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Un nouveau contrôle a viré à l’aigre, jeudi 1er mars vers 14 heures. Alors que les contrôleurs, nettement plus visibles depuis quelques semaines en journée sur les lignes de Chronobus, contrôlaient les passagers du C5, à l’arret Pompidou à l’est de l’Ile de Nantes, deux passagers âgés de 18 ans à peine, ont essayé de se soustraire au contrôle.

Ils ont tous deux bousculé un contrôleur de la SEMITAN qui leur barrait le passage, tandis que l’un d’eux le frappait au nez. Maîtrisés par les controleurs présents, ils ont été remis aux policiers qui ont pu constater qu’ils n’avaient ni billets, ni papiers d’identité sur eux. Cependant malgré leur violence, la justice a préféré remettre à plus tard le procès après leur garde à vue : bien qu’ils aient reconnu avoir été violents, ils sont convoqués en correctionnelle le 31 août prochain.

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Souillarderie : encore un établissement de restauration rapide qui pose problème

Le compte-rendu de la réunion des délégués du personnel de février, fait par la CGT, nous apprend qu’un nouvel « établissement de restauration rapide » pose problème sur le réseau, après le kebab de la place Jean Macé à Chantenay, sacré « point noir du réseau » en novembre dernier – et auquel il est à nouveau fait référence, rien n’ayant en effet changé.

Il se trouve en effet que « depuis l’ouverture » dudit établissement « au terminus de la ligne C7 à Souillarderie, on constate le stationnement de véhicules particuliers » là où doivent passer les Chronobus, et « la clientèle s’autorise des stationnements gênants qui occasionnent des difficultés d’arrivée ou de départ sur les arrêts ». La direction de la TAN renvoie à la police municipale, qui est contactée « pour qu’ils verbalisent ». Jusqu’à la prochaine réunion.

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Agressions à la SEMITAN : la direction soutient-elle efficacement ses agents ?

Du côté de la CFDT, on relève à l’appui d’une demande de formation sécurité que « face aux multiples agressions verbales et/ou physiques, les agents de la Sémitan ne souhaitent pas avoir malgré eux des réactions inappropriées, lors de situations conflictuelles, pouvant leur être reprochées disciplinairement par la direction ». Ce qui semble montrer que face aux nombreuses agressions – huit agents sur dix ont été agressés depuis leur embauche, comme l’a montré une enquête interne du même syndicat, la direction soutient ses agents comme la corde soutient le pendu.

En réponse au syndicat qui demande de former les agents aux diverses situations conflictuelles, la direction refuse, en affirmant que « le niveau de formation est déjà très élevé (12 jours par agents en moyenne toutes formations confondues ». Mettre des étudiants aux commandes des trams n’y changera rien : plutôt que de profiter de la précarité des jeunes, la direction de la TAN serait peut-être plus inspirée d’améliorer les conditions de travail de ses agents et de voyage de ses passagers. Le passage de quatre à six équipes mobiles de prévention en jours bleus (jours de semaines hors vacances scolaires) couplées avec la médiation comme l’évoque le C.H.S.C.T de janvier 2018 sera peut-être un peu juste…

4 millions d’euros pour renouveler d’ici 2020 la vidéo-protection dans les bus et les trams

D’autant que le système de vidéo-protection dans les bus et les tramways semble en bout de course. Crucial pour les passagers et les agents – car il enregistre ce qui se passe dans les véhicules et fournit des images qui permettent de retrouver voleurs et agresseurs, il est pourtant de moins en moins fiable, à 80% maintenant au lieu de 95% au minimum.

En effet, « le système n’est pas fiable, avec 3 générations de matériel, problèmes avec la numérisation des images des caméras, les piles internes aux enregistreurs qui ont une durée de vie beaucoup plus courte que celle annoncée, et les supports d’enregistrements qui ne fonctionnent qu’avec le matériel du constructeur, contrairement à ce qui est annoncé dans le contrat », relève pêle-mêle la CFDT. Quatre millions d’euros devraient être investis de 2018 à 2020 pour renouveler tous ces systèmes qui ne peuvent plus ni être modifiés, ni améliorés par le fabricant.

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