31/05/2017 – 05h50 Vitré  (Breizh-Info.com) – Sur la 5ème circonscription d’Ille et Vilaine, la députée sortante, Isabelle Le Callennec (LR-UDI) repart pour une campagne électorale à l’occasion des élections législatives. Face à elle, 9 autres candidats (voir ci-dessous) dans une grande circonscription qui compte les cantons d’Argentré du Plessis, Vitré, Cesson Sévigné, Châteaubourg, Châteaugiron, La Guerche de Bretagne, Janzé, Retiers et Rennes Est.

Pour cette élection, les candidats sont donc Jean-Pierre Charrier (Debout La France), Marie de Blic (Parti chrétien démocrate), Isabelle Le Callennec (LR), Laurence Prin (FN), Gilles Marzin (Parti breton), Bernard Martin (EELV), Mickaël Hugonnet (France insoumise), Stéphane Lenfant (PS), Alice Mole (UPR), Christine Cloarec (LREM), Sabine Comès (Oui la Bretagne), Françoise Hamard (LO).

Nous avons interrogé Marie de Blic afin qu’elle se présente aux électeurs (les autres candidats peuvent répondre à nos questions sur [email protected]) .

Breizh-info.com : Pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ? Qu’est ce qui vous a amené à entrer en politique ?

Marie de Blic : J’ai eu la chance de grandir dans une famille stable. Cela m’a donné un équilibre et une confiance qui m’ont permis de vivre mon parcours. J’ai aimé pratiquer le sport, étudier le droit, passer des concours. Mariée, j’ai eu la joie d’avoir une famille nombreuse, avec là aussi des défis à relever. Cadre dans la fonction publique, j’ai pu participer à divers travaux pour le Ministère de la santé, en gérant une carrière assez découpée pour élever nos enfants. J’ai approfondi le sens de la vie, et répondu à de nombreux appels à l’engagement. Depuis les « événements » de 2013 auxquels j’ai pris part, j’ai compris qu’il fallait aller plus loin, prendre des risques nouveaux, m’engager en politique. J’ai donc saisi l’opportunité de conduire une liste à l’élection européenne sous le label Force Vie, puis sous le label Union de la Droite et du Centre, j’ai fait campagne à l’élection départementale en Ille-et-Vilaine, puis l’élection régionale pour la Bretagne. Aujourd’hui, c’est à nouveau sur mon nom et avec le Parti chrétien démocrate, avec mon suppléant Jean-Pierre Masclet, que je porte au nom de tout un électorat cette candidature à l’Assemblée nationale.

Breizh-info.com : Pourquoi avoir décidé de vous présenter sur cette circonscription ?

Marie de Blic : Parce que j’y habite, tout simplement. Il est vrai que la décision n’a pas été facile, car nous avons eu pendant 5 ans une députée dont la ligne de conduite est proche de la mienne. Mais la tempête s’annonce dans son parti, sitôt passées les législatives (comme d’ailleurs dans les autres grands partis défaits à la présidentielle) ; . Aussi, les électeurs qui voteront pour le PCD au premier tour, rendront un vrai service à la droite : ils lui montreront la direction à prendre !

Un point supplémentaire doit être considéré : c’est tous les 5 ans, au moment du 1er tour des législatives, que la représentativité des partis politiques est mesurée par l’Etat : si nous ne présentons pas de candidat, aucun électeur ne peut voter pour ce parti, et la représentativité détermine la vie matérielle des partis.

Breizh-info.com : Quelles sont les principales mesures législatives que vous voudriez faire voter en tant que député ? Et celles contre lesquelles vous vous battriez ?

Marie de Blic : Une réponse à cette question n’est pas simple puisqu’elle dépendra de notre poids au Parlement : il est inutile de parler seulement de la loi Taubira si nous sommes minoritaires, son abrogation sans rétroactivité restera seulement comme un projet à long terme.

Par contre, il est déjà possible de dire que nous voudrions faire voter une mesure garantissant la stabilité fiscale et réglementaire pour les familles comme pour les entreprises, rétablir le quotient familial à un juste niveau, appliquer un système de bonus aux pensions de retraite en fonction du nombre d’enfants élevés. Nous voudrions aussi renouer avec une politique d’aménagement équilibré du territoire, réformer la loi SRU par une obligation des collectivités en termes de flux, et non de stock…

Notre programme est disponible sur le site internet www.pourlamourdelafrance.fr .

