400 grammes de cocaïne dans le vagin depuis la Guyane jusqu’à Brest ! C’est ce qu’aurait dû vivre une Guyanaise de 19 ans convertie en mule le temps d’un trajet. Mais son périple s’est arrêté en gare de Rennes puisqu’elle a été interpellée dans le TGV reliant Paris à Brest.

Les excuses peu convaincantes de la mule

La délinquante a tenté de se disculper à plusieurs reprises. D’abord auprès des agents des douanes l’ayant interpellée jeudi dernier en expliquant être venu en Bretagne pour rendre une visite innocente à sa tante. Expérimentés et habitués à ces Guyanais transportant de la drogue de leur pays jusqu’en Bretagne, les agents ne s’en sont pas laissés compter et un scanner a été réalisé, dévoilant la présence de 400 grammes de cocaïne placée dans le vagin de la Guyanaise, conditionnés en plusieurs petits ovules.

Finalement, la jeune femme avait bien fait ce voyage dans le but de transporter la drogue jusqu’à Brest, où elle devait remettre la substance illégale à un homme.

Autres excuses, un prétendu chantage meurtrier l’ayant forcé à faire ce voyage. Selon Ouest-France, la délinquante extra-européenne a expliqué que c’était un ami d’enfance qui lui avait proposé de faire la mule. « Il a insisté, j’ai refusé, a-t-elle soutenu. Puis il a menacé de tuer mes parents si je refusais. Alors j’ai fini par accepter. Je devais toucher 4 000 € pour ce voyage. »

Un an de prison ferme pour la mule

Une défense hasardeuse qui n’a semble-t-il pas convaincu le juge, au contraire peut-être du procureur de la République qui avait demandé une peine plus douce que celle infligée à la délinquante. Dans le détail, le représentant de l’Etat français avait demandé 18 mois de prison dont 8 mois ferme. Finalement, le juge a condamné la délinquante extra-européenne à 12 mois de prison.

La mule, un phénomène récurent en Bretagne

Une sévérité apparente de la justice qui peut s’expliquer par la fait que le phénomène des mules à cocaïne est une vraie problématique dans la région bretonne. Nombreux sont les extra-européens à venir depuis la Guyane et le Surinam jusqu’à Rennes et Brest pour transporter leur marchandise.

En octobre dernier par exemple, une mule avait déjà été arrêtée à Rennes. En juin 2017, un Guyanais avait été interpellé et l’on avait découvert 1 kilo de cocaïne dans son estomac.
En février 2017, quatre mules avaient également été arrêtées à leur arrivée depuis Paris avec plus de 2 kilos en tout dans leur estomac (150 000 € à la revente).

Malgré les arrestations, les trafiquants continuent donc d’envoyer des extra-européens jusqu’à Brest pour acheminer leur drogue. De véritables têtes de mule.

Crédit photo : Domaine public, via PixaBay
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