Ecologie. L’écologo-démagogie : l’idéologie malthusienne des enfants gâtés

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Jean de Kervasdoué est bien connu pour ses prises de positions concernant la santé publique et l’environnement. L’auteur, né en 1944, a une grande expérience dans le domaine de l’économie de la santé, il a été directeur général des hôpitaux (1981-1986), période durant laquelle il a été conseiller du Premier ministre Pierre Mauroy dans le domaine de l’agriculture. Jean de Kervasdoué est ingénieur agronome et ingénieur en chef des ponts, des eaux et des forêts.

Il siège à l’académie des technologies et enseigne au Conservatoire national des Arts et des Métiers (professeur émérite). C’est un scientifique qui sait de quoi il parle, même ce qu’il dit ou écrit n’est pas toujours ce que l’on voudrait entendre. Il prône une réforme du système hospitalier qu’il souhaite décentraliser, défend l’énergie nucléaire et s’oppose fermement au principe de précaution, tel qu’il est actuellement formulé par la Constitution.

Dans son nouveau livre, comme dans les précédents (Ils ont perdu la raison, Robert Laffont, 2014 ou Les Prêcheurs de l’apocalypse, pour en finir avec les délires écologiques et sanitaires, Plon, 2007), Jean de Kervasdoué alimente une nouvelle fois le débat sur les politiques sanitaires et environnementales. En dépit, de ce que l’on nous dit ou l’on veut nous faire croire, la situation sanitaire s’améliore, l’espérance de vie s’allonge (même en Chine), la mortalité infantile cède du terrain, la grande pauvreté régresse tant en valeur absolue qu’en valeur relative, la production agricole mondiale (2,5 milliards de tonnes de céréales en 2015, plus de 300 kg de céréales par tête humaine) a cru déjouant les prévisions des pessimistes malthusiens…

Le Club de Rome (un groupe de réflexion, créé en 1968 et composé de scientifiques, d’économistes, de fonctionnaires nationaux et internationaux et d’industriels) a sous-estimé la production agricole et la transition démographique mondiale (à l’exception de l’Afrique subsaharienne, le nombre global d’enfants par femme diminue). Comme  Robert Paarlberg, professeur de science politique à Harvard (à lire notamment de cet auteur, l’excellent livre : Food Politics. What everyone needs to know, Oxford University Press, 2013), Jean de Kervasdoué critique les chiffres de ces instances qui noircissent un tableau déjà noir (sans que nous ne nions les interactions pas toujours heureuses entre l’homme et la nature) et estime que les politiques alimentaires et environnementales passent par la lutte contre la pauvreté (et même, on pourrait y ajouter un ingrédient supplémentaires : les préjugés).

Ce sont surtout les gouvernements qui entravent le développement, comme cela a été le cas en Afrique subsaharienne où la révolution verte a été un échec (également en raison des difficultés à irriguer les terres).

Si Nicolas Hulot ou la chaîne de magasins Nature et Découverte ont une clientèle florissante, c’est parce que l’homme s’est adapté à la vie urbaine tout en conservant ses archétypes et son instinct primitif de chasseur-cueilleur. Les « donneurs d’alerte » écologistes jouent sur nos craintes en jouant sur les mots : si les catastrophes naturelles augmentent, c’est en raison de l’accroissement généralisé de la population mondiale : les phénomènes naturels quant à eux restent stables. Il est vrai que le flux d’informations en continue des chaînes du type CNN laisseraient croire que l’apocalypse est pour demain….

L’auteur pointe du doigt l’orientation politique de ces écologistes à la fois malthusiens, anticapitalistes et libertaires (il s’agit de la variante écologiste du phénomène de la transposition de la lutte des classes au Tiers-Monde avec son discours sur la repentance coloniale, les ouvriers français votant désormais pour le Front National, il a fallu pour eux, comme la nature, s’adapter).

Ont-ils totalement tort ?

Pour ce qui est de la dérive libérale et ultra-capitaliste, je ne le crois pas : les grandes industries cherchent le bénéfice avant tout. En effet, les pays, comme la Corée du Sud, où l’agriculture est hautement subventionnée et protégée représentent un marché juteux : là-bas, les sols sont pollués à hauteur de 12,8 kg à l’hectare. Les géants de l’agrochimie (Mosanto, Bayer, DuPont, Syngenta…) ont la main-mise sur les semences hybrides, obligeant ainsi le producteur a racheter ses semences tous les ans car celles–ci ne peuvent se reproduire et appartiennent à l’une de ces multinationales….

Cette volonté de monopole est quasi-totalitaire, en effet l’arche de Noë des semences de l’humanité, la Réserve mondiale de semences du Svalbard (située sur l’île norvégienne du Spitzberg) qui assure la protection de ce patrimoine mondial en cas de crise majeure, a été en grande partie financées par ces grands groupes, parce que propriétaires de la majeure partie du stock… Un tel monopole expliquerait pourquoi la France lutte bec et ongles contre ces multinationales productrices d’OGM, car il en va de notre indépendance alimentaire (et de notre indépendance tout court, car la sécurité alimentaire est un enjeu de défense nationale).

Un débat serein sur ces questions s’impose

Les solutions alimentaires et environnementales ne peuvent être univoques : elles passeront nécessairement par un dosage évolutif d’énergies nucléaire et renouvelables et d’agriculture industrielle et biologique. L’homme pollue depuis l’origine de l’humanité, on trouve actuellement des traces des activités polluantes des Romains dans des sondages effectués dans la calotte glaciaire cercle polaire arctique ; la « nature naturelle » n’existe pas et n’a jamais existé (quelles sont les variétés végétales originelles de France ? Le maïs, la pomme de terre ? Certes, non.), elle est changeante, car les espèces mutent d’elles-mêmes pour s’adapter : il faut donc apprendre à tirer partie de l’innovation, comme le firent toujours les agriculteurs, car les besoins alimentaires sont bien réels.

L’agriculture 100% biologique est une gageure : elle détruit tout autant l’environnement naturel (déforestation) et l’agriculture traditionnelle ne parvenait pas à nourrir régulièrement la population française.

Ce sont actuellement les solutions hybrides, la combinaison d’agriculture moderne et biologique, qui donnent les meilleurs résultats. L’amélioration de la biodégradation des pesticides est une avancée significative : il faut en tenir compte, car le consommateur pauvre (même ceux habitant les pays développés qui font leurs achats à Leader Price) veulent avant tout manger en quantité : consommer bio est le privilège de ceux qui rêvent de mixité sociale en envoyant leurs enfants dans les bonnes écoles et rêvent d’une nature édénique qui n’a jamais existé, car travailler la terre c’est dur.

Monsieur les écolo-démagogues, il est l’heure d’aller traire les vaches….

JEAN DE KERVASDOUÉ, ILS CROIENT QUE LA NATURE EST BONNE, ROBERT LAFFONT, 2016, 180 PAGES, 17€.

Par Rémy Valat, historien (via Metamag)

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1 COMMENTAIRE

  1. nature et découverte, c’est la scientologie ……. Le nucléaire aurait pu être au thorium plutôt qu’à l’uranium (professeur Edgard Nazare) – voir également les travaux de Jean Laigret concernant la production de carburant (institut Pasteur)

    maintenant il est vrai que le réchauffement climatique est une escroquerie (cherchez MARCEL LEROUX) – et que le pétrole est d’origine abiotique et non pas fossile

    pourquoi abandonnons nous l’île Tromelin ?

    Je ne sors pas de St Cyr mais il ne sait pas tout le professeur

    beaucoup de choses à dire – même si nicolas hulot n’est pas ma cup of tea

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