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22/07/2017 – 06h30 Nantes (Breizh-Info.com) – C’est l’été, c’est le Voyage à Nantes et Nantes se couvre d’oeuvres d’art pour camoufler le quotidien. Ainsi, un transformateur planté au bas de la CARSAT, face à la grande Poste de la place Bretagne, a été réinventé en Post Office à l’anglaise.
Tout est bien comme dans les métropoles bobo – faire la même chose partout pour faire original. Un certain Docteur Papers, alias Jérôme Baillet, graphiste de son état et Nantais depuis a donc redessiné 20 armoires électriques ou d’éclairage un peu partout en ville. La mythologie habituelle est sauvegardée : anglais obligatoire (« Nantes post office ») et idéologie de l’Ouest, puisqu’il s’agit du bureau des « facteurs les plus rapides de l’Ouest ». Le riverain attentif pourra scruter les portes : «Nantes », « Loire », « Bretagne », « Reste du monde ».
Si l’idée de séparer la Bretagne du reste du monde est louable, celle de séparer Nantes de la Bretagne l’est nettement moins. Et on ne parle même pas d’arracher la Loire à Nantes, qui est irrigué par la grandeur bleue et grise du fleuve royal. Mais peut-on en demander beaucoup à un graphiste qui vient de la capitale ? « Étant donné la grande concurrence artistique sur le marché parisien, c’est à Nantes que j’ai réussi à me faire une place », confiait-il radieux sur un site spécialisé en 2014, sa place toute chaude dans la cité des Ducs de Bretagne.
La consécration pour Nantes qui se rêve en capitale de la culture moderne (et verte) Européenne, mais ne cesse de recycler les rebuts du marché de l’art parisien.
LM
Crédit photo : DR
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2 réponses à “Nantes. La photo du jour : le transformateur qui recycle l’idéologie du Grand Ouest”
Bah ! ça au moins ça ne mange pas de pain, c’est rigolo et pas encombrant. Le Voyage à Nantes gaspille l’argent public dans des choses beaucoup plus prétentieuses.
Nantes recycle plutôt les ratés du marché de l’art de la « global-culture ».