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26/08/2017 – 05h00 La Baule (Breizh-info.com) – Dans une lettre envoyée le 10 août dernier au maire de La Baule, le ministre de la Transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot, a approuvé le fait que Veolia reste le concessionnaire privé de la plage de La Baule (contrat signé fin 2016). Un véritable bras d’honneur adressé aux 35 établissements de plage installés à La Baule qui s’opposent à la concession accordée à Veolia pour exploiter la plage.
Le groupe de services a en effet obtenu – une première en France – une concession de 12 ans pour l’exploitation des 5,4 kilomètres de la plage de La Baule,
Les Échos explique de quoi il s’agit : « La philosophie de cet appel d’offres, élaboré après des échanges avec la mairie, prévoit la reproduction à l’identique du profil de la grève : même nombre de clubs de voile, de clubs pour enfants, de restaurants saisonniers ou ouverts à l’année. Le principe étant de repartir de zéro, tous les établissements doivent raser leurs locaux et les reconstruire selon un standard en forme de parallélépipède bleu démontable chaque hiver pour les saisonniers. Un coût allant de 200.000 à 700.000 euros. Veolia va, lui, financer la rénovation des accès, des toilettes publiques et le nettoyage de la plage. Pour rentabiliser les 150.000 euros d’abord, puis 177.000 (contre 33.330 pour Pornichet…) versés à l’Etat chaque année, le groupe va collecter, selon l’association La plage, coeur de La Baule, un total de redevances de 452.000 euros la première année, grimpant à 805.000 euros la quatrième saison. Veolia indique, lui, une hausse maximale de 57 %. De quoi mettre sous tension le modèle économique des établissements de plage, qui emploient 500 saisonniers et 30 à 50 permanents pour environ 8,5 millions de chiffre d’affaires. »
S’adressant au maire, le ministre déclare : « Si vous êtes désormais prêt à faire usage de votre droit de priorité pour que la concession de plage vous soit attribuée, cette option ne peut toutefois être envisagée au regard des conséquences financières à laquelle elle aboutirait pour tous les acteurs engagés en faveur de la gestion et la valorisation de la plage de La Baule.»
Une condition à cette application : l’application d’une redevance moyenne de 5,5% du chiffre d’affaires pour les exploitants de La Baule, comme ceux de Pornichet. Une condition acceptée facilement par Veolia
Une question se pose toutefois concernant cette privatisation d’un espace appartenant initialement à tous les citoyens : Nicolas Hulot n’est-il pas juge et partie dans cette privatisation ? En effet, comme l’a montré le site Délits d’Image, la fondation de Nicolas Hulot compte, parmi ses mécènes ….Veolia.
Cela signifie donc que le ministre a tranché en faveur de la société qui fait partie des plus gros apports de capitaux pour sa fondation privée. Fin juin, le Canard Enchainé rapportait que de 2012 à 2017, Veolia avait contribué à auteur de 200.000 euros par an à la Fondation, et que la société possède un siège dans le conseil d’administration de la désormais appelée « Fondation pour la nature et l’homme ».
Nicolas Hulot, juge et partie dans la privatisation de la plage de La Baule ? La question est posée …
Crédit photo : DR
[cc] Breizh-info.com, 2017, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine
5 réponses à “Veolia à La Baule. Nicolas Hulot, juge et partie dans la privatisation de la plage ?”
Soyons sérieux : étant donné le risque politico-médiatique, Nicolas Hulot ne va pas se mettre en danger pour 200.000 euros qui ne tombent même pas dans sa poche personnelle. Par ailleurs, la plage de La Baule n’est pas un enjeu majeur pour un groupe de la taille de Veolia.
Il en va autrement pour les 35 établissements de plage. Mais que font-ils, sinon privatiser des petits bouts de plage ? Ils ne veulent pas qu’on leur reprenne en partie ce qu’ils ont pris à la collectivité ! Et la redevance qui leur est demandée est dérisoire : le fait d’être installés sur la plage plutôt qu’en ville explique-t-il 5,5 % de leur chiffre d’affaires… ou plutôt 55 % ?
Enfin, la municipalité de La Baule s’est montrée nullissime dans cette affaire. C’est elle qu’il faudrait critiquer, pas Nicolas Hulot.
Conflit d’intérêt = démission …….normalement !
[…] Source : http://www.breizh-info.com/2017/08/26/76465/veolia-la-baule-nicolas-hulot-juge-partie-priv… Auteur : Date de parution : 26 August 2017 | 3:00 am […]
ce mec est un vendu
Nicolas Hulot doit également prendre la même décision pour NDL & VINCI , car là la facture va être salée !!!
on parle de plus de 600 millions d’euros de dédommagement …
surtout que le référendum est FAVORABLE à NDL !!!