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25/03/2016 – 17h00 Nantes ( Breizh-info.com) – Après la féminisation des noms de rues, la Ville de Nantes s’était-elle trouvée un nouveau cheval de bataille ? C’est ce que se demandaient les habitants, riverains et usagers de la place Viarme, du boulevard des Américains et du Cardo.
Place Viarme, la sanisette était bouclée au cadenas depuis un mois. A la fin de la semaine dernière, celle de l’extrémité est du boulevard des Américains et celle du Cardo avaient aussi été bouclées.
Sur le marché de Sainte-Thérèse, ce mardi, les commerçants étaient « révoltés. Que les prix des emplacements ne cessent d’augmenter, on veut bien, mais ça fait partie aussi des services qu’on paie. Pour les hommes, ça va, mais les vendeuses, la mairie va leur distribuer des pisse-debout ? ». Place Viarme, le gérant d’un café, excédé, avait changé trois fois sa chasse d’eau depuis un mois que la sanisette était fermée. L’équipe de quartier est venue chez lui ce mercredi après-midi et ne peut s’expliquer pourquoi la sanisette est close, et renvoie sur les services techniques. Le service presse de la mairie non plus.
« On se demande à qui appartient la ville », tonnait un habitant des alentours de la place Viarme, qui a dû chasser plusieurs fois des gens venus se soulager carrément dans le hall de son immeuble. « Est-ce que c’est à nous, Nantais, qui payons des impôts, ou aux employés de la mairie, qui peuvent se dire tiens, on a des cadenas qui nous servent à rien, on va fermer les chiottes et tant pis pour les gens ! Et demain, ils nous coupent le tram ? ».
Heureusement cette histoire, digne du célèbre Topaze de Pagnol – corruption en moins – se termine bien : l’auteur de ces lignes étant intervenu énergiquement auprès du fonctionnaire municipal chargé de cette épineuse question, la Ville a réglé depuis le problème. Au grand soulagement des usagers et des riverains…
L.B.G
Crédit photo : DR
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3 réponses à “La Ville de Nantes a-t-elle déclaré la guerre aux sanisettes ?”
Même la liberté de pisser est menacée. Heureusement Breizh Info était là :D
Une sanisette rouverte, bravo — mais c’est un travail de Sisyphe, car ces édicules sont fermés plus souvent qu’à leur tour. Nantes était autrefois équipée de nombreuses pissotières. La gauche a toujours été contre et a fermé la plupart d’entre elles (par hygiénisme et aussi parce que les fonctionnaires municipaux n’avaient pas envie de faire le ménage — des fois que ça rendrait service au public…). Il est vrai qu’elles avaient parfois d’autres usages. Et alors ? On voit bien l’hypocrisie de ces gens qui font des courbettes aux LBGT par devant et cherchent à s’en débarrasser par derrière, si j’ose dire. Il faut imaginer Sisyphe urineux !
Dire que c’est la gauche a tout fait pour en installer (cf. Clochemerle) ! Les pissotières, ce fut progressiste !