Steven Bissuel (Bastion social) : « L’immigration, véritable arme du capital, est encouragée par les défenseurs du village global » [Interview]

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01/10/2017 – 06h30 Lyon (Breizh-Info.com) – « Bastion social ». Voici une appellation encore méconnue en Bretagne – bien que quelques autocollants et affiches aient fleuri ici ou là.

Nouveau mouvement politique né à Lyon il y a de cela plusieurs mois suite à l’occupation d’un bâtiment public abandonné (ce qui n’est pas sans rappeler ce que fait Casapound au quotidien en Italie), le mouvement cherche désormais à s’étendre et à essaimer dans toute la France. Son credo ? Défendre les autochtones en priorité, et leur venir en aide, socialement.

Samedi 7 octobre, une grande manifestation sera organisée à Lyon sur le thème « l’Europe s’insurge contre la fatalité ». Une délégation bretonne s’y rendra. A quelques jours de cette occasion, et alors que la presse mainstream a beaucoup commenté « Bastion social » sans donner complètement la parole à ses initiateurs, nous avons choisi d’interroger Steven Bissuel, son président, pour connaître un peu mieux ce mouvement.

Breizh-info.com : Qu’est ce que le Bastion social et pourquoi ce nom ?

Steven Bissuel (Bastion social) : Le Bastion social est un mouvement politique, social et enraciné né de l’occupation d’un bâtiment public abandonné au 18 rue du port-du-temple dans le deuxième arrondissement de Lyon afin de le rénover et d’offrir des logements gratuits aux Français dans le besoin.

Historiquement, un bastion est un ouvrage de fortification du XVIe siècle qui fait partie de l’enceinte du corps d’une place forte ou des remparts d’une ville. Il est en quelque sorte le centre de résistance indestructible.

Nous y avons accolé le terme social en référence au combat que nous menons pour défendre les Français dans le besoin, priorité fondamentale dans la lutte salvatrice que nous menons.

Le phare est un symbole d’espoir pour ceux qui affrontent la tempête, c’est le point de repère de ceux qui sont à la dérive. Le phare résiste aux assauts répétés de vents et marées, il est symbole de verticalité, de force face à une civilisation en liquéfaction.

Les  flèches sont la représentation du dynamisme de notre action, nous sommes un mouvement, c’est-à-dire que nous ne restons jamais statiques, passifs. Nous parlons au peuple, à toutes les couches de la société et sur tous les thèmes qui concernent le bien de nos compatriotes.

Notre militantisme s’articule autour de trois mots d’ordre : Autonomie – Identité – Justice sociale

Ces trois axes constituent le fondement de notre action car ils représentent les fers de lance de la révolution que nous appelons de nos vœux.

  • Autonomie, car il est temps pour nous français de redevenir les maîtres de notre destin
  • Identité, car elle est le fondement de toute société humaine. Dominique Venner que nous prenons comme exemple d’homme d’action et de réflexion disait si justement dans l’un de ses ouvrages que « comme les plantes, les hommes ne peuvent pas se passer de racines ».
  • Justice sociale, car l’entraide et la solidarité communautaire sont des obligations que nous devons à tous ceux qui souffrent du système capitaliste, marchand et individualiste.

Je vous invite à consulter notre manifeste ainsi que le développement de ces trois derniers axes de combat sur notre site (ou à joindre dans l’article) Nous ne voulons pas être un énième groupe mais une véritable alternative à ce qui se fait à l’heure actuelle afin d’agir sur le réel et donc de manière concrète.

Breizh-info.com : Vous organisez une manifestation le 7 octobre prochain, à Lyon. Quel en est le thème ?

Steven Bissuel (Bastion social) : Le thème de la manifestation est : l’Europe s’insurge contre la fatalité !

Cette dernière ciblera l’Union européenne, l’immigration et la préférence étrangère, thèmes qui sont extrêmement liés.

