Combats de « mouringué » : un nouveau symptôme de la tiers-mondisation de la France [Vidéo]

Publicité

À Besançon, la gestion administrative des combats de type « mouringué » a récemment mis en lumière les contradictions des autorités face à certaines pratiques importées. Le préfet du Doubs, Rémi Bastille, a signé le 5 mars dernier un arrêté interdisant ces rassemblements. Mais le texte prévoit une exception notable : l’interdiction ne s’applique pas sous le chapiteau du cirque Pagnozoo installé dans la ville. Autrement dit, ce qui est prohibé dans l’espace public peut être toléré dans un cadre aménagé.

Le phénomène n’est pas nouveau. Le quotidien régional L’Est Républicain décrit le mouringué comme « un rite culturel pratiqué la nuit pendant la période du Ramadan par la communauté mahoraise et comorienne en métropole ». Concrètement, ces rassemblements donnent lieu à des combats à mains nues au centre d’un cercle formé par les spectateurs, souvent au son des percussions. L’arrêté préfectoral vise précisément « les rassemblements de personnes au cours duquel se produiraient des combats de type Mouringué… hors chapiteau du cirque Pagnozoo ».

Une interdiction à géométrie variable

C’est cette exception qui a suscité les critiques les plus vives. Dans une tribune publiée dans Le Figaro le 12 mars, Médéric Chapitaux, ancien directeur technique national de la Fédération française des sports de contact, estime que cette décision revient à organiser un « fight-club d’État ». Selon lui, la situation est d’autant plus problématique que la France dispose déjà d’un cadre juridique très strict pour les sports de combat, avec des règles précises concernant la sécurité des pratiquants, les protections obligatoires, l’encadrement médical et la responsabilité des organisateurs.

La controverse ne porte donc pas uniquement sur l’existence de ces rassemblements, mais aussi sur la réponse administrative qui leur est apportée. L’arrêté interdit les combats dans la rue tout en permettant leur tenue dans un espace spécifique, ce qui alimente le sentiment d’une interdiction partielle et difficilement lisible.

Un phénomène observé dans plusieurs villes

Les rassemblements liés au mouringué ne se limitent pas à Besançon. Plusieurs épisodes ont été signalés ces dernières années dans différentes villes françaises. À Rennes, par exemple, plusieurs centaines de personnes se seraient réunies pour assister à ces combats traditionnels pratiqués pendant le Ramadan. Des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux montrent des affrontements à mains nues organisés dans des cercles improvisés formés par les spectateurs.

Des scènes comparables ont également été observées à Brest. En 2024, environ 70 personnes se sont rassemblées une première nuit autour de combats accompagnés de tam-tams, avant qu’un second rassemblement n’attire près de 200 participants le lendemain. La police avait dispersé une partie de la foule à coups de gaz lacrymogènes, avant de renoncer à intervenir face à la tension sur place. Ces épisodes illustrent les difficultés rencontrées par les autorités pour contenir ces rassemblements, qui se multiplient dans plusieurs villes françaises, et qui nourrissent les interrogations sur les effets du multiculturalisme.

Crédit photo : capture YouTube (photo d’illustration)
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle. Breizh-info.com, 2026, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention obligatoire et de lien do follow vers la source d’origine.

Publicité
Cet article vous a plu, intrigué, ou révolté ?

PARTAGEZ L'ARTICLE POUR SOUTENIR BREIZH INFO

4 réponses à “Combats de « mouringué » : un nouveau symptôme de la tiers-mondisation de la France [Vidéo]”

  1. yeti59 dit :

    Nos gouvernants ont décidé que Mayotte était un département français…
    donc il n’y a pas matière à débat sur des cultures « importées » !

  2. Moretti dit :

    Et nos politiques qui nous annonçaient la fameuse assimilation alors que c’est l’ Afrique entière avec ses coutumes ancestrales et parfois dangereuses qui s’est installée en France. Ces messieurs dames des beaux quartiers parisiens prônent le mélange culturel alors qu’il s’agit d’un problème civilisationnel…La déconnexion des réalités voulue ou pas est effrayante pour notre devenir à cause de la loi du nombre.

  3. Nédélec dit :

    Des animaux

  4. Annie dit :

    A force d’accueillir le tiers monde, on devient le tiers monde…

ARTICLES EN LIEN OU SIMILAIRES

Environnement, Insolite, Politique, Sociétal

Besançon. Fleurs volées, pots déplacés : quand le fleurissement devient réactionnaire

Découvrir l'article

ST-BRIEUC

Saint-Brieuc : le gérant de l’épicerie afghane fermée pour narcotrafic condamné à 18 mois avec sursis et cinq ans d’interdiction de territoire

Découvrir l'article

NANTES

À Nantes, les policiers d’Alliance appellent à la mobilisation pour dénoncer le manque de moyens

Découvrir l'article

Guérande, Politique

La Turballe (44). Le maire retourne le portrait d’Emmanuel Macron pour alerter sur la crise du pays

Découvrir l'article

Sociétal

Pirate informatique et données de tireurs : la Fédération Française de Tir victime d’une cyberattaque, les préfectures appellent à la vigilance

Découvrir l'article

NANTES

Squats à répétition à Nantes, une dame en grève de la faim : Foulques Chombart accuse la mairie de laisser pourrir la situation

Découvrir l'article

A La Une, Sociétal

Squats : en Bretagne comme en France, des propriétaires livrés à eux-mêmes et abandonnés par les autorités choisissent la manière forte

Découvrir l'article

Ensauvagement, Insolite, Local, Société, ST-BRIEUC

Elle 68 ans, lui 28 ans, ensemble depuis trois semaines : le Mahorais devant le tribunal pour violences conjugales

Découvrir l'article

BREST

« Vivre ensemble » à Brest. Coup de couteau lors d’une soirée organisée pour Mayotte et rixes entre bandes rivales à Luna Park

Découvrir l'article

AURAY, Immigration, Local, LORIENT, Social, Société, VANNES

Morbihan : la préfecture reconnaît que l’hébergement d’urgence est sur-saturé par les migrants !

Découvrir l'article

Nous utilisons des cookies pour vous garantir la meilleure expérience sur Breizh Info. Si vous continuez à utiliser le site, nous supposerons que vous êtes d'accord.