François Asselineau (UPR) appelle Emmanuel Macron à ne pas intervenir en Syrie

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Ils sont de plus en plus nombreux dans les partis politiques en France – de la France Insoumise au Front national – à appeler les dirigeants français à la responsabilité et à la non intervention contre le régime de Bachar el Assad et la Syrie. Une intervention qui se ferait à nouveau aux côtés des Américains et des Anglais, contre les Russes, et qui témoignerait de la soumission de la France aux anglo-saxons, comme ce fût déjà le cas lors des frappes – aux conséquences désastreuses encore aujourd’hui – sur la Libye.

Dans ce contexte, François Asselineau, président de l’UPR et ancien candidat à l’élection présidentielle, est lui aussi sorti de sa réserve pour en appeler à la responsabilité d’Emmanuel Macron – dont certains souligne par ailleurs l’incapacité à traiter intérieurement des conflits sociaux et sociétaux lourds (ZAD, service public, islamisme …).

« Pour la énième fois depuis le déclenchement du conflit syrien, ni Paris, ni Washington n’ont présenté la moindre preuve qui permettrait d’attribuer à Bachar Al-Assad la responsabilité de l’attaque au gaz qui aurait été perpétrée contre la population du quartier de la Ghouta près de Damas le 7 avril dernier.

En outre, aucune des deux capitales n’ont reçu l’autorisation du Conseil de sécurité de l’ONU pour procéder à une opération militaire contre le gouvernement syrien. Dès lors, toute opération de cette nature serait une violation du droit international et pourrait avoir des conséquences d’une gravité incalculable.

À la lumière des événements et des nombreuses « fake news » produites par le camp anglo-saxon depuis une quinzaine d’années, l’UPR appelle les médias, les responsables politiques et économiques, et tous les Français, à la plus grande méfiance devant les allégations des gouvernements américain et français. » explique l’UPR.

Les États-Unis n’ont jamais eu de preuve montrant l’utilisation de gaz toxique contre sa population – on en reviendrait presque aux fioles bidons de Colin Powell.

c’est tellement gros que ça pourrait passer une nouvelle fois …

C’est ce sur quoi insiste M. Asselineau :

« L’UPR rappelle aussi que c’est sur la base de la prétendue détention d’armes de destruction massive par le régime de Saddam Hussein que George W. Bush et Anthony Blair ont déclenché une guerre extrêmement meurtrière en Irak en 2003. Plus de 1,2 millions de civils irakiens, dont des centaines de milliers de femmes et d’enfants, ont été tués depuis lors, alors qu’il s’agissait d’une pure « fake news » – reconnue comme telle, quelques mois après, par le secrétaire d’État américain Colin Powell.

L’UPR rappelle encore que l’affaire Skripal s’est largement dégonflée depuis que le chef du laboratoire militaire britannique de Porton Down, en charge d’analyser le poison qui aurait été administré à l’ex-agent russe et à sa fille, a reconnu ignorer l’origine de la substance.

Ces révélations ont mis en lumière que c’est sans aucune preuve, et en violant les procédures de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC), que Londres a attribué à la Russie la responsabilité de cette prétendue tentative d’empoisonnement de l’ex-agent double. Une tentative d’empoisonnement bien mystérieuse puisqu’aux dernières nouvelles, les deux victimes – que nul journaliste ni observateur international n’a vu depuis le début de l’affaire – se porteraient aujourd’hui comme des charmes…

C’est d’ailleurs probablement en tirant les leçons du fiasco de l’affaire Skripal que la Première ministre britannique, Mme May, a décidé de ne pas emboîter le pas des États-Unis d’Amérique – du moins pour le moment – et de demander des preuves de la responsabilité de Bachar Al-Assad dans l’attaque du 7 avril.

Au lieu de jeter de l’huile sur le feu avec une folle irresponsabilité et d’obéir au moindre claquement de doigts de Washington, Macron doit mettre les efforts de la France au service de la paix mondiale, qui est aujourd’hui gravement menacée.

Le gouvernement français doit se tenir à l’écart de toute intervention militaire en Syrie, et soutenir la mise en place d’une enquête internationale dans le cadre de l’ONU, en y associant l’OIAC, pour faire la lumière sur les événements survenus le 7 avril dans la Ghouta.

L’UPR rappelle enfin que l’article 35 de la Constitution de la République pose que « la déclaration de guerre est autorisée par le Parlement ».

Sur un sujet aussi grave  qu’un éventuel conflit mondial avec la Russie, le sort du peuple français ne doit pas dépendre des sautes d’humeur et des messages Twitter de Docteurs Folamour vaniteux et déraisonnables. Les députés et les sénateurs doivent exercer le pouvoir que leur donne notre Constitution. »

Récemment, Mohanad Al Hadschali, membre du parlement syrien s’est exprimé à la télévision nationale, balayant les accusations d’utilisation d’armes chimiques :  « Selon moi, ces accusations sont fausses. Les milices rebelles essaient de gagner la sympathie des États-Unis, pour que ceux-ci mènent une offensive contre l’armée syrienne. Chaque soldat peut confirmer qu’il est interdit d’utiliser des armes chimiques. Cela mettrait en danger nos propes soldats qui se battent au sol. Voilà pourquoi une utilisation d’armes chimiques est hors de question pour nous.»

A noter que pendant qu’Emmanuel Macron envisageait, éventuellement, de frapper la Syrie, il recevait de l’autre côté le prince héritier d’Arabie Saoudite, visé par une plainte pour complicité de torture et dont la famille mène actuellement une guerre particulièrement sanglante au Yémen, dans le silence (et avec les armes) occidentales.

Après Nicolas Sarkozy, un autre président serait-il aussi « sous influence » ?

Crédit photos : wikipedia commons (cc)
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