Au Japon, un Nigérian de 45 ans est accusé d’avoir détruit des centaines de pierres tombales et des statues religieuses.

300 pierres tombales

C’est un fait divers peu commun au Japon. Tandis que le pays est souvent montré en exemple pour le calme sécuritaire qui y règne, une affaire de destructions de pierres tombales et de statues religieuses agite la ville d’Ehime.

Le 15 juillet dernier, c’est tout d’abord une statue bouddhiste qui a été mise à terre dans un temple de la ville de Saijo, dans la région d’Ehime. La statue en question est d’une valeur estimée à 80 000 yens. Par la suite, le 21 juillet, ce sont environ 300 sépultures qui ont été cassées et dégradées dans le cimetière Tottori situé à Hannan, dans la préfecture d’Osaka. Des pierres tombales mesurant jusqu’à 1,7 mètre de hauteur.

De plus, six statues représentant le bouddha Jizô ont connu un sort similaire. Pour les bouddhistes, Jizô symbolise la protection des enfants et des voyageurs. Ce même 21 juillet, d’autres dégradations de pierres tombales ont été relevées dans le cimetière de Jinen.

Un Nigérian accusé

Suite à ces événements, une enquête a été ouverte par la police préfectorale d’Ehime. Lors de ces investigations, un ressortissant nigérian de 45 ans a été interpellé.

Pour l’heure, la police n’a pas communiqué sur une éventuelle reconnaissance des faits par l’homme d’origine africaine. Notons que l’enquête porte également sur un fait similaire : la destruction de statues religieuses dans un temple de la ville de Matsushima, toujours dans la région d’Ehime.

Si ce genre d’actes n’est pas rare dans l’Hexagone, le Japon était en revanche particulièrement préservé jusqu’alors par ce type de délinquance. Avec l’exemple des sociétés multiculturelles européennes frappées par l’insécurité en guise de précédent, les Japonais ont pourtant sous les yeux le modèle à ne pas suivre !

Crédit photos : Wikimedia Commons (CC/Vanvelthem Cédric)
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