15/01/2018 – 07h20 Langourla (Breizh-info.com) –  Une cinquantaine de personnes se sont réunies samedi matin aux aurores, à Langourla, commune du Mené, dans les Côtes d’Armor.

Il s’agissait d’une réunion avec l’ancien maire de la commune et quelques conseillers municipaux, réunion improvisée suite à la contestation qui a grandi par l’annonce de l’arrivée potentielle de migrants dans la commune, dans l’ancienne maison de retraite qui pourrait être transformée en CADA.

Durant une heure et demie, au cours d’un débat tendu mais courtois, le maire a répondu aux questions des administrés (et des extérieurs venus les soutenir, avec notamment la présence de Ronan Le Gall, porte-parole d’Adsav, mais aussi du responsable local du FNJ (Front national de la Jeunesse), Antoine Kieffer.

Durant les débats, on notera notamment la prise de parole de cette femme, d’origine polonaise, rappelant au maire que ses origines (ce dernier a évoqué la dizaine de nationalités différentes vivant dans la commune) polonaises n’étaient pas comparables, car européennes, à celles des africains ou des afghans potentiellement accueillis dans quelques mois.

Les deux parties se sont quittées sans qu’aucune décision quant à l’avenir du centre n’ait été prise, M. Ulmer nous confiant en fin de réunion son hostilité au référendum réclamé par les opposants, pour que la démocratie locale s’exprime.

Une pétition en ce sens commence d’ailleurs à tourner dans la commune : la récolte de l’assentiment d’une large partie des administrés en faveur d’un référendum pourrait obliger le maire à au moins proposer une consultation sur la question – avant d’envisager une rencontre entre les habitants et l’Amisep, organisme qui gère humainement et financièrement la répartition de l’immigration, sur fonds publics.

Nous vous proposons ci-dessous l’intégralité des débats, que nous avons diffusés en live sur les réseaux sociaux :

Désormais, la balle de l’apaisement est dans le camp de l’ancien maire et de son conseil communal.  « Nous voulons simplement vivre en paix, et préserver la commune et son harmonie » expliquera une des opposantes, déterminée à vouloir s’opposer « jusqu’au bout » à ce centre de migrants, et à faire d’autres propositions au conseil communal pour amortir l’achat de cette ancienne maison de retraite.

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