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22/07/2017 – 08H00 Nantes (Breizh-info.com) – Ce 9 juillet en soirée, lorsqu’un orage a fait tomber des pluies diluviennes sur Nantes, de nombreuses caves et boutiques du centre-ville de Nantes ont été inondées. Dans l’église Saint-Louis (FSSPX), une partie du plafond, vétuste et gorgée d’eau, s’est effondrée à la toute fin des vêpres. Et à l’église Saint-Similien, au sud de Talensac, la nef a été inondée.
Les causes en sont évidentes quand on observe la toiture de l’église. Elle souffre d’un manque d’attention et d’entretien flagrant – et ce, bien qu’elle soit affectée au culte, et donc que la puissance publique doive la maintenir hors d’eau et hors d’air comme le prévoit la loi de 1905. Seulement, la mairie de Nantes ne satisfait pas à ses devoirs, malgré les relances répétées de paroissiens de plus en plus inquiets devant l’état d’abandon croissant de leur église.
Dans la dernière chapelle avant la porte donnant sur la rue Sarrazin, la voûte et un cul de lampe sont couverts de mousse – il manque des ardoises, et l’eau tombe en cataracte au-dessus du confessionnal à chaque grosse pluie. Même chose sur la chapelle symétrique au sud, côté rue de Bel Air. Sur le transept nord, il manque un bout d’arêtier en cuivre. L’eau s’infiltre par la crête du toit dans le grand comble. Sur le bord du même transept, la gouttière est percée, un bel arbre pousse dans la brèche. Et un autre darde ses rameaux dans le ciel quelques mètres plus bas, au droit du précédent.
Plus bas encore, les chéneaux des chapelles latérales sont bouchés. L’eau déborde et inonde tant les voûtes que les ouvertures. A plusieurs endroits, il manque des ardoises. Des vitraux, abîmés depuis des années, ne sont toujours pas réparés et ne sont plus étanches. Les arbres le long de la rue Sarrazin battent de leurs branches par jours de grand vents et abîment les gouttières des chapelles avoisinantes, faute d’avoir été jamais taillés. Le parvis est couvert d’herbe, qui attaque la maçonnerie. On peine à croire que la ville de Nantes serait ruinée par une tournée de désherbage manuel ou thermique. Alors que la mairie n’a d’yeux que pour le tourisme, une des plus belles églises de Nantes étale ses balafres à la vue de toute la ville. Hors le cloître et les chapelles du choeur, tout reste à reprendre en toiture.
« C’est haut et mal accessible pour mettre un échafaudage, c’est vrai, mais ce ne serait pas dur de faire intervenir des travailleurs sur corde », constate une riveraine. D’autant que c’est techniquement possible, et que ces artisans, souvent agréés pour les monuments historiques, peuvent changer des arêtiers ou des ardoises, déboucher des chéneaux, réparer des étanchéités, bref « faire toutes ces réparations nécessaires pour qu’un petit problème à 500 ou 1000 euros ne devienne pas un grave souci à un million », remarque un autre paroissien habitué à la maintenance des grands bâtiments.
Pourtant, selon nos informations, alertée plusieurs fois par des paroissiens inquiets, la mairie de Nantes aurait refusé le recours à ces sociétés spécialisées… pour finalement ne rien faire. Pendant que tous les yeux sont tournés vers la grande baudruche du Voyage à Nantes, Saint-Similien prend l’eau. Comme Notre-Dame de Bon Port, ou encore Saint-Jacques de Pirmil, à laquelle il manque plusieurs ardoises sur la crête du toit. Ce n’est pourtant pas grand chose… mais ça suffit pour que rien ne soit fait et que la charpente pourrisse lentement.
D’autres municipalités de grandes villes semblent mieux avisées. A Orléans, la toiture de l’église Notre-Dame de Recouvrance, pourtant bien mal en point après près de 25 ans d’oubli, a été réparée en plusieurs campagnes d’intervention d’ouvriers sur cordes de 2011 à 2013. Ils ont notamment repris la toiture et refermé une brèche de près d’un mètre carré sur le toit du clocher. A Nantes, les paroissiens de Saint-Similien attendent. Pour combien de temps encore ?
Crédit photos: Breizh-info.com
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Une réponse à “Nantes : l’église Saint-Similien fait eau de toutes parts”
La mairie est bien socialiste,alors tout s’explique il y a une autre religion qui intéresse de plus en plus les gauchistes.