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09/01/2018 – 06h00 Paris (Breizh-info.com) – L’Ofpra (Office français de protection des réfugiés et apatrides) vient de révéler que le nombre de demandes d’asile a passé le cap des 100 000 en France au titre de l’année 2017. Mais ce chiffre doit être étudié avec précaution.
Qu’est-ce que l’Ofpra ?
Créé en 1952, l’Office français de protection des réfugiés et apatrides est un établissement public. Son rôle est de mettre en œuvre les conventions, accords ou arrangements internationaux concernant la protection des réfugiés en France.
Contrairement aux services similaires dans les autres États européens, l’Ofpra prétend statuer en toute indépendance vis-à-vis du pouvoir en place en ce qui concerne les demandes d’asile et d’apatridie qui lui sont soumises.
Bien que cette indépendance soit régulièrement revendiquée par l’Office, il peut tout de même être utile de rappeler que l’Ofpra est placé depuis 2010 sous la tutelle du ministère de l’Intérieur, notamment en ce qui concerne son financement.
Un fonctionnement de plus en plus coûteux
Le traitement des demandes d’asiles est un secteur d’activité florissant à en croire l’organigramme de l’Ofpra. Entre 2012 et aujourd’hui, ses effectifs sont en effet passés de 477 agents à plus de 800.
Face à l’afflux de demandeurs, cette hausse était inéluctable pour réaliser les instructions de dossiers dans des temps raisonnables. Mais ce recrutement à répétition a une conséquence logique : le budget de l’Ofpra, chiffré à 37 millions d’euros en 2012, a été évalué à 65 millions d’euros au titre de l’année 2017.
17 % d’augmentation
Voici donc le seuil des 100 000 demandes d’asile franchi. Ce franchissement n’étonnera personne compte tenu des progressions répétées de ces dernières années. Ainsi, l’Ofpra recensait 80 000 dossiers en 2015 puis 85 000 en 2016. Il s’agit donc d’une hausse de 17 % du nombre de demandeurs entre 2016 et 2017.
À titre de comparaison, les agents avaient à traiter 21 416 demandes d’asile en 1997 et moins de 20 000 en 1981.
Un niveau historique
Au-delà de la symbolique, ces 100 412 dossiers constituent un plus haut historique. Des données qui préparent le terrain d’un débat annoncé comme animé. Car, au mois de février 2018, une loi sur l’immigration va être présentée en Conseil des ministres. C’est le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb qui sera à la manœuvre.
Quoi qu’il en soit, de nombreuses associations de défense des réfugiés et immigrés ont déjà fait savoir qu’elles s’opposeront à toutes mesures jugées trop dures. Il faut par ailleurs souligner que 90 % des refus de demandes d’asiles font ensuite l’objet d’un recours devant la Cour nationale du droit d’asile.
La France s’avère être l’un des pays d’Europe les plus courtisés par les demandeurs d’asiles. L’Allemagne, toujours en tête au classement, a enregistré quant à elle un peu moins de 200 000 dossiers en 2017. Une donnée qu’il faut mettre en perspective avec le coût entraîné par cet afflux de « nouveaux Allemands » : 9,23 milliards d’euros en 2016 dans le pays d’Angela Merkel.
Un nombre largement sous-estimé
Les plus de 100 000 demandes déposées ne tiennent évidemment pas compte des migrants se trouvant sur le territoire français et n’ayant pas déposé de dossier. Le premier contact de ces nouveaux venus avec les services de l’État se fait dans les préfectures.
Quant aux demandes obtenant une réponse favorable, elles sont passées de 38 % en 2016 à 36 % en 2017. L’Ofpra a, pour sa part, accordé 27% des demandes d’asile (43 000 personnes). C’est la Cour nationale du droit d’asile qui a validé les demandes restantes.
D’autre part, les demandeurs d’asiles ayant déjà fait l’objet d’une demande dans un autre pays européen, conformément à la « procédure Dublin » ne sont pas comptabilisés par l’Ofpra. Le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb, dans une circulaire de novembre 2017, a évalué que « près de 52% des demandeurs » relevaient de cette procédure.
Mais, bien que non prises en compte dans les chiffres, ces personnes déjà enregistrées dans d’autres États de l’UE ne sont pas toutes reconduites dans les pays en question. D’où des centres d’accueil encombrés en France.
Les Albanais les plus demandeurs
Parmi les pays d’origine fournissant le plus de demandeurs d’asile, c’est l’Albanie qui arrive en première position (7630 demandes, en hausse de 66 %). Devant l’Afghanistan, Haïti et le Soudan. Les Africains de l’Ouest sont aussi de plus en plus nombreux à demander l’asile en France.
Des chiffres qui ne tiennent pas compte des mineurs accompagnant les demandeurs adultes.
Quant aux « mineurs non accompagnés », occupant régulièrement les pages de faits divers en Bretagne, le directeur général de l’Ofpra Pascal Brice pense détenir la solution. Il était interviewé lundi 8 janvier sur la chaîne CNews par Jean-Pierre Elkabbach.
Face aux difficultés de recensement dont ils font l’objet, Pascal Brice estime ainsi qu’il faut accorder l’asile aux mineurs étrangers. Un asile aux frais des contribuables bien entendu. Lesquels ne sont pas conviés au débat.
Crédit photo : DR
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Une réponse à “Plus de 100 000 demandes d’asile en France : 2017 bat des records !”
Les gauchistes qui nous gouvernent..
..font passer les »étrangers » musulmans »clandestins » avant les »vrais » Français qui paient des impôts énormes!Ainsi l’hôtel Acotel,de Nîmes est »réservé » aux migrants par le Conseil Général du Gard..En 1962,les gauchistes(tel le maire socialiste de Marseille Gaston Defferre) voulaient »jeter à la mer » les »Français » non-musulmans chassés de leur pays natal par les musulmans!…