Lorsque nous parlons d’Europe, il s’agit de notre continent et de sa civilisation plurimillénaire et non de cette parodie dirigée par les financiers et les technocrates qu’est l’actuelle Union européenne. Pour eux, l’Europe n’est qu’un marché qu’il faut asservir. Pour nous, il s’agit de nos racines et de nos traditions qui ne sont ni vendables ni interchangeables.

L’immigration, véritable arme du capital, est encouragée par les défenseurs du village global et commun dans un seul but : créer des êtres hors-sol et déracinés, prêts à remplir les conditions standardisées du mondialisme. Nous, nous prônons le ré-enracinement contre le déracinement, la remigration contre l’immigration, la diversité des peuples contre le magma indifférencié et uniforme.

La préférence étrangère quant à elle, est l’inverse de l’ordre naturel et de l’intérêt des peuples et des nations. Dans notre patrie, les Français doivent être prioritaires en termes de logement, de travail et d’aides. L’État doit protéger ses citoyens. Nos pays doivent retrouver la force et la rigueur nécessaire au redressement qui s’impose.

Des centaines de personnes sont attendues pour notre manifestation suivie du concert organisé par nos amis d’Autour du Lac.

L’objectif est aussi de refaire descendre les militants dans la rue car il est important d’occuper l’espace public physiquement et politiquement. De ce fait, nous allons organiser trois manifestations par an. La rue nous appartient !

Breizh-info.com : Votre mouvement est-t-il destiné uniquement à être sur Lyon ou bien à s’étendre ?

Steven Bissuel (Bastion social) : L’objectif est évidement l’implantation au niveau national. Nous allons ouvrir très prochainement une nouvelle section en Alsace et par la suite, la déferlante continuera sur le territoire national ! Beaucoup d’anciens cadres d’autres mouvements nous rejoignent et croient en notre projet.

Premièrement parce qu’il est novateur et qu’il a su briser les codes traditionnels du militantisme tel qu’il a pu être pratiqué jusqu’à aujourd’hui dans les milieux nationaux en France.

Deuxièmement parce que c’est un projet qui s’inscrit dans le concret. Nous nous inscrivons avant tout dans la durée, le travail local et quotidien, l’action de proximité permettant d’emblée d’être en prise directe sur le peuple.

Troisièmement parce que c’est un projet fédérateur et porteur d’espoir. Il est actuellement l’un des seuls à avoir fait l’unanimité dans un milieu généralement en prise aux querelles intestines et aux guerres de chapelles.

Plutôt que de nous cantonner dans la réaction et la victimisation, nous voulons redonner à notre peuple son âme et sa puissance.

Manifeste du Bastion Social by Breizh Info on Scribd

Breizh-info.com : Vous semblez vous inspirer notamment de ce que fait Casapound en Italie. Pensez vous vraiment que la question sociale soit comparable en France, pays du RSA, du minimum vital et du droit au logement ?

Casapound représente évidement pour nous comme pour de nombreuses autres organisations nationalistes européennes, une source d’inspiration.

Même si la France n’a pas encore connu une crise de la même violence et de la même gravité que la Grèce, l’Espagne ou l’Italie, cela ne saurait tarder. Nous aurons alors l’avantage d’avoir mis sur pied une structure de lutte opérationnelle et efficace pour y faire face.

De plus, il y a actuellement 150 000 personnes qui sont SDF et 9 millions de personnes qui vivent sous le seuil de pauvreté dans notre pays. La situation se dégrade de jour en jour et nous devons donc prendre nos responsabilités.

La loi travail en est un exemple : on cherche à casser tous les acquis sociaux pour engraisser toujours plus le grand patronat. Le capitalisme et la crise financière n’attendent pas pour paupériser la société.

Breizh-info.com : Avez vous des adhérents en Bretagne ? Est-ce une région dans laquelle vous souhaitez amener le Bastion social ?

Nous avons des adhérents dans toute la France, notamment en Bretagne. Cette dernière, terre enracinée et identitaire, est une région qui pourrait amener la création d’une section du Bastion Social. L’ambition du mouvement est nationale. De ce fait, nous serons amenés, bientôt, à nous y implanter.

