Pêche. Les ports de Cornouaille restent à flots en 2017

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À l’heure de faire les comptes et dans un contexte globalement difficile pour la filière pêche, le bilan de l’année 2017 est positif pour les ports de Cornouaille.

Des apports en baisse

En avant-propos, précisons que la Cornouaille abrite plusieurs ports de pêche de premier plan. Cette partie sud du Finistère comprend ainsi Le Guilvinec, Saint-Guénolé, Douarnenez mais aussi Audierne et Loctudy. Ou encore le port de Concarneau.

Des places fortes de la filière où les apports (entendez par là les quantités de poissons et crustacés débarqués par les marins-pêcheurs) ont légèrement baissé en 2017. Ainsi, ce sont 39 189 tonnes qui ont été mises sous criée au cours de l’année écoulée. Une légère diminution de 5,4 % en regard de 2016.

En plus des volumes, les criées en question ont également légèrement moins bien valorisé la marchandise qu’en 2016. Avec un chiffre d’affaires avoisinant les 138,5 millions d’euros en 2017, les ports de Cornouaille connaissent un recul de 4,4 % en ce qui concerne la valeur.

L’ensemble de ces criées est placé sous la gestion de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Bretagne Ouest.

Progression hors criée

Par ailleurs, il faut souligner la progression des volumes de pêche qui sont débarqués sans passer par la criée. Une augmentation de 14,5 % entre 2016 et 2017 qui traduit la volonté grandissante des marins de commercialiser eux-mêmes leur pêche. La vente directe a ainsi de plus en plus de succès auprès des petites unités notamment.

En cumulant les volumes sous et hors criée, ce sont 52 700 tonnes de produits qui ont été débarquées dans les ports cornouaillais l’année dernière.

Côtiers et bolincheurs sur le même rythme

La pêche côtière, aussi appelée « petite pêche », n’a rien à envier à la grande ces temps-ci.

Les volumes débarqués par ces navires de taille et d’effectifs plus modestes, partant moins longtemps en mer, ont été sensiblement identiques en 2017 par rapport à 2016 et 2015. Le cours moyen des ventes a été évalué à 6,13 euros.

Du côté des bolincheurs, bateaux bien particuliers pêchant avec une senne coulissante, les tonnages se sont également maintenus. La bolinche a permis de capturer 11 700 tonnes de poissons en 2017. Une légère inflexion de 3 % vis-à-vis de l’année précédente qui a été contenue par une bonne campagne d’anchois.

Le large à la rame

C’est donc plutôt la pêche au large qui a connu une année 2017 compliquée. Une diminution de 10 % des apports avec « seulement » 18 628 tonnes à la débarque. Soit près de 2 000 tonnes de moins qu’en 2016.

Parmi les principales causes de ce repli, il faut noter que le nombre de navires armés pour la pêche au large est passé de 52 à 45 durant l’année dans les ports de Cornouaille. Ajouté à cela, les armements ont effectué plusieurs arrêts techniques et ont fait face à des quotas restreints sur certaines espèces.

Des vents contraires qui ne remettent toutefois pas en cause la filière sur un territoire où la pêche, métier historique, est aussi considérée comme activité d’avenir.

Crédit photo : Pixabay.com (CCO/Kurtandersson)
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