Celles contre lesquelles nous nous battrions ? Celles qui ont un impact négatif sur la dignité humaine, tant en droit du travail que pour la reproduction humaine par ex !

Breizh-info.com : Quel regard portez vous sur l’élection d’Emmanuel Macron ?

Marie de Blic : Son élection est le résultat d’un travail méthodique et déterminé. Nicolas Sarkozy avait verrouillé son parti pour le porter, lui, comme vainqueur ; Alain Juppé avait exigé que la primaire de la droite soit « ouverte » pour se garantir un électorat qui le porte, lui, vainqueur ; Manuel Valls avait tablé sur sa loyauté pour conquérir, et … un autre est survenu, qui a utilisé des moyens inédits.

Je pense qu’aujourd’hui, nos institutions ne sont plus compatibles avec l’hyper médiatisation, mais ceci est une autre question. Donc, puisque M. Macron est président désormais, il est juste hors de question de lui donner les « pleins pouvoirs » : il dispose du pouvoir exécutif, du pouvoir médiatique pour une large part, et il veut aussi en quelque sorte le pouvoir législatif ? Dangereux. Surtout quand on se rappelle les conditions de son élection.

Saisissons plutôt l’occasion de choisir des députés qui feront mieux fonctionner notre Parlement : avec des majorités constituées sur les projets, et non plus calées sur l’opposition systématique.

Breizh-info.com : Vous être très attachée au combat pour la famille. Pouvez-vous nous en parler ?

Marie de Blic : A titre personnel, puis associatif et institutionnel, avec les Associations familiales catholiques (AFC) puis l’Union nationale des associations familiales (UNAF), j’ai agi de mon mieux pour encourager l’attention à la vie familiale dans notre pays comme au niveau européen. Qu’il s’agisse du droit du travail, du droit de la consommation, de la protection de la jeunesse, de la prévention, de l’éducation ou du droit de la famille (mariage, filiation, séparation…), j’ai toujours cherché à faire comprendre que la famille n’était pas une « option » mais un élément constitutif de la société humaine. Elue Secrétaire générale du PCD en mars 2017, je constate que de trop nombreux responsables politiques pèchent par négligence : non, la dimension familiale dans nos politiques publiques n’est plus une évidence, elle doit y retrouver sa place.

Breizh-info.com : Un mot sur vos concurrents dans cette circonscription ?

Marie de Blic : J’observe qu’il existe encore des visions liées à la lutte des classes ; opposées à la paix sociale, elles honnissent les patrons et les riches. Il est pourtant évident que la diversité humaine conduit à avoir des places différentes, mais qui devraient être autant respectées. Nous avons besoin de personnes plus riches qui utilisent intelligemment leur argent pour le bénéfice de tous : investissement dans les outils de production de l’entreprise qui embauchera, etc…

J’observe aussi des électeurs surprenants : face à notre slogan de campagne « Pour l’amour de la France »,  quelqu’un nous suspecte d’être anti-européens : mais c’est une élection au Parlement français, Monsieur ! Ou encore, PCD ça veut dire Parti chrétien-démocrate ? ah alors ça ne m’intéresse pas : vous détestez le mot  « chrétien », Madame ? Le débat est ouvert.

Breizh-info.com :  Que lisez-vous actuellement ? Quels films regardez-vous ?

Marie de Blic : « Les cloches sonneront-elles encore demain ? » de Philippe de Villiers, et « Miracle dans les Andes » de Nando Parrado. Ce dernier livre témoigne de l’énergie pour survivre malgré des éléments hostiles, de la force immense de l’amitié, de la volonté, et d’une équipe… Côté films, la distraction pure ne m’intéresse pas beaucoup, mais j’aime ceux qui ont du sens, tels que Les Pépites, Et les mistrals gagnants, Little Boy, etc…

Breizh-info.com : Le mot de la fin, pour nos lecteurs et vos électeurs ?

Marie de Blic : Merci de m’avoir lue. Aux lecteurs qui ont la chance d’avoir un candidat du PCD dans leur circonscription (120 en France), n’hésitez pas, votez pour lui au 1er tour. Pour ceux qui n’ont pas cette chance, une autre façon de voter pour le PCD, c’est de l’aider à financer cette grosse campagne législative, puisque, hormis sous la forme de déductions fiscales aux donateurs imposables, l’Etat ne le fera pas pour nous. Notre liberté, nous la payons. Merci pour votre soutien.

Propos recueillis par Yann Vallerie

Crédit photo : DR
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