Breizh-info.com : Pourquoi mettez vous « en concurrence » migrants et précaires de souche ? Ne sont-ce pas tous des êtres humains devant être traités de la même façon ?

Steven Bissuel (Bastion social) : Il n’est pas question de « migrants » mais bel et bien de clandestins. Il n’est aucunement question de concurrence puisque ceux-ci n’ont absolument aucune  légitimité à vivre sur le sol français et européen.

Nous appliquons simplement le principe de préférence nationale qu’il est légitime d’appliquer pour chaque pays.

Ces derniers servent une fois de plus d’armée de réserve du capital et donc, sont utilisés pour faire pression à la baisse sur les salaires.

Les êtres humains ont pour vocation de se battre pour leur nation, leur famille respective. Pas de « fuir » en laissant femmes et enfants derrière eux.

Breizh-info.com :  Allez vous relancer des occupations de bâtiments publics ?

Steven Bissuel (Bastion social) : Bien évidement ! C’est un acte fondateur qui, bien loin d’un simple coup de communication éphémère, s’inscrit dans le temps. Nous allons redonner au peuple ce qui lui appartient, tels que les bâtiments publics laissés vacants par un État irresponsable. Nous ne lâcherons pas et allons déranger le système encore longtemps.

Preuve en est : c’est Gérard Collomb lui-même qui avait pris le dossier de l’occupation en main et qui avait « agi sans faiblir » selon ses dires !

Les pouvoirs publics ainsi que les grandes associations caritatives délaissaient bon nombre de Français vivant dans un état de précarité avancée au profit des étrangers extra-européens (ce qui s’observe par l’augmentation des SDF français et par une pauvreté quotidienne pour des français qui ne peuvent plus se nourrir convenablement ou qui ont du mal à finir les mois). La réquisition et la restauration d’un bâtiment inoccupé afin de pouvoir y loger des français nécessiteux sont la concrétisation de l’amour que nous portons aux nôtres.

Nous voulions par cette action concrète définitivement authentifier les paroles par des actes puisque nos compatriotes ne peuvent plus rien attendre des discours et promesses politiciennes que nos dirigeants leur font depuis des années. L’État n’est plus capable de rien, nous avons décidé de prendre nos responsabilités.

Propos recueillis par Yann Vallerie

  • Armoricaine

    Face à l’offensive mondialiste qui n’est que la part sombre du monde dans sa vue machiavélique de l’Espèce Humaine pour défigurer Notre Monde, dénaturer les Cultures, et avilir les Relations Humaines et ses Richesses inter-culturelles . Cette offensive mondialiste, altérophobe, faussement humaniste taxant systématiquement toute opposition, tout désaveux, toute récusation de racisme, d’extrême-droite, en passant par la falsification « religiophobe » d’une politique coranique et autre xénophobie, pourquoi pas la haine de soi tant qu’on y est.
    Face à la politique a-morale, morbide de cette offensive mondialiste et ses sbires affidés une contre offensive s’organise pour se lever.
    Nous devons l’instituer.

  • Piero

    Bonjour,
    Ou je n’ai pas compris votre article ou je n’ai pas compris le titre.
    Ils sont tout simplement pour la France aux français de naissance ou naturalisés ou en situation régulière.
    Bon dimanche

    • Mort de rire

      Etant donné qu’ils parlent d’identité, qu’ils se définissent comme étant des identitaires, qu’ils disent vouloir défendre les français et les européens contre les minorités extra européennes, ils se disent favorable à la remigration( le retour au pays des étrangers) il y a donc des chances qu’ils soient favorable à la France aux vrais français.

      • Gwendal Pennanech

        Visiblement ils souhaitent aussi que la Bretagne soit aux Français. Donc des colons. « Ne fait pas à autrui ce que tu ne voudrais pas qu’on te fasse » ne semble pas être leur fort – comme la totalité des mouvements « Français » à ma connaissance.

    • Delphine

      C’est pourtant clair : Ils considèrent qu’Alsaciens, Occitans, Bretons, tout ça c’est la même chose. Ce sont des utopistes cosmopolites ouvertement opposés aux nations autochtones.

  • Frog in Uniform