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13/12/2017 – 06h00 Nantes (Breizh-info.com) –Le passage de la Châtelaine, entre les rues Scribe et Crébillon, est en train de prendre forme. Cinq ans après avoir été détruit par un incendie dont la cause reste inconnue, il devrait rouvrir au printemps 2018. Les travaux sont au stade des finitions. La plus grande des dix boutiques prévues et les 37 logements du T1 au T4bis au-dessus ont déjà trouvé preneurs.
La plus grande cellule commerciale fera 2000 m² sur deux niveaux. Elle va accueillir l’enseigne COS, une marque du groupe H&M dont le positionnement est d’offrir une mode pointue à des prix abordables, des valeurs sûres et minimalistes. Il y aura aussi un café-kiosque côté Crébillon et d’autres boutiques dédiées à l’équipement de la personne, visant une clientèle plutôt aisée avec un positionnement moyen et haut de gamme.
D’ici là, l’entrée, de style résolument moderne, a déjà été quasiment achevée avec son escalier tournant et son ascenseur vitré. Dans le reste du passage, on voit encore l’ossature, ainsi que la structure Eiffel côté rue Crébillon remise à jour en 2015 – elle sera remise en valeur dans le passage rouvert. Le chantier avait été retardé d’un an suite à un recours de riverains ; un accord à l’amiable avait finalement été trouvé début 2015 et le permis modifié pour tenir compte de leurs demandes.
Cinq ans après l’incendie personne ne sait quelle en est la raison
Quant à la cause de l’incendie, elle reste mystérieuse. Pour l’expert mandaté par le parquet, il y avait de nombreux désordres électriques et le feu aurait été causé par un problème électrique. Cependant un expert incendie de Bordeaux mandaté par le propriétaire (Allianz) dans le volet civil a relevé des traces d’hydrocarbure dans le restaurant Tex-Mex, à vendre à l’époque de l’incendie. D’abord restaurant gastronomique créé en 1985 dans les anciennes réserves du Grand magasin de la Châtelaine, il devient le Tex Mex en 1991. En difficultés en 2011-2012, l’établissement venait de procéder à une restructuration de la société et à un licenciement économique dans le cadre d’un redressement simplifié. Le 4 avril, la société devait présenter au tribunal son plan de continuation. Sur le chantier, on en parle. « Il y a eu des hydrocarbures dans cinq endroits différents », confie un ouvrier, pour lequel « c’est une curieuse affaire ».
Louis Moulin
Crédit photo : Breizh-info.com
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