Immigration. La Hongrie répond aux menaces d’Angela Merkel

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Nouvel épisode dans le bras de fer qui oppose la Hongrie et les dirigeants des États de l’Ouest de l’Union européenne. Une passe d’armes qui intervient alors qu’il y a quelques jours (lire ici), la CJUE (Cour de Justice de l’Union européenne) rejetait des recours formulés par les Hongrois contre le plan de relocalisation des migrants.

Angela Merkel met la pression

La relance de la bataille est à l’initiative d’Angela Merkel. Dans une interview donnée au quotidien allemand Berliner Zeitung publiée mardi dernier, la chancelière a jugé « inacceptable » le refus de la Hongrie d’accepter le quota de réfugiés en provenance de Grèce et d’Italie qui lui est imposé.

Elle a aussi ajouté que ces tensions entre certains pays d’Europe centrale, Hongrie en tête, et la direction de l’UE, notamment par l’intermédiaire du président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker, avaient soulevé des questions « fondamentales » sur l’intégrité de l’ordre juridique de l’Union. « Qu’un gouvernement dise qu’il n’est pas intéressé par un verdict de la Cour de Justice européenne n’est pas acceptable », surenchérira Angela Merkel.

Chantage aux subventions

Par ailleurs, la chancelière allemande a également mis en garde les pays ne respectant pas leurs engagements en matière d’accueil des réfugiés. Elle menace ainsi de diminuer les aides financières accordées par l’Union européenne aux pays en question, et particulièrement à la Hongrie.

Ce que confirment ses propos tenus dimanche dernier dans le journal Frankfurter Allgemeine Sonntagszeitung : « S’il n’y a pas de solidarité sur la migration, il ne pourra pas y en avoir dans d’autres domaines, et cela pourrait se révéler amer pour la cohésion européenne ».

La réaction de la Hongrie

Que répond le gouvernement hongrois à ces avertissements ? Il rejette fermement ces « menaces » et le ministre hongrois des affaires étrangères s’engage à mener une « bataille juridique importante » contre le verdict rendu par la CJUE.

Peter Szijjarto a effectivement déclaré aux journalistes britanniques du Financial Times que le plan de relocalisation des demandeurs d’asile élaboré par l’UE était un « échec » et une « impasse ».

Confirmant par la même occasion que Budapest compte tenir bon sur sa position ferme vis-à-vis de cet accueil imposé, le ministre Szijjarto précise : « Nous disons exactement la même chose depuis deux ans : le système de quotas obligatoires est dangereux, c’est un facteur d’attraction, il est inapplicable et contraire au bon sens ».

Mais il indique tout de même « prendre au sérieux » les propos de la chancelière allemande ainsi que la décision du tribunal. N’oubliant pas de rappeler toutefois que cette décision n’entraîne pas de nouvelles obligations en termes d’accueil pour la Hongrie. Rappelons que le pays n’a, pour l’heure, accepté aucun des 1 249 réfugiés imposés par le quota de l’UE.

De nouveaux rebondissements sont probablement à prévoir puisqu’Angela Merkel a indiqué que la réponse de l’UE à la position de la Hongrie sera discutée lors d’un prochain sommet au mois d’octobre.

Crédit photos : DR
[cc] Breizh-info.com, 2017, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine

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Une réponse à “Immigration. La Hongrie répond aux menaces d’Angela Merkel”

  1. lamettrie dit :

    Quelle chance ont les Hongrois d’avoir de tels dirigeants !

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