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Difficile voire impossible d’éviter le passage par la case « boutique » lorsque l’on va visiter un musée, un château ou tout autre lieu culturel réputé et prisé par les familles. Entre les objets de collection, les cartes postales, les gadgets pour les enfants – mis à leur portée, bien sûr – et le bric à brac en tout genre, certains articles, notamment des livres, méritent toutefois que l’on y prête attention, tant par leur intérêt que par leur originalité…
La maison d’édition Glénat, spécialisée dans les bandes dessinées, a depuis quelques années lancé une collection en collaboration avec Les éditions du Patrimoine et destinée aux lieux historiques incontournables.
Les histoires présentées se déroulent dans le cadre que le voyageur vient de découvrir et allient habilement fiction et histoire.
Le château d’Angers et sa tenture de l’Apocalypse
« La bête de l’Apocalypse » est l’un de ces titres et se déroule au château d’Angers.
L’édifice possède une longue et riche histoire. Avant de prendre l’apparence qu’on lui connaît, l’endroit était déjà occupé par l’homme depuis longtemps. Une sépulture datant du néolithique a été retrouvée sur cette butte dominant la Maine et ce qui est aujourd’hui la ville d’Angers.
Les Gaulois puis les Romains prirent tour à tour place en cet emplacement stratégique.
Un palais comtal et une chapelle sont érigés à partir du Xème siècle mais c’est au XIIIème siècle que la construction du célèbre château débute sous l’impulsion de Blanche de Castille et de son fils Saint Louis. L’objectif des immenses remparts et des nombreuses tours ? Dissuader les Bretons d’une éventuelle invasion de l’Anjou ! Autre temps, autres craintes, autres conflits !
Si la bande dessinée s’y déroule, l’action a surtout lieu dans la salle la plus connue, bâtie en 1954 pour accueillir le trésor du château, laissé à l’abandon pendant de longues années. La tapisserie de l’Apocalypse, commandée en 1375 par le Duc Louis 1er d’Anjou, illustre le texte biblique de l’Apocalypse selon Saint Jean sur près de 6 mètres de haut et 140 mètres de long. Adaptée à son époque, elle présente un message politique en plus du message spirituel, certains démons étant notamment ornés de casques anglais.
La BD : une enquête en terre angevine
Lors d’une calme nuit d’automne, les agents de contrôle du système de vidéosurveillance constatent la présence d’un mystérieux personnage dans la fameuse salle de la tenture, autre nom donné à la tapisserie. S’ils alertent immédiatement la police, le visiteur clandestin est déjà loin lorsque tout ce petit monde débarque. Pourtant, rien n’a disparu, rien n’a été volé, et, plus mystérieux encore, aucun accès connu ne semble avoir été emprunté…
L’enquête commence et oblige les inspecteurs à se plonger dans l’histoire du château, à tenter de trouver une réponse à ce problème actuel à la lueur du passé. Des rencontres inattendues entraînent des interrogations nouvelles…
L’enquête et donc l’histoire piétinent un peu mais nous tiennent tout de même en haleine pendant 48 pages. Un titre tel que « La bête de l’Apocalypse » laissait imaginer de sombres événements, et pourquoi pas une petite touche de surnaturel. Ce n’est pas réellement le cas mais le dénouement (la conclusion ?) n’est pas dénué de réflexion et de profondeur et devrait parler aux lecteurs catholiques.
Pas indispensable mais divertissante, cette BD comme les autres titres de la collection a en tous cas le mérite de mettre en lumière notre patrimoine, sans ringardise. Idéal pour s’initier à l’histoire avec légèreté, notamment pour les adolescents !
Egalement disponibles :
-Carnac
-Meurtre au Mont-Saint-Michel
-Panthéon, Le Tombeau des dieux endormis
-Les Amants de Carcassonne
-L’ Architecte du palais : Le Mystère de la Sainte-Chapelle
-Campus Stellae, sur les chemins de Compostelle (en 4 tomes)
-Le Complot de Ferney-Voltaire
-La Conjuration de Cluny
-Les Génies de l’Arc de Triomphe
Si vous avez lu un ou plusieurs titres de cette liste, n’hésitez pas à nous faire votre critique dans les commentaires, notamment sur la BD dédiée à Carnac !
Crédit photo : DR
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