Lycées bretons. L’approvisionnement en circuit court n’est pas si simple

A LA UNE

Baromètre 2020 du prénom musulman : 21,7% des naissances en France, entre 5 et 12% en Bretagne

L’INSEE a publié comme chaque année les chiffres de l’État Civil relatifs aux prénoms attribués aux enfants nés en...

Nantes. La manifestation contre le pass sanitaire attaquée par l’extrême gauche [Témoignage exclusif]

À la fin de la manifestation contre le pass sanitaire samedi 31 juillet à Nantes, un groupe d'individus affiliés...

L’abstention selon Richard, Bernard, Arnaud et les autres…

De consultation électorale en consultation électorale, l’abstention progresse. C’est particulièrement vrai pour les élections régionales : de 20% en 1986,...

Bretagne. Retour sur les manifestations du 31 juillet contre le pass sanitaire

Plusieurs dizaines de milliers de personnes ont manifesté dans de nombreuses villes bretonnes contre le pass sanitaire, le samedi...

Morbihan : 7 fusillades en une semaine

Il semble que la mode des fusillades, qui semble s'être quelque peu calmée à Nantes - en moyenne "seulement"...

Sur le papier, les intentions sont louables. À l’heure du « consommer local », le conseil régional de Bretagne administrative entend faciliter l’approvisionnement en circuit court des cantines des lycées. Mais les choses ne sont pas si simples.

Le projet Breizh Alim

L’intérêt des circuits courts dans la restauration collective ne souffre plus d’aucune contestation aujourd’hui. Réduction de la pollution liée au transport des denrées, synergie avec les acteurs économiques locaux, traçabilité via la réduction des intermédiaires… les arguments ne manquent pas. Mais la mise en pratique est confrontée à des réalités contraignantes. Qu’il va bien falloir prendre en compte malgré tout.

C’est donc dans cette optique que la Région Bretagne a mis en place le projet Breizh Alim à la fin de l’année 2016. Son but ? Accompagner la mise en œuvre de ces circuits courts dans les cantines des 115 lycées du territoire administratif (B4). Breizh Alim entend notamment faciliter la consommation de poisson local et de produits de la mer chez les lycéens. Mais également de porc, de lait ou encore d’œufs.

Une réalité plus compliquée

Cependant, une fois les bonnes intentions dévoilées, la réalité est plus compliquée qu’elle n’y parait. En premier lieu, il y a des contraintes juridiques. Les marchés publics sont effectivement régis par des règles bien particulières. Il est ainsi impossible d’afficher une préférence régionale ou nationale. Selon la loi, le localisme est tout bonnement interdit. Les appels d’offres sur ce type de marché doivent parfois se faire à l’échelle européenne.

Toutefois, une parade existerait. Elle consisterait alors à poser des critères bien précis dans l’appel d’offre. Des critères que seuls des fournisseurs locaux seraient à même de remplir convenablement.

Produits de la mer incertains

À la législation s’ajoute un autre problème potentiel en ce qui concerne les produits de la mer. L’approvisionnement des cantines avec ces derniers est en effet dépendant des conditions météorologiques ainsi que des volumes pêchés. D’autant plus que les quantités commandées sont particulièrement conséquentes. Sans oublier les contraintes du respect des portions et de l’absence d’arête propres à ce type de restauration.

circuit court

Contacté, un mareyeur du Finistère nous confie : « Ce marché est à première vue intéressant. Mais peut vite virer au casse-tête car là, on parle de volumes très importants. Après, ça semble quand même délirant d’aller acheter du poisson congelé à l’autre bout de l’Europe quand on se trouve en Bretagne. Il faudrait remettre un peu de bon sens dans tout cela ».

Voilà donc de quoi sérieusement freiner l’arrivée de poisson breton dans les restaurants scolaires. La mise en place d’outils de surgélation par le Conseil régional pourrait être un début de réponse aux risques de ruptures de flux.

Quoi qu’il en soit, l’accès à une alimentation saine et locale pour les lycéens bretons va encore connaître de nombreuses embûches sur son chemin. Le localisme est malheureusement à ce prix.

Crédit photo : Flickr (CC/Jeanne Menjoulet)
[cc] Breizh-info.com, 2018, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine

.
- Je soutiens BREIZH-INFO -

En Bretagne, des cafés et bistrots entrent en résistance contre le pass sanitaire et la tyrannie

Il y a des en France et en Bretagne des millions de personnes qui ne se rendront pas face...

Gétigné (44). Un migrant interpellé après qu’un homme ait été poignardé dans le dos

Un migrant a été interpellé après qu'un homme ait été poignardé dans le dos à Gétigné, en Loire-Atlantique. Au...

Articles liés

En Bretagne, des cafés et bistrots entrent en résistance contre le pass sanitaire et la tyrannie

Il y a des en France et en Bretagne des millions de personnes qui ne se rendront pas face à la tyrannie imposée par...

Jean-Frédéric Poisson dépose un référé-liberté contre le décret sur le passe sanitaire imposé par le gouvernement

Jean-Frédéric Poisson, Président de VIA | la voie du peuple, a déposé un référé-liberté mercredi 21 juillet à l’encontre du décret gouvernemental n° 2021-955...

Aux origines de la Bretagne, une invasion migratoire ?

L'originalité de la Bretagne vient de son peuplement par l'immigration massive de Celtes de Grande-Bretagne, à l'époque où les invasions barbares emportaient l'Empire romain. Dans...

Montessori : des écoles inaccessibles aux plus modestes ?

Alors qu'une nouvelle école Montessori (trilingue : français, anglais, espagnol) devrait ouvrir à Bréal/Montfort au sud-ouest de Rennes, il convient de revenir sur cette...