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Où en est-on avec la contraception ? Quelles sont les méthodes les plus plébiscitées de par le monde ? L’Ined (Institut national d’études démographiques) s’est penché sur la question.
La pilule, reine des tables de chevet françaises
L’Institut, dans l’une de ses publications de ce mois de novembre, fait donc l’inventaire des moyens utilisés contre les grossesses indésirées. Un bilan sur la question alors que la loi Neuwirth sur la légalisation de la contraception du 28 décembre 1967 va bientôt fêter ses 50 ans. Et l’un des premiers enseignements de cette étude est que la pilule reste très plébiscitée par les françaises.
Ainsi, 50 % des femmes en âge de se reproduire et vivant en couple utilisaient cette méthode en 2010.
Cependant, la pilule a de moins en moins les faveurs de ces dames. L’accident vasculaire cérébral d’une jeune fille en 2012 suite à l’utilisation de ce contraceptif a dégradé l’image du médicament symbole de « l’émancipation de la femme » au siècle dernier. Entre 2010 et 2013, la consommation de pilules a diminué de 18%. Une chute prolongée entre 2013 et 2016 (-9%).
En France, rappelons au passage que 83% des femmes vivant en couple et en âge reproductif utilisent un moyen de contraception. Ce qui n’est pas le cas de tous les pays.
De toutes les couleurs
Quant aux usages en cours à travers le monde, la contraception en voit de toutes les couleurs. Et est particulièrement boudée dans certaines zones. Le Burkina Faso, l’Irak ou encore le Mozambique voient moins de 50 % de leurs femmes en âge d’avoir des enfants et vivant en union utiliser une méthode contraceptive.
Parmi les femmes qui n’ont recours à aucun moyen, se trouvent celles déjà enceintes, les stériles et celles cherchant à avoir un enfant. Mais il y a surtout celles qui n’ont pas ou que difficilement accès à ces moyens contraceptifs.
Pour revenir au cas de la pilule, celle-ci n’est, à l’échelle de la planète, que la troisième méthode de contraception. Davantage qu’en France, c’est en Algérie (75 % en 2012) que les femmes privilégient le plus la petite pastille journalière. À contrario, les Mexicaines (4 %) comme les Chinoises (1 %) la boudent volontiers.
Palme à la stérilisation
Autre conclusion de ce rapport, c’est la stérilisation qui remporte les suffrages au niveau mondial. Une stérilisation plus souvent supportée par le corps de la femme que celui de l’homme. Le Mexique (54 % en 2015) et les États-Unis (43 % en 2006) apparaissent comme des amateurs de cette méthode. La Chine (39 % en 2006) n’est pas en reste non plus.
À titre de comparaison, seulement 5 % des Françaises vivant en union, d’âge reproductif et utilisant une contraception avaient recours à la stérilisation en 2010. En deuxième position, c’est le stérilet qui vient compléter le podium contraceptif mondial.
Par ailleurs, ces données peuvent être mises en perspectives avec un autre rapport de l’Ined sur la démographie mondiale. La contraception est effectivement l’un des premiers facteurs influençant la natalité…
Crédit photo : Wikimedia Commons (cc)
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