Immigration. Selon Gérard Collomb, il y aurait 300 000 clandestins en France

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10/11/2017 – 07h15 Paris (Breizh-info.com) – L’immigration était au cœur du débat à l’Assemblée nationale mercredi 9 novembre. Ou plutôt le budget qui va lui être consacré au titre de l’année 2018. Et, face aux questions, le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb a donné des chiffres.

Des chiffres invérifiables

Alors qu’une partie des députés de droite posait la question du nombre, Gérard Collomb a tenté d’éclaircir la situation : « Nous pensons que nous avons autour de 300 000 personnes en situation irrégulière ». Un éclaircissement très relatif cependant car ce nombre est impossible à vérifier.

En effet, le seul moyen de recenser approximativement ces immigrés en situation irrégulière est de regarder le nombre de bénéficiaires de l’Aide médicale d’État. Des bénéficiaires qui seraient entre 300 000 et 400 000. Mais rien n’exclut que d’autres individus se trouvent illégalement sur le territoire français sans avoir jamais fait appel à cette Aide médicale. Alors, même s’il argue qu’il ne fait « aucun mystère dans les chiffres de l’immigration », ces données du ministre de l’Intérieur sont, à l’évidence, une estimation basse.

Seulement 6,5 % sont expulsés

Dans son exercice oral face aux parlementaires, Gérard Collomb poursuit : « Nous essayons de mener une politique pour que ceux qui sont déboutés du droit d’asile puissent être l’objet d’une obligation de quitter le territoire ».

Mais essayer n’est pas forcément réussir. Notamment si l’on considère le renvoi de l’étranger en situation illégale vers un autre pays membre de l’UE comme une expulsion. Toujours selon l’ancien maire de Lyon, « en septembre 2017, sur les éloignements, nous sommes en hausse de 6,5% ». Une évolution qui ne révèle pas grand-chose tant que l’on ne sait pas à quelle assiette elle s’applique.

Dans le même temps, Gérard Collomb a évoqué une hausse de 124 % concernant les étrangers censés retourner vers le premier pays européen dans lequel ils ont déposé leur demande d’asile. Une augmentation qui, analysée à froid, ne donne pas d’indication précise non plus. Si ce n’est que le problème est simplement repoussé dans un autre État de l’espace Schengen. Donc toujours présent.

Dans les faits, il y aurait environ chaque année entre 75 000 et 90 000 procédures d’expulsions pour les étrangers en situation irrégulière en France. Des procédures entraînant une obligation de quitter le territoire pour les intéressés. Mais dont l’application en réalité n’est pas du tout effective.

De plus, en comparant ce nombre d’expulsions aux 300 à 400 000 personnes présentes illégalement dans le pays, on peut fort légitimement s’interroger sur le sort des quelques 200 000 (à minima) qui ne font l’objet d’aucune procédure.

Régularisation et coopération

Quant aux régularisations, le ministre de l’Intérieur est, là encore, assez évasif. Se contentant de préciser qu’il y aura « toujours des régularisations qui se feront au cas par cas », il a ensuite pris les devants : « Si vous me demandez si la priorité est d’avoir une régularisation massive, la réponse est non ».

Pour Gérard Collomb, la priorité est avant tout « d’empêcher qu’un certain nombre de migrants économiques puissent venir ». Il a ainsi évoqué la mise en place d’accords avec des pays d’origine, notamment africains. Il doit se rendre au Niger au mois de décembre pour tenter de trouver des solutions afin de tarir les flux de migrants au départ de l’Afrique subsaharienne.

Alors que le ministre de l’Intérieur a loué l’action du gouvernement nigérien et ses mesures « drastiques », il semble que les candidats à l’asile aient trouvé des itinéraires bis.

L’intégration coûte cher

Ce budget sur l’immigration en 2018 sera donc de 1,38 milliards d’euros selon le texte proposé mercredi. Une hausse de 26 % justifiée notamment par davantage de dépenses pour l’intégration des nouveaux arrivants. Une intégration qui passe, selon Gérard Collomb par « l’apprentissage du français, le logement ou l’insertion sociale et professionnelle ».

Concrètement, l’État envisage de financer la création de 7500 places d’hébergement pour les demandeurs d’asile sur les années 2018 et 2019. D’autre part, 15 postes seront également créés à l’Ofpra (Office français de protection des réfugiés et apatrides), 35 à l’Ofii (Office français de l’immigration et de l’intégration) et 51 à la CNDA (Cour nationale du droit d’asile). Ceci afin de « raccourcir les délais d’examen de la demande d’asile » selon le gouvernement.

Quoi qu’il en soit, la feuille de route du ministère de l’Intérieur pour l’année prochaine s’apparente davantage à un brouillon rédigé sur un coin de table qu’à un cap précis aux étapes claires. Le seul chiffre dont Gérard Collomb semble certain est celui des dépenses supplémentaires. C’est un peu court.

Crédit photo : Wikimedia (cc)
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8 Commentaires

  1. Selon une déclaration du député Guillaume Larrivé à l’Assemblée Nationale, la population carcérale serait constituée à 60 % par des musulmans. Sachant que ces 60 % représentent environ 40 000 individus et qu’une journée d’incarcération coûte environ 90 € le seul coût de ces exogènes délinquants représente
    40 000 x 90 x 365 = 1 314 000 000 à quoi il faut ajouter bien entendu le coût des faits ayant déclenché l’incarcération, frais médicaux des victimes, dégâts matériels, frais de recherche par la police, frais de justice etc… Si dans l’esprit de certaines « élites », l’immigration est une chance pour la France elle ne semble pas l’être pour le contribuable ni pour les victimes de l’insécurité.
    La réalité est que le portefeuille de ministre de l’intérieur a été confié à un copain à remercier alors qu’il aurait dû être confié à un spécialiste, on peut penser par exemple au général de gendarmerie Soubelet.
    Mais il faut se souvenir que ce général a été sanctionné pour avoir dit des vérités dans le cadre d’une commission d’enquête parlementaire, ce qui démontre que la seule volonté des pouvoirs politiques est de mettre sous le tapis le problème de l’immigration légale ou illégale et de ses conséquences, une délinquance chaque jour croissante.

  2. La majeure partie des immigrés ont déjà la nationalité française, souvent depuis plusieur générations. Le problème des clandestins est le cadet de nos soucis.

  3. Notre Colombe est tout souriant! Les  »vrais » Français ne sont plus en  »sécurité » dans leur pays! Signez la pétition
    http://damocles.co/stop-djihadistes/
    La naïveté de ceux qui nous gouvernent est scandaleuse!Macron est dans le Golfe persique pour soutenir une dictature sanguinaire, cesSaoudiens qui achètent des propriétés chez nous où ils répandent l’islamisme,etc..

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