Voyage à Nantes. « Et dire que nos impôts locaux payent ça… »

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04/07/2017 – 08h10 Nantes (Breizh-Info.com) – Le Voyage à Nantes s’est ouvert ce 1er juillet. Si le toboggan qui habille (ou défigure, c’est selon) les remparts du château des Ducs de Bretagne n’est toujours pas ouvert, les places Royale et Graslin ont vu des centaines de curieux affluer autour des œuvres installées sur chacune de ces places.

Place Graslin, la déesse Hécate

C’est une file d’attente continue qui se presse pour visiter l’installation du plasticien Nicolas Darrot. Intitulée « Hécate » elle représente la forme de la déesse allongée sur le sol au pied des marches du célèbre théâtre Graslin.

Voyage à Nantes Place Graslin

Annie, 67 ans et enseignante à la retraite adore : « On a fait la queue pendant un bon quart d’heure mais ça valait le coup. On entre dans une atmosphère astrale qui prend aux tripes. » Pour elle le Voyage à Nantes est « un événement extraordinaire » qui met en valeur l’art « sous toutes ses formes. » Même l’art classique et la recherche du beau ? La réponse est claire : « Il faut vivre avec son temps, l’art contemporain est devenue la norme et je trouve ça très bien. Pour les arts plus classiques, il y a des musées remplis de ça ! »

Voyage à Nantes Place Graslin

Pour Jacques, 46 ans, venu avec son fils de 13 ans, c’est un peu différent : « C’est important d’éveiller mon fils à certaines formes d’art mais je l’emmène également dans des expositions plus classiques. La base de notre civilisation, c’est l’art classique, il suffit de regarder tout ce que la Renaissance a puisé dans les sources antiques. »

Un passant, visiblement agacé, est plus virulent : « C’est n’importe quoi, la place est gâchée. Je n’en peux plus de ce Voyage à Nantes ! Vivement la fin de l’été que cet étron disparaisse ! »

Place Royale, une île sur les pavés

Place Royale, une installation gigantesque s’est installée. Pensée et réalisée par Laurent Pernod, l’œuvre, « La terre où les arbres rêvent », a fasciné les Nantais et touristes en goguette.

Voyage à Nantes Place Royale

Philippe, comptable, admire « le gigantisme de l’œuvre » mais « ne comprend pas le but de l’artiste. » Verdict : « impressionnant mais pas inspirant. »

Pour Tristan et Marie-Claude, c’est au contraire une superbe chose pour Nantes : « C’est super comme concept, le Voyage à Nantes attire les touristes et anime Nantes durant l’été. C’est un super boulot de la mairie. Regardez comme les enfants aiment ce genre d’œuvre qui sort de l’ordinaire… C’est vraiment parfait ! »

Séverine, 41 ans et directrice des ressources humaines, aura le mot de la fin : « Clairement, c’est très grand mais je trouve que ça défigure complètement la place… C’est triste. Et dire que nos impôts locaux payent ça… »

NF

Crédit photos :  Breizh-Info.com
[cc] Breizh-info.com, 2017, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine

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5 Commentaires

  1. On voit le même genre de chose dans plein de villes en Europe. Une fois qu’on a compris qu’il s’agit de cultiver le grotesque et de désacraliser notre tradition artistique, on n’a plus grand chose à dire sur les oeuvres elles-mêmes. Mais on est quand même déçu par l’attitude des autorités qui organisent la chose à Nantes et ailleurs. Ça montre que les postes de dirigeants locaux sont occupés par des charlots. Ils se contentent de suivre le mouvement.

    Quand ils nous imposent de l’art contemporain monumental, c’est juste une facette du Grand Remplacement. Certains trouvent ça marrant. Évidemment, c’est moins grave que de nous imposer des immigrés du tiers-monde. Mais en fait, les deux vont ensemble. Les mairies qui aiment l’art contemporain sont sûrement les mêmes qui aiment les centres d’accueil pour migrants soudanais fuyant la guerre de Syrie.

    L’art contemporain est l’une des facettes du mouvement gauchiste anti-blanc, tout comme le pédagogisme de Meirieu, le bolchévisme de Yagoda et Kaganovitch, l’immigrationnisme de la LICRA, la propagande pour la drogue et les comportements sexuels déviants, etc.

    Il n’y a aucune demande populaire derrière l’art contemporain. Ça repose entièrement sur le gouvernement et ses subventions, sur le ministère de la culture, les musées, les Centres d’art contemporain, les universités, les écoles de beaux arts, les médias, etc.

    Pour tout ce qui concerne la communication et la politique culturelle, on constate que les administrations recrutent surtout des gens qui ont un parcours certifié gauchiste, souvent des gens proches des réseaux socialo-communistes. Ils ne risquent pas de résister à la politique du gouvernement. On aurait pu espérer qu’ils subventionnent de vraies écoles de formation artistique et qu’ils aident de vrais artistes à se faire connaître. Mais il n’y a pas grand chose à attendre d’eux.

    On sait que ce sont les préfets sans âme qui dirigent les DRAC (Directions Régionales des Affaires Culturelles) chargées de répandre partout l’art contemporain. Ils ont de gros budgets. De leur côté, les villes et conseils généraux sont trop nuls et trop conformistes pour refuser de coopérer avec la politique destructrice de la DRAC.

    Si on regarde la liste des ministres français de la culture, on voit bien que la plupart d’entre eux sont des ennemis de la civilisation européenne. Chez eux, la promotion de l’art contemporain va avec la promotion de l’homosexualité et tout le reste.

