La chiropraxie fait son entrée à l’hôpital

chiropraxie-aux-usa-600x321

En novembre 2017, l’IFEC ( Institut franco européen de chiropraxie) et le CHU de Toulouse ont signé une convention afin de permettre aux patients, sportifs ou non, de bénéficier d’une évaluation et d’une prise en charge chiropratique si nécessaire. Il s’agit d’une première nationale.

Chaque semaine, deux internes du Centre Clinique de l’IFEC Toulouse, encadrés par un enseignant-clinicien, évaluent des patients du service dans le cadre d’une consultation pluridisciplinaire. Avec ce projet, l’IFEC fait un grand pas vers la mise en place d’une approche pluridisciplinaire au service des patients, avec des médecins, des étudiants des différentes disciplines médicales ainsi que tous les professionnels de santé du CHU.

Médecine manuelle de référence pour les soins du dos et des articulations, la chiropraxie a pour objet la détection, le traitement et la prévention des dysfonctionnements du squelette et de ses conséquences, notamment au niveau de la colonne vertébrale et des membres. Au-delà des manipulations vertébrales, les soins chiropratiques englobent des techniques incluant des mobilisations des articulations, des conseils posturaux et d’hygiène de vie et des exercices thérapeutiques.

La chiropraxie est préconisée dans le traitement et la prévention de nombreux troubles fonctionnels ou pathologiques de l’appareil locomoteur qui se traduisent notamment par des contractures, des douleurs ou une limitation du mouvement, comme les affections les plus répandues du rachis (cervicalgies, sciatiques, lumbagos, tendinites, syndrome du canal carpien…). Le traitement chiropratique peut contribuer à corriger ces dysfonctionnements mécaniques. Les dysfonctionnements de l’appareil locomoteur peuvent avoir des conséquences très diverses, comme les maux de tête et certains troubles viscéraux. Le traitement chiropratique peut donc soulager ces désordres associés. La chiropraxie est dispensée en France par 1000 chiropracteurs. Les chiropracteurs sont les seuls thérapeutes nonmédecins habilités à pratiquer des manipulations vertébrales en première intention, c’est-à-dire sans avis médical préalable.

Selon une récente étude récente menée par l’IFOP pour l’Association française de chiropraxie, 7 Français sur 10 se plaignent de maux de dos et douleurs articulaires, avec des douleurs qui ont un impact négatif notable sur le quotidien, notamment chez les actifs. La plupart des personnes interrogées lors de cette étude qui connaissent la chiropraxie estiment qu’elle a un réel impact positif : 94% de ceux qui ont eu recours à la chiropraxie sont d’accord avec le fait que cette prise en charge a un impact bénéfique sur la mobilité au quotidien. La chiropraxie peut constituer une alternative thérapeutique naturelle aux traitements conventionnels.

Chiropracteurs : une formation universitaire exigeante

Paru le 13 février 2018, le décret relatif à la formation en chiropraxie conforte le très haut niveau d’exigence porté par l’Association française de chiropraxie et l’Institut franco-européen de chiropraxie auprès des autorités administratives et sanitaires françaises. Il fixe notamment la durée d’enseignement à cinq ans, soit 4960 heures réparties en neuf domaines. Cette formation, de niveau Master, comprend 300 ECTS.

Dans le cadre de leur cursus, les étudiants chiropracteurs valident 300 consultations et réalisent des stages hospitaliers dans des établissements privés ou publics. Ces stages peuvent être réalisés dans différents services (orthopédie, neurologie, rhumatologie, imagerie) et ont vocation à favoriser les échanges pluridisciplinaires.

Photo : DR
[cc] Breizh-info.com, 2018, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine