Nantes : 21 policiers municipaux et ASVP agressés en un an

A LA UNE

États-Unis. Vaccinés ou non, la charge virale est la même chez les contaminés au Covid-19 [Vidéo]

Aux États-Unis, le retour du port du masque en intérieur pour les vaccinés est d'actualité car de récents travaux...

Astrid Prunier (RN) : « La Région Bretagne a voté des subventions hallucinantes à des associations féministes et communautaristes » [Interview]

La dernière session du Conseil régional de Bretagne a été l'occasion de constater, une fois de plus, le sectarisme...

Confinements et couvre-feux : quels impacts sur les couples ?

Quelles ont été les impacts des différents confinements et couvre-feux successifs sur les couples français ? Si l'on a...

Vannes. Retour sur la manifestation du 24 juillet contre le pass sanitaire [Reportage vidéo]

Samedi 24 juillet, des centaines de milliers de personnes ont défilé contre le pass sanitaire et la tyrannie instaurée...

Violences policières internationales. Avec 32 morts, la France est plutôt bien classée

Le dernier rapport de l'IGPN, la police des polices, vient de sortir, balançant toutes les turpitudes supposées des policiers...

29/12/2017 – 5h30 Nantes (Breizh-info.com) – 21 policiers municipaux et ASVP ont été agressés à Nantes pour la période allant d’août 2016 à septembre 2017. C’est ce qu’on découvre en lisant les décisions prises par le maire en vertu de l’article 2122-22 du code général des collectivités territoriales. Une info noyée au milieu des petits marchés publics, de l’acceptation de dons manuels, des avenants aux travaux et des locations ou mises à disposition de salles… Explications.

Parmi les décisions prises par le maire on trouve en effet la « défense des intérêts de la Ville » – ce qui recouvre généralement les litiges civils liés aux permis de construire, aux marchés publics et aux autorisations de parking ou d’occupation temporaire de l’espace public… mais aussi les cas où les agents de la ville sont agressés dans l’exercice de leurs fonctions. Ces décisions sont régulièrement exposées à Nantes – c’est la loi, mais toutes les communes n’en font pas l’effort – et sont exposées avec un certain retard, si bien que le conseil municipal de décembre traite d’agressions commises avant le mois d’octobre 2017.

D’août 2016 à septembre 2017 ce sont ainsi 21 agents de la police municipale et ASVP qui ont été agressés, ainsi qu’un agent de surveillance ; six d’entre eux l’ont été en quinze jours entre fin mai et mi-juin. Dans le détail, 3 ASVP (agents de surveillance de la voie publique, qui font généralement les contraventions de stationnement) ont été agressés le 22 août 2016, deux policiers municipaux le 4 novembre 2016, deux autres les 26 janvier 2017, deux le 10 mars 2017 – on ne l’apprend qu’en lisant la délibération numéro 2 du conseil municipal du 15 décembre –, deux le 26 avril, deux le 31 mai, deux autres le 2 juin, deux encore le 17 juin, 1 agent de surveillance de la direction Territoires et Proximités le 2 juillet 2017, deux enfin le 26 septembre 2017. Peut-être que lâcher les agents de la police municipale dans les quartiers sensibles sans rien pour se défendre n’était pas une très bonne idée…

Ce nombre d’agressions est un minimum et ne reflète pas l’ensemble des agressions d’agents – notamment les insultes et agressions verbales, devenues presque banales. Ainsi, cet été, une dizaine de bornes incendies avaient été ouvertes dans des quartiers sensibles de l’agglomération nantaise (Malakoff, Bellevue, la Bottière…), occasionnant notamment, outre un fort gaspillage d’eau, l’inondation de plusieurs appartements, le jet d’eau sous pression montant jusqu’au faîte des immeubles.

Des agents venus pour fermer en urgence les bornes ont été pris à partie ; « le plus gros attroupement était à la Bottière cet été, ils étaient plus de quarante et très menaçants », se souvient l’un d’eux. Un protocole avait même été établi avec la police pour permettre aux agents municipaux de se faire accompagner par les forces de l’ordre en cas d’ouverture intempestive d’une borne incendie, et utilisé avec parcimonie.

