Un druide a été attaqué et poignardé par ses voisins qui en avaient assez de ses rituels païens bruyants, comme le rapporte The Telegraph, évoquant une affaire se passant du côté de Bournemouth, en Angleterre (plus précisément à Alderholt, dans le Dorset) et jugée la semaine dernière.

En novembre dernier, Mark et Anne Denyer ont attaqué John Bennett alors qu’il tenait une cérémonie dans son jardin, avec chants et battements de tambours, comme à chaque pleine lune. Après les insultes, M. Denyer et sa femme ont sauté par dessus la clôture de celui dont le nom païen est Bearheart (coeur d’ours) et l’ont attaqué, armé d’un parapluie pour la femme, d’un couteau pour son mari.

Le gros ventre de la victime lui a sauvé la mise puisque la lame n’a pas pénétré son abdomen et que les blessures ont été finalement superficielles.

Le tribunal de Bournemouth, qui jugeait l’affaire la semaine dernière, a par ailleurs déclaré que le couple n’avait jusqu’ici jamais eu maille à partir avec la justice.

Denyer, chauffeur routier, et son épouse, ont nié les accusations de blessures intentionnelles, mais ont été reconnus coupables à l’issue d’un procès devant le tribunal de Bournemouth. Ils ont été condamnés à des peines de prison avec sursis par un juge qui a reconnu qu’ils étaient frustrés par les « bruits intolérables venant encore une fois du jardin de leur voisin »

Durant le procès, d’autres voisins ont évoqué les bruits et les odeurs « étranges » qui émanent parfois du jardin du « druide ». Sa plaque d’immatriculation est également dénoncée (il a un 666 apposé dessus, ce qui fait dire à certains de ses voisins qu’il est un sorcier). M. Bennett partage son mode de vie avec sa compagne. Tous les deux, qui sont membres du Clan des Pheryllt, ont déclaré s’inspirer de rituels d’anciens druides qui pratiquaient l’alchimie dans les montagnes galloises.

Des cérémonies publiques et privées se déroulent dans leur propriété, durant la pleine lune, les solstices et les équinoxes, ce qui provoque la colère de certains voisins. Des plaintes auprès du gestionnaire de la résidence avait été déposées, mais jamais un tel dérapage comme le 4 novembre dernier ne s’était produit.

Pour l’avocat des accusés, c’est la fin de non retour donnée à chacune de ces plaintes qui a entrainé ce pétage de plombs des accusés.

Au final, M. Denyer est condamné à 10 mois de prison avec sursis avec une année de mise à l’épreuve et à 130 heures de travaux d’intérêt généraux et Mme Denyer est condamnée à une peine de six mois avec sursis et 100 heures de travail d’intérêt général.

Sale temps pour les druides !

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