nantes_mosquee

16/01/2017 – 07H15 Nantes (Breizh-info.com) – L’Observatoire de l’Islamisation nous apprenait récemment qu’en décembre dernier, le 15 pour être précis, une classe de terminale ES du lycée public Jules Verne de Nantes, s’est rendue à la mosquée Assalam dans le cadre de cours de sciences sociales et de cours d’histoire.

Selon les témoignages recueillis, les professeurs voulaient les immerger dans l’ambiance d’une mosquée.

jules_verne
les élèves du lycée jules verne

Durant une heure, après s’être préalablement déchaussés, les élèves ont visité le premier bâtiment avec les salles de cours de langue arabe et la bibliothèque. Joachim Veliocas la déclare financée par la ville de Nantes sous Jean-Marc Ayrault à hauteur de 200 000 euros, dans son livre « ces maires qui courtisent l’islamisme ». Un financement qu’évoqua l’ancien responsable de la mosquée, Mohammed Guerroumi, que nous avions interrogé en 2015 et dont nous vous invitons à relire l’interview. Pour les responsables actuels de la mosquée toutefois « Dire que la ville de Nantes avait accordé une subvention de 200.000 €, pour financer le centre culturel, cela correspond à une rumeur qui n’a aucun fondement et que chacun peut vérifier.»

lycee
les élèves du collège lycée de Bretagne à la mosquée

Les élèves de terminale ont ensuite étaient amenés dans la salle de prière afin de rencontrer l’imam Ben Said Belgacem. Il leur a rappelé les préceptes de l’islam, avant de répondre à leurs questions autour d’un thé servi avec des gâteaux.

Le lycée Jules Verne n’est pas le seul à avoir pris cette initiative puisque le 10 janvier 2017, ce sont des jeunes du collège et du lycée Bretagne, à Nantes, qui ont pris la relève dans la mosquée. Contacté par téléphone, le proviseur, M. Nedelec, nous a expliqué l’objet de la visite : « Nos élèves de 5ème et de seconde étudient l’Islam dans le cadre des cours d’histoire et d’histoire de l’art. Ils ont donc visité la mosquée dans ce cadre, mais visiterons également la cathédrale de Nantes prochainement, puisque c’est aussi dans le programme. Il s’agit de découvrir les bâtiments religieux , et pour le cas présent, une mosquée, avec son minaret, sa coupole, sa salle de prière ».

Concernant le choix de la mosquée Assalam, le proviseur explique :  « C’est la mosquée de notre quartier – nous n’allons pas faire traverser tout Nantes à nos élèves, et c’est une vraie mosquée, pas une cave, qui n’est pas interdite à ce que je sache. C’est aussi cela la laïcité ».

L’UOIF, représentant en France d’une organisation classée terroriste par plusieurs pays

La mosquée Assalam de Nantes (présentée iciest affiliée à l’UOIF, l’Union des Organisations Islamiques de France, aujourd’hui présidée par Amar Lasfar. Selon Frank Frégosi, chercheur au CNRS, « L’UOIF est incontestablement le représentant des Frères musulmans en France. Elle incarne le canal historique de cette mouvance, même si, aujourd’hui, ses dirigeants veulent faire oublier cette filiation embarrassante. ». Les Frères musulmans sont en effet classés comme organisation terroriste en Egypte, en Russie, en Arabie Saoudite, aux Emirats Arabes Unis et s’opposent depuis la fondation de la confrèrie en 1928 aux états laïcs musulmans. 

« Pour le rappel, l’UOIF faisait parti en 2006  d’une coalition, conduite par le CFCM, portant plainte contre le journal satirique Charlie Hebdo » à propos de la publication des caricatures de Mahomet, rappelle Mediapart. Amar Lasfar, son président, après les attentats de Charlie Hebdo, avait à nouveau menacé de saisir la justice si Charlie Hebdo publiait de nouvelles caricatures. Ce dernier expliquait également, fin 2015, que Rachid Abou Houdeya était « un imam qui a apporté beaucoup à l’islam de France.» tout en reconnaissant que ce dernier avait « peut être dérapé » lorsqu’il expliqua à des enfants de Brest qu’ils seraient transformés en singes ou en porcs s’ils écoutaient de la musique.

Ces deux personnalités de la communauté musulmane de France devaient d’ailleurs participer à une conférence/débat en commun, le 28 mars 2016, à la mosquée de Roubaix, avant que M. Lasfar n’annule sa participation, remplacé par …Ahmed Miktar, recteur de la mosquée de Villeneuve d’Ascq, et lui aussi, membre de …l’UOIF. Titre de la conférence : « L’Union dans la diversité ».

En 2014, la mosquée Assalam invita le « professeur », Hassan Iquioussen, un prêcheur de l’UOIF qui, par le passé – avant de lisser son discours – tint des propos très marqués à l’encontre des juifs, tout en niant le génocide arménien.

https://www.youtube.com/watch?v=8ej7cBHQxHw

Pour l’Observatoire de l’Islamisation, l’UOIF est par ailleurs « connue pour son congrès annuel où viennent s’exprimer des cheikhs orientaux appelant à tuer pêle-mêle apostats, juifs, homosexuels et à conquérir l’Europe de manière ouverte (cheikh Qaradawi, Swaidan, Qarni, Hejazi, etc.), devrait être fermée depuis longtemps. Les dirigeants de l’UOIF n’ont jamais caché être des Frères Musulmans, organisation qui a attaqué 80 églises lors de l’été 2013 en Egypte… »Nous sommes des Frères Musulmans, tout le monde doit être fier des Frères Musulmans » expliquait le président de l’UOIF au journal algérien L’Expression en 2002, Lhaj Thami Breze.»

Ces affiliations et ces proximités, dans lesquelles il est parfois difficile de s’y retrouver, n’ont toutefois troublé ni le rectorat, ni l’Education nationale, ni les proviseurs des lycées que nous avons contactés.

Dans le quartier de la mosquée, il est vrai que l’imam Belgacem Ben Said a de l’influence sur les jeunes, et qu’il tente lui aussi de préserver la paix sociale : « Ce soir du réveillon pour tous les jeunes qui ne sauraient pas quoi faire, et au lieu de faire des conneries à l’extérieur, venez à la mosquée Assalam de Nantes à partir de Ichaa à 19h. Barbecue géant offert par la mosquée avec boisson.» écrivait-il le 31 décembre 2016 sur son compte facebook, afin d’éviter les incendies de voitures.

 Certains lycéens ayant rapporté cette visite à la mosquée, tout en reconnaissant « l’accueil chaleureux », s’étonnaient toutefois que leurs professeurs les y aient amenés, eux qui ne sont jamais allés visiter une cathédrale, ou, « diversité » oblige, un temple bouddhiste. D’autant plus que l’islam n’est enseigné qu’en cinquième au collège ou en seconde au lycée.

Photo : DR
[cc] Breizh-info.com, 2017 Dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine

2 Commentaires

  1. « les professeurs voulaient les immerger dans l’ambiance d’une mosquée »……….Et les immerger dans l’ambiance d’une église, ça ne leur vient pas à l’idée???

Comments are closed.