Nantes : 21 policiers municipaux et ASVP agressés en un an

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29/12/2017 – 5h30 Nantes (Breizh-info.com) – 21 policiers municipaux et ASVP ont été agressés à Nantes pour la période allant d’août 2016 à septembre 2017. C’est ce qu’on découvre en lisant les décisions prises par le maire en vertu de l’article 2122-22 du code général des collectivités territoriales. Une info noyée au milieu des petits marchés publics, de l’acceptation de dons manuels, des avenants aux travaux et des locations ou mises à disposition de salles… Explications.

Parmi les décisions prises par le maire on trouve en effet la « défense des intérêts de la Ville » – ce qui recouvre généralement les litiges civils liés aux permis de construire, aux marchés publics et aux autorisations de parking ou d’occupation temporaire de l’espace public… mais aussi les cas où les agents de la ville sont agressés dans l’exercice de leurs fonctions. Ces décisions sont régulièrement exposées à Nantes – c’est la loi, mais toutes les communes n’en font pas l’effort – et sont exposées avec un certain retard, si bien que le conseil municipal de décembre traite d’agressions commises avant le mois d’octobre 2017.

D’août 2016 à septembre 2017 ce sont ainsi 21 agents de la police municipale et ASVP qui ont été agressés, ainsi qu’un agent de surveillance ; six d’entre eux l’ont été en quinze jours entre fin mai et mi-juin. Dans le détail, 3 ASVP (agents de surveillance de la voie publique, qui font généralement les contraventions de stationnement) ont été agressés le 22 août 2016, deux policiers municipaux le 4 novembre 2016, deux autres les 26 janvier 2017, deux le 10 mars 2017 – on ne l’apprend qu’en lisant la délibération numéro 2 du conseil municipal du 15 décembre –, deux le 26 avril, deux le 31 mai, deux autres le 2 juin, deux encore le 17 juin, 1 agent de surveillance de la direction Territoires et Proximités le 2 juillet 2017, deux enfin le 26 septembre 2017. Peut-être que lâcher les agents de la police municipale dans les quartiers sensibles sans rien pour se défendre n’était pas une très bonne idée…

Ce nombre d’agressions est un minimum et ne reflète pas l’ensemble des agressions d’agents – notamment les insultes et agressions verbales, devenues presque banales. Ainsi, cet été, une dizaine de bornes incendies avaient été ouvertes dans des quartiers sensibles de l’agglomération nantaise (Malakoff, Bellevue, la Bottière…), occasionnant notamment, outre un fort gaspillage d’eau, l’inondation de plusieurs appartements, le jet d’eau sous pression montant jusqu’au faîte des immeubles.

Des agents venus pour fermer en urgence les bornes ont été pris à partie ; « le plus gros attroupement était à la Bottière cet été, ils étaient plus de quarante et très menaçants », se souvient l’un d’eux. Un protocole avait même été établi avec la police pour permettre aux agents municipaux de se faire accompagner par les forces de l’ordre en cas d’ouverture intempestive d’une borne incendie, et utilisé avec parcimonie.

Louis-Benoît Greffe

Crédit photos : DR
[cc] Breizh-info.com, 2017, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine

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2 réponses à “Nantes : 21 policiers municipaux et ASVP agressés en un an”

  1. Yvette Prétet dit :

    Autrefois..
    J’ai vécu en Algérie de 1934 à 1957:je n’ai jamais vu des  »jeunes » musulmans agresser des policiers, des pompiers,etc..On a certainement inoculé  »la haine » de la France aux musulmans pour qu’ils se comportent de cette façon: j’accuse nos gauchiasses de leur avoir  »monter la tête » contre la France et les  »Français » qui les ont (soi-disant)exploités ..les musulmans savent aussi qu’ils peuvent TOUT se permettre chez nous: nos juges (rouges) ne les puniront pas!…

  2. VEL dit :

    Lâcher les policiers municipaux sans moyens dans les quartiers sensibles n’est certes pas une bonne idée, mais les lâcher sur le terrain sans moyens du tout n’est guère mieux, c’est même tout à fait irresponsable. En effet alors que la mission des policiers municipaux est d’assurer la sécurité publique et qu’aucun maire ne peut sérieusement soutenir que la délinquance, la criminalité, le terrorisme, ou même la simple folie des hommes pourraient s’arrêter aux portes de sa communes, ic’est sans aucun doute s’exposer pour la commune à rendre des comptes à la justice administrative et pour ces maires à la justice pénale considérant qu’ils ont pour obligation d’assurer la sécurité au travail des fonctionnaires placés sous leur autorité. Comment un maire pourra t-il soutenir devant un juge d’instruction désigné dans le cadre de l’ouverture d’une information judiciaire visant à déterminer des manquements à cette obligation de sécurité, que ses policiers alors associés à un dispositif visant à prévenir ou empêcher un acte terroriste disposaient de moyens suffisants pour assurer leur sécurité au travail simplement munis d’une vulgaire matraque, d’une bombe incapacitante ou même d’un pistolet à impulsion électrique ? Pour réveiller les consciences de ces élus, nous rappelerons ici que Clarissa, non armée,qui ne pensait pas un seul instant rencontrer sur sa route le sinistre Coulibaly pour qui elle ne représentait sans nul doute aucun danger a toutefois perdu la vie au cours de cette rencontre. Sacrifice bien inutile le sinistre Coulibaly poursuivra sa route, sans en avoir été empêché et poursuivra son oeuvre de mort. A méditer pour ces élus qui ne doivent plus se bercer d’illusions. Désormais les policiers municipaux ne se satisferont plus de seaux de larmes, de belles oraisons funêbres, de promesses faites devant un cerceuil, la justice sera saisie et les employeurs publics tout comme les employeurs privés devront répondre de leurs choix.

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