Louis-Benoît Greffe

Crédit photos : DR
[cc] Breizh-info.com, 2017, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine

.
- Je soutiens BREIZH-INFO -

Covid : crise sanitaire avant effondrement économique ? – JT de TVLibertés du vendredi 30 juillet 2021 [Vidéo]

À la une de cette édition du 3. juillet 2021, le Covid, crise sanitaire avant choc économique ! Le journal...

Côtes-d’Armor : Le plan Alerte enlèvement déclenché pour un enfant de 8 ans

L'alerte a été lancée samedi matin par le ministère de la Justice pour retrouver un enfant qui aurait été...

2 Commentaires

  1. Autrefois..
    J’ai vécu en Algérie de 1934 à 1957:je n’ai jamais vu des  »jeunes » musulmans agresser des policiers, des pompiers,etc..On a certainement inoculé  »la haine » de la France aux musulmans pour qu’ils se comportent de cette façon: j’accuse nos gauchiasses de leur avoir  »monter la tête » contre la France et les  »Français » qui les ont (soi-disant)exploités ..les musulmans savent aussi qu’ils peuvent TOUT se permettre chez nous: nos juges (rouges) ne les puniront pas!…

  2. Lâcher les policiers municipaux sans moyens dans les quartiers sensibles n’est certes pas une bonne idée, mais les lâcher sur le terrain sans moyens du tout n’est guère mieux, c’est même tout à fait irresponsable. En effet alors que la mission des policiers municipaux est d’assurer la sécurité publique et qu’aucun maire ne peut sérieusement soutenir que la délinquance, la criminalité, le terrorisme, ou même la simple folie des hommes pourraient s’arrêter aux portes de sa communes, ic’est sans aucun doute s’exposer pour la commune à rendre des comptes à la justice administrative et pour ces maires à la justice pénale considérant qu’ils ont pour obligation d’assurer la sécurité au travail des fonctionnaires placés sous leur autorité. Comment un maire pourra t-il soutenir devant un juge d’instruction désigné dans le cadre de l’ouverture d’une information judiciaire visant à déterminer des manquements à cette obligation de sécurité, que ses policiers alors associés à un dispositif visant à prévenir ou empêcher un acte terroriste disposaient de moyens suffisants pour assurer leur sécurité au travail simplement munis d’une vulgaire matraque, d’une bombe incapacitante ou même d’un pistolet à impulsion électrique ? Pour réveiller les consciences de ces élus, nous rappelerons ici que Clarissa, non armée,qui ne pensait pas un seul instant rencontrer sur sa route le sinistre Coulibaly pour qui elle ne représentait sans nul doute aucun danger a toutefois perdu la vie au cours de cette rencontre. Sacrifice bien inutile le sinistre Coulibaly poursuivra sa route, sans en avoir été empêché et poursuivra son oeuvre de mort. A méditer pour ces élus qui ne doivent plus se bercer d’illusions. Désormais les policiers municipaux ne se satisferont plus de seaux de larmes, de belles oraisons funêbres, de promesses faites devant un cerceuil, la justice sera saisie et les employeurs publics tout comme les employeurs privés devront répondre de leurs choix.

Il n'est plus possible de commenter cet article.

Articles liés

Entretien avec Marc Le Bourhis à propos de l’incendie de la cathédrale de Nantes

Le 18 juillet 2020, la cathédrale de Nantes était en proie à un incendie. Les flammes ont notamment détruit le grand orgue dont la...

FC Nantes – FC Lorient : le résumé de la rencontre (0-1)

Ce mercredi, le FC Nantes affrontait le FC Lorient, au Stade Moreau-Defarges de La Baule pour le cinquième match amical des hommes d'Antoine Kombouaré....

Nantes : affaire Steve Maia Caniço – mise en examen du commissaire Chassaing

Il aura fallut deux ans d'enquête pour aboutir à une première mise en examen pour homicide involontaire dans l'affaire du décès de Steve Maia...

Nantes. Quelques conseils pour trouver un logement avec un budget étudiant

Plus de 50 000 étudiants de tout horizon viennent chaque année étudier à Nantes, ce qui en fait la 5e ville universitaire de France. Plus...