    Donc, comme d’habitude, le problème ne vient pas du peuple, mais de la petite mafia qui tient le gouvernement, les médias, et également le marché de l’art.

    Sur le plan idéologique, le discours bidon qui essaye de légitimer l’art contemporain se rattache au communisme, au marxisme culturel, à l’école de Francfort (Adorno et compagnie), et à la gauchosphère en général.

    Mais en fait, les charlatans du monde artistique ne se sont pas imposés grâce à leurs théories marxistes ou adornistes. Ils n’ont jamais convaincu personne que l’art contemporain avait une valeur artistique. Ils ont utilisé d’autres méthodes : ils ont pris le pouvoir politique, saboté la formation des étudiants dans les écoles de beaux arts, acheté les galeries d’art, acheté les médias, étouffé la vie artistique traditionnelle… Ils se sont infiltrés dans toutes les institutions, se sont recrutés et entendus entre eux… Ils ont manipulé le marché et ont enrichis leurs complices grâce aux commandes d’État. Ils avaient un double but : se remplir les poches / détruire la tradition artistique européenne.

    Si les forces du chaos n’avaient pas le monopole de la presse, les imposteurs de « Voyage à Nantes » se feraient jeter. C’est vrai aussi pour les gouvernements occidentaux en général. Si on avait une presse libre, les responsables de la politique du Grand Remplacement ne pourraient pas se maintenir au pouvoir.

  2. Dommage que les gens soient si prompts à se plaindre… Le Voyage à Nantes est une chance pour les commerces et restaurants de notre belle ville. Et au contraire, je trouve qu’aucune des œuvres cette année ne la défigure. Vive l’art contemporain !

    • Peut-être que si on utilisait l’argent dépensé dans des aides aux investissements aux commerces et restaurants, ce serait aussi une chance ?
      Plutôt que de faire fonctionner une mafia culturelle municipale biberonnée à Gramsci.
      Si ce nom vous parle, c’est une question de Culture.
      Ce que n’est pas le VAN.
      Musée d’Arts(sic: l’élision est présentement une faute, encore faut-il un minimum de Culture pour le remarquer) fermé pendant trop d’années pour si peu de gains de places.
      Le musée Dobrée dans un état lamentable.
      Et certains osent parler d’investissement culturel ?
      Avec tous les autres musées, le 1er dimanche gratuit n’est pas de mise en été: quid des Nantais qui ne peuvent pas partir en vacances mais veulent faire un effort de Culture ?
      Parce que les machins du VAN sont imposés. Pas le choix.
      De plus, toutes les villes comparables à Nantes proposent ce genre de choses. Nantes n’est qu’une étape sur un parcours, soit de la Bretagne, soit du Val de Loire. Aucun touriste ne vient à Nantes pour ces machins. Ils s’arrêtent simplement dans la grande ville du coin après avoir pris un bol d’air maritime ou campagnard.
      Reste les jeunes étudiants ou actifs, beaucoup plus en attente de festivals, et plutôt pingres.
      Le VAN a d’abord pour mission d’endormir les Nantais en leur donnant l’impression que la ville est originale. Il suffit d’avoir un peu voyagé pour se rendre compte que Nantes fait plutôt de la peine.
      Depuis 30 ans, Nantes est une Belle Endormie. Au nouvel opium du peuple: la com’.
      La génération précédente comptait Demy et Hubert en cinéastes à succès. Où sont les successeurs ? De Dominique A, bon chanteur, on passe à Christine & the Queens, vide en dehors du concept. Même Elmer Food Beat avait une énergie folle, face à la bobo dépressive.
      Depuis que Blaise et consorts sont au commande, la Culture se meurt à Nantes !
      C’est le règne du culturel, c’est-à-dire la pub, la com, le logo, le slogan, l’infantile, le débile. Mais en rien l’Art ou la Culture.
      Quant aux Machines, je salue le travail des artisans. Mais nous sommes face à des manèges qui n’atteignent un équilibre financier qu’avec l’argent public ! Combien venant de nos commerçants et restaurateurs ? À ce titre, le Puy du Fou est bien supérieur (certes, beaucoup de bénévoles), et, même si ce n’est pas de l’Histoire mais aussi un parc d’attractions, il y a un vrai fondement culturel (combien passe par Nantes pour le Puy du fou mondialement connu ?).
      Le Royal Deluxe ? Des années que ça ne propose rien et que c’est un calvaire d’être dans le centre ce jour-là.
      Le Carnaval, lui, vibre beaucoup plus de Culture que ce Royal Deluxe qui n’est ni plus, ni moins qu’une copie mais… avec de l’argent !
      Les carnavaliers font preuve de beaucoup plus de créations et d’Indonésie avec presque rien de plus que leurs passions.
      Folle Journée, RDV de l’Erdre, voilà tout ce que la ville offre d’intéressant.
      Initiatives qui remontent avant la mafia des cul-tureux à l’esprit mort mais aux poches pleines.
      Les gens ne sont pas prompts à se plaindre. Cela fait 30 ans que ça dure.
      Les gens sont à bout.
      Si vous faites partie de cette mafia et de sa veille internet, faites passer le message.
      Si vous êtes une citoyenne ordinaire, cultivez-vous en lisant Orwell et Huxley en évitant de polluer votre esprit par les installations du VAN.
      Si vous êtes une indépendante de l’hôtellerie ou commerçant, vous méritez mieux.

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