« D’un seul geste » : une autre façon d’aborder les premiers secours

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12/09/2017 – 06h30 Paris (Breizh-Info.com) –  Le samedi 9 septembre 2017 avait lieu la journée mondiale des Premiers Secours.  L’occasion pour plusieurs initiatives de faire parler d’elles, et notamment celle nommée « d’un seul geste ». 

D’un seul geste est une initiative originale qui a vocation essentiellement à sensibiliser sur les premiers secours et les gestes qui sauvent :  Sa toute première action, une galerie de portraits sur Instagram racontant l’histoire de citoyens qui, une fois dans leur vie ont été confrontés à une situation d’urgence, et ont choisi d’agir.

Témoin d’un accident grave et souhaitant transformer l’apprentissage des gestes qui sauvent, Emmanuel Bourcet a décidé de fonder D’un seul geste avec Bernard Perico, ancien commandant de la Brigade des sapeurs-pompiers de Paris.

Leur volonté ? « Créer des concepts innovants, ludiques et expérientiels, pour rendre chaque citoyen acteur de sa propre sécurité et de celle des autres.»

C’est l’idée développée par le compte Instagram D’un seul geste, qui raconte via une galerie de portraits l’histoire de personnes qui, une fois dans leur vie ont été confrontés à une situation d’urgence.

Instagram est le réseau social le plus utilisé (700 millions d’utilisateurs dans le monde) après Facebook, et « il permet d’aborder le sujet du secourisme de manière humaine et incarnée, non par des professionnels, mais par des citoyens qui ont vécu une situation d’urgence et ont agi. Enfin c’est un réseau proche des gens, propice à l’identification.»

Des Français peu formés aux premiers secours

Beaucoup de Français – on peut le constater y compris jusqu’aux pouvoirs publics dans la gestion des catastrophes dans les îles – ne sont pas formés aux gestes d’urgence.

Ce constat, se vérifie lors de toutes les situations extrêmes – attentats, catastrophes naturelles – mais aussi lors d’accidents de la vie courante. Chaque année, ils touchent une personne sur cinq et font près de 20 000 victimes, soit 6 fois plus que les accidents de la route. On peut également ajouter à ces chiffres les 4,5 millions d’admissions annuelles aux urgences.

Le premier témoin est le premier maillon de la chaîne des secours!

En moyenne, les secours mettent 13 minutes à arriver sur les lieux d’un accident, en cas d’étouffement, de malaise cardiaque ou d’hémorragie, ce temps d’attente peut être fatal. Très souvent, le premier témoin d’une situation à risques est le premier maillon de la chaîne des secours, qui seul face à l’urgence, doit savoir pratiquer les gestes qui sauvent…une situation paradoxale car le taux de formation de la population française est encore parmi les plus bas du monde.

L’offre de formation n’est pas suffisante et manque de clarté

Malgré la nécessité civique que représente l’apprentissage des premiers secours dans le contexte actuel, la formation au secourisme en France reste à l’état embryonnaire.

Payante – à la charge exclusive du citoyen – elle souffre également d’un manque de clarté – de nombreux dispositifs proposés à différentes cibles et établis par 5 ministères différents – ce qui ne permet pas une formation de masse.

Par exemple, la formation théorique et pratique la plus connue appelée PSC1 ou prévention et secours civiques de niveau 1, n’est suivie chaque année que par environ 587 000 personnes.

Pourtant, selon les promoteurs d’un seul geste, « si 80 % de la population française était formée, 20 000 personnes pourraient être sauvées chaque année.»

Dans le domaine des premiers secours et de l’urgence, chaque initiative apporte un bonus …

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