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Deux domiciles de licenciés à la Fédération française de tir ont été visés coup sur coup dans le secteur d’Aix-en-Provence et à Marignane. En moins de quarante-huit heures, plusieurs armes à feu ont été dérobées, dont une arme de service appartenant à un fonctionnaire de police. Les enquêteurs examinent notamment l’hypothèse d’un lien avec la vaste intrusion informatique qui avait frappé la fédération à l’automne 2025.
Deux cambriolages en série
Le premier fait a été signalé le 17 février. Un policier, également tireur sportif, a constaté que son logement avait été forcé. Son arme de service ainsi que des munitions ont disparu. Le parquet d’Aix-en-Provence a ouvert une enquête pour vol par effraction.
Moins d’une journée plus tard, un second domicile était ciblé à Marignane. Les malfaiteurs ont pénétré dans la maison après avoir brisé une vitre, puis fouillé les lieux méthodiquement. Ils ont réussi à accéder à un coffre-fort contenant une douzaine d’armes de poing. D’autres biens de valeur ont également été emportés.
La chronologie et la proximité géographique de ces deux faits retiennent particulièrement l’attention des services d’enquête.
Le spectre du piratage de la FFTir
À l’automne dernier, le système informatique de la Fédération française de tir avait été victime d’une intrusion d’ampleur. Les données personnelles d’un très grand nombre de licenciés – actuels et anciens – avaient été extraites.
Un jeune suspect a été interpellé en début d’année et mis en examen. Les investigations se poursuivent pour déterminer si ces données ont circulé ou été revendues.
Dans les Bouches-du-Rhône, aucune confirmation officielle ne relie pour l’instant les cambriolages à cette fuite. Toutefois, l’exploitation de fichiers piratés pour cibler des domiciles identifiés comme détenteurs légaux d’armes constitue une piste prise au sérieux.
Des licenciés déjà confrontés à des tentatives d’escroquerie
Depuis la révélation du piratage, plusieurs adhérents ont rapporté des démarches suspectes : faux policiers se présentant pour saisir des armes, tentatives d’usurpation d’identité, visites nocturnes inquiétantes. La fédération avait alors appelé à la vigilance et rappelé que les informations personnelles dérobées pouvaient servir à monter des opérations frauduleuses.
La disparition d’armes légalement détenues soulève une double inquiétude : celle de la sécurité des personnes visées, mais aussi celle du devenir de ces armes désormais hors circuit officiel.
Ces affaires illustrent concrètement les conséquences d’une cyberattaque sur la vie réelle. Une fuite de données ne se limite pas à un incident informatique : elle peut devenir le point de départ d’opérations ciblées aux effets très tangibles sur le terrain.
Photo d’illustration : DR
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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Une réponse à “Fuite de données et cambriolages ciblés : des tireurs sportifs dans le viseur dans les Bouches-du-Rhône”
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