses membres ou sympathisants n’a été interrogé. Pas étonnant, puisque Sophie Herriaud, l’étudiante devenue journaliste, orne son compte twitter d’un « refugees welcome » et s’affirme sur les réseaux sociaux comme pro-immigration, anti-armes à feux, soutien des militants homosexuels : tous les poncifs de la bien-pensance en somme.
Seuls les réfugiés ainsi que ceux qui les aident ont droit de citer dans l’article. « Brème ville ouverte » titre l’étudiante en journaliste, comme si l’ensemble de cette ville de 550 000 habitants était largement favorable à ces réfugiés qu’Angela Merkel et le gouvernement allemand ont imposé de force aux communes allemandes. Des réfugiés (8000 officiellement) qui représentent désormais plus d’1% de la population de la commune et qui bénéficient, sur volonté de la commune, de locaux divers et variés mis à leurs disposition : églises, anciennes usines fermées …
Dans l’article, pas une trace des déclarations du président du syndicat de la police de Brême, Jochen Kopelke, qui a déclaré que les attaques de migrants contre la police se produisaient à un rythme croissant. « Le ton devient rapidement agressif, et parfois, la police doit déployer les grands moyens simplement pour reprendre le contrôle de la situation ». Le sénateur de Brême, Ulrich Maurer, a déclaré : « les violences excessives contre les policiers montrent que ces gens n’ont aucun respect pour notre ordre constitutionnel et ses représentants ».
Pas de quoi inquiéter Sophie Herriaud : « Même si le chemin n’est pas terminé, avec l’arrivée en avril de 182 nouveaux réfugiés, Brême ne cesse de montrer l’exemple en s’ouvrant vers ses nouveaux citoyens. Jan Dellwisch et les membres des associations « auront juste à faire un peu plus de café »… Aux saveurs d’intégration.» conclut l’étudiante en journaliste, qui explique, après avoir remporté son prix : « J’aimerais bien aller en Grèce ou en Turquie pour un reportage sur le parcours que mes amis réfugiés ont fait car certains ont failli mourir dans les camps là-bas … »
L’an passé, l’IUT Lannion avait déjà fourni le vainqueur de ce prix attribué par le HCR, pour un article d’Alexandre Reza-Kokabi intitulé ; « de N’djamena à Caen, l’itinéraire d’Akarbar, victime du régime Tchadien ». « Le problème là dedans, ça n’est pas l’engagement politique des journalistes. Chacun a le droit d’avoir ses idées et de les défendre. Le soucis, c’est lorsqu’un établissement comme l’IUT de Lannion est censé former des journalistes de toutes affinités politiques. Et là, comme à Lille ou dans la majeure partie des établissements qui forment au journalisme, ce sont à chaque fois des étudiants de gauche qui, bizarrement, en ressortent ou sont mis en avant. Etonnant non ? » s’interroge un proche de l’OJIM (Observatoire des journalistes et de l’information médiatique).
A l’IUT de Lannion, un professeur avait déjà récemment fait une comparaison – ou plutôt un parallèle douteux – entre terroristes islamistes et militants anti avortement , ce qui avait interrogé, déjà à l’époque sur le contenu politique enseigné aux étudiants …
Crédit photos : Breizh-info.com
[cc] Breizh-info.com, 2016, dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source
Une réponse à “Lannion. Sophie Hériaud, une étudiante en journalisme pro immigration récompensée”
Si le concours était organisé par le HCR et Le Monde, je suppose qu’aucun étudiant anti-immigration n’a perdu son temps à participer ! Mais si l’IUT de Lannion faisait sérieusement son travail, il aurait dû dissuader ses étudiants de participer à une opération qui relevait de la propagande politique plus que du journalisme. Hélas, il ne fait pas exception : toutes les écoles de journalisme sont fortement marquées à gauche, elles forment des journalistes qui penchent à gauche, lesquels font des journaux qui penchent à gauche… des journaux qui trouvent de moins en moins de lecteurs, car l'(é)lectorat, lui, est en train de changer de cap. Les écoles de journalisme scient la planche sur laquelle leurs étudiants voudraient s’asseoir…
Premier prix du concours : une publication dans Le Monde. Deuxième prix : une mention dans Breizh-info. Troisième prix : une inscription à Pôle emploi.