Grand Nantes : réfection en série de passages surélevés cet été

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14/07/2016 – 05H00 Nantes (Breizh-info.com) – Du 11 au 13 juillet, la rue Cassegrain, située derrière la tour de Bretagne, est barrée à la circulation. L’objectif des travaux : une toute petite section d’une dizaine de mètres, où un passage piéton surélevé est replacé.

Trois ouvriers d’Eiffage travaux publics de l’ouest (ETPO) défoncent la rue et refont les bordures. « Nous refaisons le passage surélevé qui n’était pas aux normes« , explique un ouvrier. « Nous en avons déjà refait une dizaine sur l’île de Nantes et d’autres sont prévus« , continue-t-il. En novembre 2015, la CFDT de la SEMITAN avait estimé que près d’une centaine des 2000 ralentisseurs du Grand Nantes étaient à refaire pour non conformité de planimétrie et de norme.

Ces ralentisseurs dangereux car trop surélevés font des dégâts aux suspensions des bus et des camions, endommagent les planchers bas des bus, mais peuvent aussi avoir des conséquences plus graves. En 2013 un éboueur était mort après que le camion de ramassage des déchets avait sursauté au passage d’un dos d’âne. Les deux éboueurs avaient chuté et l’un d’eux n’avait pas survécu à sa chute; ce passage était dans le quartier saint Félix, au nord de Nantes.
Cependant, les travaux d’été n’enchantent pas tout le monde, à commencer par les ouvriers. Si le temps franchement automnal est bienvenu, « au moins on ne crève pas de chaud« , la concentration des travaux l’été, pas vraiment. « On a été idiots de dire amen aux collectivités locales, à commencer par la mairie de Nantes, qui ont pris l’habitude de tout concentrer l’été. Ce n’est pas pratique du tout : les carrières tournent au ralenti, quand elles tournent, idem pour les centrales à béton ou à bitume. Quand on a besoin d’une toupie de béton, faut l’attendre une heure et demie, alors que d’habitude c’est trente minutes. Finalement, les coûts explosent et on a l’impression de travailler pour rien« .

Au moins, les ouvriers sont occupés, alors que le ralentissement de la commande publique suite, notamment, aux baisses des dotations globales de fonctionnement a provoqué, dans d’autres régions et dans de nombreux territoires ruraux, une réduction assez nette des travaux publics, notamment de voirie. Mises au régime sec, les collectivités, qui ont de grosses masses de dépenses incompressibles, notamment liées au personnel, parent au plus pressé en réduisant ce qui paraît le plus simple : les investissement d’avenir. Le choix pourrait s’avérer cependant imprudent, voire dangereux sur le long terme alors que les voiries dégradées se multiplient à travers toute la France. La Loire-Atlantique ne fait guère exception.

Crédit photo : DR
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