Naïvement, Nicolas Hulot croyait qu’il pourrait impulser une véritable politique écologique dans le gouvernement Macron-Philippe dans lequel il fut recruté. En réalité, seule son image et sa notoriété intéressaient le tandem Elysées-Matignon. On lui fit cadeau de Notre-Dame-des-Landes…
« Pendant le premier quinquennat de Macron, Nicolas Hulot [ministre d’Etat, ministre de l’Ecologie], qui avait précédé Barbut [Monique Barbut est ministre de la Transition écologique], avait subordonné son entrée au gouvernement à la possibilité de passer ses vacances d’été en Thaïlande pour « faire du surf ». Ce qui lui fut accordé, ce que confirme un haut dignitaire de l’Etat au « Canard ». Sans que cela l’empêche de démissionner le 4 septembre 2018, au motif que l’écologie n’était pas la priorité du gouvernement. Un souvenir cuisant pour Macron, qui ne veut pas, « à neuf mois de la présidentielle, avoir un deuxième Hulot à gérer », confirme un membre de son entourage. Et le même d’ajouter : « Le Président déteste qu’on lui dicte son agenda. Je pense qu’il veut la virer mais qu’il veut décider quand il la virera. » (Le Canard enchaîné, 29 juillet 2026).
Nicolas Hulot ne se contente donc pas de faire du surf chez lui à Saint-Lunaire… Il a un faible pour la Thaïlande… Sa démission fut brutale : il l’annonça un beau matin alors qu’il était l’invité de la matinale de France Inter. Son départ s’effectua sans tambour ni trompette : pas de tournée des studios de radio et des plateaux de télévision. Pas de déclarations, pas d’interviews dans les journaux. Pas de livre pour raconter son passage au gouvernement. Pas de plaintes, pas de critiques de Macron.
Il existe des méthodes pour calmer les ministres qui font les “malins“
Dans son livre Clause de conscience (Grasset), Gilles Martin-Chauffier , ancien rédacteur en chef de Paris Match, raconte les “aventures“ d’un certain « Laurent Defoix » qui fut, lui aussi , ministre de l’Ecologie ; Martin-Chauffier est habitué à travailler avec « Coco » – c’est-à-dire Michèle « Mimi » Marchand, la patronne de l’agence Bestimage, papesse de la presse people et spécialisée dans les «paparazzades ». « Coco » fournit fréquemment Scoop, c’est-à-dire Paris Match, en « « exclusivités ».
La « paparazzade » aura lieu en Sicile où va se dérouler un séminaire pour la défense des mers et du climat. « Coco » explique donc au rédacteur en chef de l’hebdomadaire « Le poids des mots, le choc des photos » en quoi consiste l’opération : « On veut des images de Laurent Defoix. Il compte démissionner de son poste de ministre de l’Ecologie sous prétexte que Macron traîne des pieds. Or il va à Taormina avec sa chef de cabinet. C’est sa maîtresse. On les veut en amoureux. Cela le calmera quand il partira en claquant la porte. Qui va tendre l’oreille aux leçons d’un qui se la joue VIP et batifole sans sa légitime ? »
Dans le numéro de Scoop où il est question du “séminaire“, on verra bien des photos de Leonardo DiCaprio et autres mais aucune de « Defoix ». Explication de “Coco“ au rédacteur en chef : « Le Defoix n’est pas sur les photos mais sa greluche, elle, elle y est, juste derrière Al Gore. Tes lecteurs et toi, vous n’y voyez que du feu mais Defaix, lui, crois-moi, il va très bien tilter. Et encore, on garde le meilleur sous le coude. Après la fiesta avec les pontes de la Silicon Valley, il s’est offert une petite soirée en amoureux à Palerme. Et on a les photos. Crois-moi, il doit déjà s’en douter. C’est comme ça que ça marche. La menace apparaît à pas comptés. »
« Defoix est un coureur et un grand donneur de leçons devant l’Eternel, poursuit-elle. Là, s’il part, ce sera la queue basse. Pas question qu’on le laisse mettre en doute la priorité donnée à la transition écologique. De toute façon, ce play-boy ne croit à rien, même pas aux vertus de l’aspirine. Il ne se soucie que de son destin. Le destin de Defoix, qui va gober ça ? »
Tendre un piège à un ministre pour le “neutraliser“ ne date pas d’aujourd’hui…
Bernard Morvan
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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Une réponse à “On croyait que Nicolat Hulot faisait du surf à Saint-Lunaire…”
Un ministère inutile a fermer